(Pas le) Centre Ernesto Che Guevara

La vérite sur Cuba que le centre n'ose pas mettre sur son site internet.

02 juillet 2009

Et maintenant, une police antigaspi

Et maintenant, une police antigaspi

Pour limiter les dépenses d'énergie, le régime a décidé de rationner la distribution d'électricité. Pour faire la chasse au gaspillage et à la fraude, il a mis sur pied une unité spéciale.
02.07.2009 | Fernando García | La Vanguardia

DE LA HAVANE
Le grand ennemi intérieur du moment n'est ni un opposant, ni un traître, ni un blogueur. Le type de rébellion qui dérange, ces jours-ci, à Cuba, c'est le voisin qui "vole" l'électricité d'une entreprise d'Etat ou trafique le compteur pour ne pas payer ce qu'il consomme. C'est le chef ou l'employé qui ne respecte pas les multiples restrictions récemment imposées à l'utilisation de l'air climatisé. C'est le type qui laisse la lumière allumée… : en d'autres termes, le dissident de la lumière, ce "gaspilleur indiscipliné" qui coûte si cher à ce pays déjà désargenté. C'est contre eux que se mobilise l'implacable "police électrique" créée par le gouvernement de Raúl Castro.

"Il existe des hommes bien intentionnés, silencieux, qui œuvrent dans l'ombre et ne se croient pas particulièrement importants – bien qu'ils le soient. Ce sont les membres des groupes de supervision énergétique (GSE, Grupos de Supervisión Energética), créés en 2007 à Sanctí Spiritus [province du centre de l'île], qui ont ensuite été étendus à l'ensemble de l'île." C'est en ces termes que la presse locale a présenté ces terribles inspecteurs. Ils sont débordés depuis que le gouvernement, il y a deux mois, a limité à certaines heures l'usage des climatiseurs, des fours et des réfrigérateurs dans les usines et les bureaux. Dans le même temps, il a décidé de mettre un frein à certaines dérives constatées chez les particuliers. Il fallait compenser le dépassement, détecté au premier trimestre, de 40 000 tonnes de combustible destiné à la pro­duction d'électricité. Depuis, 18 000 ­tonnes ont été économisées.

De tels résultats ont été rendus possibles grâce au travail efficace de ces "policiers de la lumière". A La Havane, les patrouilles ont multiplié leurs sorties. Au cours de leurs 250 inspections quotidiennes, ils détectent [en moyenne] des fraudes dans un foyer sur dix. La plus fréquente consiste à bricoler le compteur pour qu'il cesse d'enregistrer la consommation. L'autre truc en vogue procède de l'interprétation très large que certains Cubains font de la nationalisation de leur économie socialiste : si tout appartient à tout le monde – ce qui n'est pas tout à fait vrai –, pourquoi ne pas le prendre directement à l'Etat ? Voilà la philosophie sur laquelle s'appuient les artisans des tendederas [étendoirs], ces kilomètres de câbles qui détournent le courant électrique d'une institution publique pour approvisionner un groupe de foyers. Selon l'entreprise d'électricité, il existerait, rien que dans la province de Granma [sud-est de l'île], 198 réseaux informels qui détournent l'énergie d'un nombre équivalent d'entreprises pour alimenter 4 463 ménages.

Les sanctions encourues pour ces infractions vont de la coupure d'électricité de quelques jours à des amendes et remboursements rétroactifs de ce qui a été consommé, en passant par une gamme très large de mesures administratives et de travail… Sans compter la honte de voir son nom apparaître dans les journaux.

CUBA • Et maintenant, une police antigaspi | Courrier international
http://www.courrierinternational.com/article/2009/07/02/et-maintenant-une-police-antigaspi

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Le racisme fait débat pour certains à Cuba

Cuba
Le racisme fait débat pour certains à Cuba
02/07/09 09:01

LA HAVANE - Aux prises avec une crise économique risquant d'accentuer les fractures sociales, Cuba pourrait faire face à une montée du racisme, 50 ans après la Révolution qui avait permis d'endiguer en partie ce fléau, craignent des experts cubains qui réclament un débat public.

Que ce soit dans les hautes sphères du gouvernement, du Parti communiste ou dans le commerce, la société cubaine reste dominée par la population blanche, même si les mulâtres et les Noirs seraient majoritaires, selon des experts cubains mettant en doute les résultats du recensement de 2002 donnant les Blancs majoritaires à 65%.

Les emplois les mieux rémunérés dans l'industrie du tourisme sont tenus par des Blancs et les fonds envoyés par des émigrants - majoritairement blancs - à leurs proches restés sur l'île accentuent la fracture sociale et économique entre Blancs et Noirs, ces derniers étant en général plus touchés par la pauvreté, selon ces experts.

"Il faut débattre publiquement du sujet, alerter, dire aux racistes conscients et inconscients que nous avons la capacité de les rééduquer ou de les faire taire", plaide l'universitaire Esteban Morales.

Auteur de livres sur le racisme, M. Morales regrette l'"environnement de répression morale et politique" qui s'était créé à l'aube de la Révolution autour de ce sujet qui reste, selon lui, toujours difficile à aborder.

Angola Press - Internacional - Le racisme fait débat pour certains à Cuba
http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/racisme-fait-debat-pour-certains-Cuba,c628051c-9d2e-4f9e-9ebd-2e92002c6246.html

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29 juin 2009

La tension monte au sein du Conseil des droits de l'homme

La tension monte au sein du Conseil des droits de l'homme
ONU | La dernière session a mis en évidence les limites du système. La grogne monte parmi les défenseurs des droits de l'homme.

ALAIN JOURDAN | 29.06.2009 | 00:00

Le Conseil des droits de l'homme entre dans une période de turbulences. La session qui vient de s'achever n'est pas ce que l'on fait de mieux en matière de défense des droits de l'homme. L'écrire ainsi tient même de l'euphémisme.

Plusieurs ONG, parmi lesquels Amnesty International et Human Right Watch, ont adressé une lettre ouverte aux délégués pour dénoncer ce qu'elles estiment être une grave violation de la liberté d'expression. Depuis qu'ils sont sous la tutelle directe du Conseil, les rapporteurs spéciaux ont perdu leur indépendance. Surtout, ils se retrouvent exposés aux manœuvres et aux critiques des pays qu'ils épinglent.

Le renouvellement du mandat du rapporteur spécial sur le Soudan a donné lieu à une foire d'empoigne. L'Union européenne a dû se battre pour que le Conseil entérine d'une très courte majorité le prolongement de son mandat.

L'examen périodique universel se montre aussi décevant. Les pays les plus en délicatesse avec les principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ont pris l'habitude de se serrer les coudes. Ce qui donne lieu à des mises en scène grossières. Des ONG progouvernementales jouent des coudes les jours «d'examen de passage» pour encenser leur gouvernement et couvrir la voix d'ONG moins complaisantes. Les pays amis en rajoutent en faisant l'éloge du système passé au scanner des droits de l'homme. Il en sort une radiographie floue. Ou bien l'appareil ne marche pas, ou bien il est mal réglé. Les plus optimistes se raccrochent à l'espoir de pouvoir modifier les réglages à l'occasion du processus de révision agendé pour 2011.

«Développer le potentiel du Conseil»

Le nouveau président du Conseil des droits de l'homme, l'ambassadeur belge Alex Van Meeuwen, ne baisse pas les bras. «La solution réside dans les efforts pour surmonter la politique des blocs et développer le dialogue entre les groupes régionaux», explique-t-il. Mais en a-t-il les moyens? 

«Mon souci pour l'année qui vient est de développer le potentiel du Conseil, de faire en sorte qu'il puisse véritablement exercer sa mission avec l'ensemble de ses moyens et de ses ressources», poursuit le successeur du Nigérian Martin Ihoeghian Uhomoibhi.

«Il ne faut pas surestimer ni sous-estimer les possibilités du Conseil», ajoute Alex Van Meeuwen. Interpellé sur la question iranienne qui ne fait pas pour l'instant l'objet d'une demande de session spéciale, l'ambassadeur belge renvoie aux déclarations faites par la haut commissaire Navi Pillay et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. «Personne ne doit être soumis à des détentions arbitraires et les droits à la liberté d'expression et aux manifestations pacifiques doivent être respectés», affirme-t-il.

La tension monte au sein du Conseil des droits de l’homme | Tribune de Genève (29 juin 2009)
http://www.tdg.ch/geneve/actu/tension-monte-sein-conseil-droits-homme-2009-06-28

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26 juin 2009

Une Française expulsée de La Havane pour ses contacts "contre-révolutionnaires"

25/06/2009 / CUBA
Une Française expulsée de La Havane pour ses contacts "contre-révolutionnaires"

    * Cuba
    * dictature
    * France

Marie_Berengere_220

Les étrangers sont les bienvenus à Cuba, tant qu'ils s'en tiennent aux plages et n'ont pas trop à faire avec la population locale. Une étudiante française l'a appris à ses dépens : les autorités cubaines l'ont arrêtée, interrogée puis rapatriée de force parce qu'elle avait passé un peu trop de temps avec des opposants.

Marie-Bérengère Ruet, une étudiante en master de recherche à l'Institut d'études politiques de Paris, a passé deux mois à Cuba au printemps dernier pour faire des recherches sur les groupes d'opposition cubains. Durant son séjour, elle s'est liée d'amitié avec plusieurs militants d'opposition, considérés comme de dangereux délinquants contre-révolutionnaires par les autorités cubaines.

"Concrètement, tout ce que j'ai fait, c'est parler à des militants d'opposition"
Marie-Bérengère Ruet est étudiante à Sciences-Po Paris.

Le 15 avril dernier au matin, huit hommes vêtus de l'uniforme vert du ministère cubain de l'Intérieur (Minit) m'ont arrêtée alors que je rentrais au domicile de ma famille d'accueil, rue Manrique, à La Havane. Ils m'attendaient depuis deux heures au coin de la rue. Ils m'ont emmenée dans les locaux du département de l'immigration, où ils m'ont interrogée durant plusieurs heures.

Les fonctionnaires de la Minit qui m'ont interrogée qualifiaient les opposants cubains de "terroristes capitalistes" payés par la CIA pour déstabiliser le régime. Rien à voir avec les militants souvent fauchés que j'avais fréquentés, comme ces huit journalistes-blogueurs qui se partageaient un ordinateur et un appareil photo. Pour se connecter à Internet, ils doivent accéder (souvent en cachette) aux ordinateurs publics des ambassades étrangères.

J'ai aussi été accusée de m'être rendue dans un camp de travail pour parler à des prisonniers. Je n'y ai jamais mis les pieds, même si je suis devenue amie avec un gars dont le frère était en camp de travail, et qu'on a parlé un moment de lui rendre visite. Leur info est peut-être venue de là.

Je ne sais pas ce que les interrogateurs ont fait à mon ordinateur après l'avoir confisqué, mais quand ils me l'ont rendu il ne marchait plus. J'ai dû le réinitialiser, et j'ai perdu la majorité de son contenu, y compris toutes mes photos de voyage. J'ai eu de la chance d'avoir sauvegardé la plupart des notes pour mon mémoire.

Le lendemain de l'interrogatoire, ils m'ont escortée à l'aéroport et expulsée. Avant de partir, je n'ai pas pu dire au-revoir à mes amis et à mes contacts cubains, de peur d'être surveillée. La licence [pour héberger des touristes] de ma famille d'accueil, sanctionnée d'une amende de 1 000 dollars, a été annulée.

Je m'attendais à moitié à ce que ce genre de choses arrive, peut-être que je n'ai pas assez fait attention. Ça m'a quand même choqué : concrètement, tout ce que j'ai fait, c'est parler à des militants d'opposition.

Je n'ai pas vraiment eu peur pour moi, mais je m'inquiète pour les gens que j'ai connus là-bas. Les fonctionnaires de la Minit ont même confisqué deux lettres d'amour qu'un Cubain m'avait écrites. J'essaie de garder le contact avec les gens là-bas, mais les lignes téléphoniques ne marchent souvent pas et ils ont rarement accès à Internet. Je ne sais pas ce qui arriverait si j'essayais de retourner à Cuba aujourd'hui, je préfère ne pas le faire pour l'instant."

Marie_opposant_520

Marie-Bérengère Ruet avec Roberto de Jesus Guerra Perez, journaliste indépendant cubain et militant des droits de l'Homme, à Guanbacoa. Photo prise par un autre appareil que le sien, c'est une des seules photos de voyage que Marie-Bérengère a pu conserver.

Une Française expulsée de La Havane pour ses contacts "contre-révolutionnaires" | The Observers (26 June 2009)
http://observers.france24.com/fr/content/20090625-francaise-etudiante-expulsion-cuba-contre-revolutionnaires-dictature

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Cuba possède le moins grand nombre d'utilisateurs de cellulaires et d'Internet en Amérique du Nord

vendredi 26 juin 2009 à 17H08
Cuba possède le moins grand nombre d'utilisateurs de cellulaires et d'Internet en Amérique du Nord

Malgré la levée de l'interdiction aux citoyens cubains d'utiliser un téléphone cellulaire et d'acheter un ordinateur, le nombre de ses utilisateurs reste le plus bas en Amérique du Nord. La permission a été en vigueur après la succession de Fidel Castro par son frère Raul en février 2008.

Selon les chiffres révélés par l'Office national de statistiques de Cuba, l'île comptait 1,4 million d'internautes en 2008, soit 12,9 personnes par tranche de 100 habitants (contre 11,7 en 2007). Malgré ce faible taux, la situation cubaine semble s'améliorer depuis un an, même si le gouvernement est reconnu pour restreindre l'accès Internet à ses concitoyens. Par comparaison, Haïti qui est le pays le plus pauvre de l'hémisphère en comptait 18,4 en 2006.

En regard aux utilisateurs de téléphones cellulaires en 2008, ils se chiffraient à 330 000 abonnés, soit une hausse de 132 000 depuis 2007 (avant la levée de l'interdiction). Comparativement, il y aurait au moins 950 000 lignes résidentielles à Cuba. La population de Cuba est évaluée à 11,2 millions d'individus.

Les autorités du pays communiste mettent leur retard technologique sur le dos des 47 ans d'embargo économique américain. Or, le retard cubain en matière de télécommunications et d'informatique pourrait aussi s'expliquer par le fait qu'un Cubain gagne en moyenne 20 dollars par mois et n'a pas les moyens de s'offrir ces outils modernes de recherche et de communications.

Le gouvernement cubain interdit toujours à ses citoyens de posséder à la maison, l'accès à Internet et une liaison satellite pour la télévision.
Cuba possède le moins grand nombre d'utilisateurs de cellulaires et d'Internet en Amérique du Nord - Actualités techno - Internet (26 Juin 2009)
http://techno.branchez-vous.com/actualite/2009/06/cuba_possede_le_moins_grand_no.html

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21 juin 2009

Le Conseil des droits de l'homme sur la corde raide

Le Conseil des droits de l'homme sur la corde raide
Carole Vann/InfoSud
vendredi19 juin 2009

Une 11e session sur le Sri Lanka qui vire à la farce, des manœuvres de Cuba et des experts onusiens remis en cause par des Etats

Le Conseil des droits de l'homme bat de l'aile. Ce qui était censé représenter un espace d'expression des libertés semble devenir une tribune pour des Etats violateurs. Cette 11e session, qui a débuté le 2 juin et se termine ce vendredi, a été marquée par une série de tentatives destinées à affaiblir les instruments de défense des libertés. Les organisations de défense des droits de l'homme s'en sont inquiétées. Et de nombreux diplomates aussi. Une lettre ouverte au Conseil a été signée le 11 juin par 35 organisations – dont Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW). «Nous assistons à une stratégie agressive à l'encontre du mandat du Conseil, à travers des attaques personnelles contre les rapporteurs spéciaux», déplore Julie de Rivero, responsable à Genève de HRW.

LeTemps.ch | Le Conseil des droits de l’homme sur la corde raide (19 Juin 2009)
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/69a5225a-5c47-11de-944f-be73886cf497/Le_Conseil_des_droits_de_lhomme_sur_la_corde_raide

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Des parlementaires suisses voient des signes de changement à Cuba

Des parlementaires suisses voient des signes de changement à Cuba

La Commission de politique extérieure du Conseil national, en voyage d'information à Cuba, a décelé des signes montrant que le régime communiste était en train d'évoluer sur les droits de l'homme. Le dialogue avec la Suisse sur cette question y est très apprécié.

En outre, dans le pays, l'espoir d'une amélioration durable des relations avec les Etats-Unis est manifeste, a déclaré le président de la commission (CPE-N) Geri Müller (PSE/AG).

Début juin, les Etats-Unis et Cuba se sont mis d'accord pour reprendre les discussions sur les questions d'immgration après six ans de suspension. En outre, les deux pays entendent collaborer à l'avenir dans la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue et développer des mesures d'entraide contre les cyclones.

Depuis son entrée en fonction en janvier, les président Barack Obama a clairement manifesté qu'il souhaitait un nouveau départ dans les relations avec Cuba. La Suisse représente les intérêts des Etats-Unis sur cette île des Caraïbes depuis 1961.

Les membres de la commission ont rencontré des parlementaires et des haut-fonctionnaires cubains, a précisé Geri Müller. Auparavant, ils s'étaient rendus à Haïti où ils ont été reçus par le premier ministre Michèle Pierre-Louis.

La situation dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest reste très difficile, indique M. Müller. Cela, même si la mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti parvient à protéger l'Etat de droit. Elle doit être poursuivie, estime M. Müller.
(ats / 21 juin 2009 08:03)

Des parlementaires suisses voient des signes de changement à Cuba (21 Juin 2009)
http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090621080340850172019048000_brf009.xml



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18 juin 2009

Cuba : une photographe dissidente détenue

Cuba : une photographe dissidente détenue
jeu, juin 18, 2009

droits de l'homme

Le Centro de información Hablemos Press (CIHPRESS, collectif de journalistes de La Havane) est tenu dans l'ignorance du lieu de détention de sa photographe María Nélida López Báez, arrêtée le 16 juin 2009 par la Sécurité de l'État. Reporters sans frontières demande la libération immédiate de cette journaliste, déjà interpellée trois fois au mois de mai dernier.

    "L'heure est à nouveau à la répression et à la censure contre les dissidents et les journalistes. On comprend mieux, dans ce contexte, pourquoi le régime traite par le mépris la réintégration de Cuba à l'Organisation des États américains (OEA), récemment obtenue grâce aux efforts des autres pays d'Amérique latine. Ce processus impliquerait le respect des libertés fondamentales, une perspective visiblement intolérable pour la dernière dictature du continent. La détention et la possible condamnation de María Nélida López Báez le démontrent. La communauté internationale doit se mobiliser pour la libération des prisonniers politiques cubains",

a déclaré Reporters sans frontières.

Parmi les dix-neuf condamnés lors du "Printemps noir" de mars 2003 figure un autre photographe, Omar Rodríguez Saludes, de Nueva Prensa, qui a écopé de la peine la plus lourde : vingt-sept ans de prison.

A sept heures du matin le 16 juin, selon le CIHPRESS, le fils de María Nélida López Báez a reçu la visite d'une femme qui lui a remis un portefeuille et quelques objets appartenant à sa mère. La visiteuse lui a confié que la photographe venait d'être arrêtée par la Sécurité de l'État alors qu'elle se rendait dans les locaux du CIHPRESS. Le lieu de détention n'a pas été précisé. La journaliste est sous le coup d'une procédure pour "dangerosité sociale prédélictueuse".

Cette disposition, très utilisée contre les dissidents, permet de condamner un individu même s'il n'a commis aucun délit, au nom de la "menace potentielle" qu'il représenterait pour la société. Trois journalistes ont été condamnés depuis 2006 pour ce motif à des peines allant de trois à quatre ans de prison : Oscar Sánchez Madán, correspondant du site Cubanet, Ramón Velázquez Toranso, de l'agence Libertad, et Raymundo Perdigón Brito, de l'agence Yayabo Press.

Le CIHPRESS a également fait savoir que son jeune correspondant à Guantanamo (Sud-Est), Enyor Díaz Allen, emprisonné depuis le 3 mai dernier, date de la Journée internationale de la liberté de la presse, avait été condamné à un an de prison pour "outrage".

Cuba compte actuellement 24 journalistes emprisonnés, dont le correspondant de Reporters sans frontières, Ricardo González Alfonso, fondateur de la revue De Cuba et lauréat du Prix 2008 de l'organisation, condamné en mars 2003 à vingt ans de prison.

Benoît Hervieu
Despacho Américas / Americas desk
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris - France

Cuba : une photographe dissidente détenue | de Cuba | Le site info sur Cuba (18 Juin 2009)
http://blog.cubantrip.com/2009/06/18/462/cuba-une-photographe-dissidente-detenue/

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17 juin 2009

Grippe porcine à Cuba: quatre nouveaux cas, 13 au total

Grippe porcine à Cuba: quatre nouveaux cas, 13 au total

LA HAVANE - Quatre nouveaux cas de grippe porcine ont été rapportés à Cuba, portant à 13 le nombre total de cas recensés sur l'île des Caraïbes, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Ces nouveaux cas concernent un étranger et trois Cubains ayant résidé dans des pays touchés par la maladie.

Deux des personnes infectées, une Cubaine de 73 ans et un enfant américain de quatre ans, sont arrivées à Cuba respectivement le 11 et le 6 juin en provenance des Etats-Unis, selon un communiqué du ministère de la Santé publié dans les médias cubains.

Les deux autres personnes contaminées, des Cubains, sont une femme de 45 ans arrivée à Cuba le 11 juin sur un vol en provenance de Toronto (Canada) et un homme de 26 ans arrivé sur l'île un jour plus tard en provenance d'Espagne, selon les mêmes sources.

Les neuf autres cas de grippe porcine, tous non mortels, rapportés sur cette île très touristique concernent également des étrangers, trois Mexicains et trois Canadiens, et trois Cubains qui arrivaient des Etats-Unis, pays le plus touché par le virus A (H1N1) avec le Mexique et le Canada.

L'Espagne est le premier pays européen où est apparu la grippe porcine et actuellement le second le plus touché d'Europe après la Grande-Bretagne.

Première pandémie déclarée du 21ème siècle, le virus A (H1N1) a contaminé quelque 36.000 personnes dans 76 pays et fait 163 morts, selon un bilan publié lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

(©AFP / 17 juin 2009 15h30)

Grippe porcine à Cuba: quatre nouveaux cas, 13 au total
http://www.romandie.com/infos/news2/090617133047.lp1ra1j7.asp

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16 juin 2009

Le gouvernement cubain veut rompre avec le dogme de l'égalité salariale

International
Le gouvernement cubain veut rompre avec le dogme de l'égalité salariale

Multipliant les signes d'ouverture, le président cubain Raul Castro tente d'introduire quelques réformes managériales, dont la fin de l'égalité salariale.

Il souffle sur Cuba, depuis quelques mois, un timide vent de libéralisme. Peu après sa nomination, le frère cadet (77 ans) de Fidel Castro, Raul, a multiplié les signes d'ouverture : possibilité pour les Cubains d'acheter un téléphone mobile ou d'entrer dans les hôtels pour étrangers. Des luxes hors de portée de l'immense majorité de la population. Mais Raul Castro a aussi fissuré un des piliers du droit du travail cubain : en juin 2008, le nouveau président a rompu avec le dogme de l'égalité salariale.
Le vice-ministre du travail et de la sécurité sociale, Carlos Mateu, a, ainsi, déclaré dans Granma, l'organe de presse du parti communiste cubain : « Il a longtemps existé une tendance au cours de laquelle tout le monde a reçu le même salaire, et cela n'est pas convenable… Il y a une tendance au paternalisme… S'il est mauvais de payer un travailleur moins qu'il ne mérite, c'est aussi mauvais de lui donner ce qu'il ne mérite pas. »

"Travailler plus pour gagner plus"

Le ministre a osé ajouter que ces nouvelles mesures correspondaient à des principes socialistes de distribution. Il y a trois ans, ces paroles auraient conduit Carlos Mateu dans une geôle. Raul Castro a opté pour un "travailler plus pour gagner plus" mâtiné de socialisme tropical.
Exemple dans cette manufacture de textile de Cienfuegos, à 250 km de La Havane, où les travailleuses étaient payées de la même façon, qu'elles atteignent ou pas l'objectif du comité de planification. Tout au plus, les meilleures travailleuses, la vanguardia, étaient-elles gratifiées de vacances gratuites dans des hôtels de stations balnéaires avec parfois, en prime, l'une des 26 médailles du travail du pays. Désormais, elles toucheront un bonus de 5 % si elles atteignent leurs objectifs, et des bonus dont le montant n'est pas limité si elles dépassent ces derniers. Les cadres obtiendront un montant fixe de 30 % en cas de dépassement.
Si ces réformes devaient entrer en vigueur à la fin 2008, elles tardent à se mettre en place dans un pays où 90 % des entreprises sont des sociétés d'Etat. « Il n'y a pas de différence. Je ne gagne toujours que 10 dollars par mois », regrette Yirina, ouvrière dans cette entreprise de textile de Cienfuegos. A Cuba, un médecin gagne 20 dollars par mois, l'un des salaires les plus élevés avec celui de policier.
Idolidia dirige l'équipe de 16 personnes d'un laboratoire médical de La Havane : « Nous allons appliquer progressivement ces mesures. C'est bien que nous puissions gagner plus », confie-t-elle, tout de même dubitative. Mais le plan d'austérité que vient d'imposer le gouvernement aux entreprises, les obligeant à réduire de 12 % leur consommation d'électricité, risque de contrarier les dépassements d'objectifs.

"Chasse" aux pourboires

En attendant, c'est dans le secteur du tourisme que l'égalité salariale, de fait, n'existe déjà plus. Mais c'est grâce aux pourboires. Dans un hôtel-club des plages de l'est de la Havane, Jorge, un barman, confie : « Je peux gagner 25 à 30 dollars de pourboires par jour, soit deux fois plus que mon salaire mensuel. Plus je travaille, plus je gagne. »
Ramon, ingénieur et jardinier en chef du même complexe hôtelier, avoue que la fin de l'égalité salariale ne signifiera, pour lui, que 50 cents de plus par mois. Alors, pour gagner plus, le soir, après son travail, l'ingénieur jardinier remplace un barman pour empocher ces pourboires si convoités.

Hector Lemieux, à La Havane

International - Le gouvernement cubain veut rompre avec le dogme de l’égalité salariale (16 Juin 2009)
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/12779/le-gouvernement-cubain-veut-rompre-avec-le-dogme-de-l-egalite-salariale.html

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Les Cubains ressemblent à "des esclaves du XVIIIe siècle"

Les Cubains ressemblent à "des esclaves du XVIIIe siècle"
16.06.09 - 08:19 La dissidente cubaine Hilda Molina a comparé lundi la vie des 11 millions de Cubains à celle "des esclaves du 18e siècle devant demander à leur maître la permission pour entrer et sortir du pays".

C'est lors d'une interview à la chaîne de télévision argentine Todo Noticias que Hilda Molina a faite cette déclaration.

"C'est comme si les 11 millions de Cubains étaient des esclaves du 18e siècle devant demander au maître la permission pour entrer et sortir du pays", a déclaré Hilda Molina à la chaîne TN, rappelant que "la population cubaine a beaucoup de parents à l'étranger".

Hilda Molina a retrouvé dimanche sa famille en Argentine, après s'être battue pendant quinze ans avec le régime communiste de Cuba pour obtenir l'autorisation de quitter l'île.

"Je ne pense pas qu'il y ait eu de changements à ce jour à Cuba", a dit Hilda Molina, ajoutant : "J'aimerais que les changements se produisent sans que mon peuple ne souffre".

Cette femme médecin âgée de 66 ans, qui bénéficie d'une autorisation de séjour de trois mois pouvant être prolongée jusqu'à 11 mois, a réaffirmé qu'elle "ne prévoyait pas de rester" en Argentine. "Mais il est clair que tant que ma mère aura besoin de moi je resterai à ses côtés", a-t-elle dit.

Célèbre mondialement pour ses travaux en neurochirurgie, elle a été officiellement destituée en 1994 de son poste de directrice du Centre de restauration neurologique (Ciren).

Ancienne militante du Parti communiste cubain, Hilda Molina affirme avoir en réalité démissionné en raison d'un conflit entre les pratiques médicales de l'établissement et sa foi catholique.

Des dissidents cubains ont appelé lundi l'Union Européenne à ouvrir comme promis un dialogue avec la société civile et l'opposition cubaine, estimant que les discussions avec le gouvernement de Raul Castro n'avaient donné lieu à une aucune avancée sur les droits de l'Homme.

(M.S. avec Belga)
Les Cubains ressemblent à "des esclaves du XVIIIe siècle" | RTBF INFO (16 Juin 2009)
http://www.rtbf.be/info/belganight-cubains-ressemblent-a-des-esclaves-du-18e-siecle-hilda-molina-117429

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15 juin 2009

Le fils de Fidel Castro piégé par un internaute qui se faisait passer pour une femme

Lundi 15 juin 2009 à 8H34
Le fils de Fidel Castro piégé par un internaute qui se faisait passer pour une femme

Un individu qui se faisait passer pour une femme a réussi à entretenir une relation de huit mois sur Internet avec le fils de Fidel Castro.
Publié par :Olivier Caron

Comme le rapportent plusieurs médias, Antonio Castro Soto del Valle, l'un des fils de l'ancien leader cubain, a en effet été piégé par un internaute de Floride, Luis Domínguez, ce qui révèle qu'il est possible de passer outre les services de sécurité cubains.

Utilisant une adresse de courriel canadienne, soit tonycsport@yahoo.ca, le fils du célèbre leader a donné lors de ces entretiens son numéro de téléphone et son adresse à La Havane, tout en mentionnant qu'il n'avait pas de gardes du corps et avertissant à l'avance son interlocuteur d'un voyage au Mexique. Toutes ces révélations contiennent des informations qui sont habituellement gardées secrètes en ce qui concerne la vie des membres de la famille de Fidel Castro.

Antonio Castro a aussi fourni à sa correspondante des photos de lui où il est facilement reconnaissable. Certaines discussions n'ont duré que quelques minutes, mais la plus longue s'est étendue sur cinq heures.

Cependant, le fils de Fidel Castro n'a jamais fait de révélations sur des secrets d'État lors de ces conversations. Il n'a d'ailleurs fait aucune mention de son célèbre père lors de la vingtaine de discussions en ligne avec sa «correspondante».

Le fils de Fidel Castro piégé par un internaute qui se faisait passer pour une femme - Matin - Monde (15 June 2009)
http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2009/06/le_fils_de_fidel_castro_piege.html

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La Cour suprême déboute cinq Cubains détenus aux États-Unis

Publié le 15 juin 2009 à 11h22 | Mis à jour le 15 juin 2009 à 11h28
La Cour suprême déboute cinq Cubains détenus aux États-Unis
Agence France-Presse
Washington

La Cour suprême a refusé lundi d'entendre les arguments de cinq Cubains qui purgent actuellement aux États-Unis de lourdes peines pour espionnage dans les milieux anti-castristes de Miami et qui sont considérés par Cuba comme des «prisonniers politiques».

En rejetant cette affaire, la plus haute juridiction rend définitive la décision d'une cour d'appel refusant un nouveau procès aux cinq hommes.

Ceux-ci estiment ne pas avoir bénéficié d'une procédure équitable en 2001 à Miami où sévit un fort sentiment anti-castriste.

Ils avaient été arrêtés en 1998 et condamnés trois ans plus tard à des peines de 15 et 19 ans pour deux d'entre eux, à la perpétuité pour les trois autres.

La Havane reconnaît qu'il s'agissait d'espions mais dont le seul but était, selon elle, de recueillir des informations sur des projets «terroristes» de groupes anti-castristes en Floride, bastion des exilés cubains, et non d'espionner le gouvernement américain.

Un tribunal d'Atlanta avait donné raison aux cinq Cubains en 2005 et ordonné un nouveau procès.

Evoquant «un cas évident de prisonniers politiques», le chef de la diplomatie cubaine Bruno Rodriguez avait estimé mi-mars qu'ils «n'avaient commis aucun acte contre la sécurité des États-Unis ni obtenu aucun secret sinon précisément afin de lutter contre le terrorisme qui a coûté la vie à des milliers de Cubains et menaçaient celle de citoyens américains».

Les cinq hommes sont considérés à Cuba comme des «héros de la lutte anti-terroriste».

La Cour suprême déboute cinq Cubains détenus aux États-Unis | États-Unis (15 Juin 2009)
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200906/15/01-875761-la-cour-supreme-deboute-cinq-cubains-detenus-aux-etats-unis.php

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12 juin 2009

La dissidente Hilda Molina autorisée à quitter Cuba

La dissidente Hilda Molina autorisée à quitter Cuba
LEMONDE.FR avec AFP | 12.06.09 | 20h39

La dissidente cubaine Hilda Molina, qui se bat depuis des années pour gagner l'Argentine, où habitent son fils et sa mère, a été autorisée à quitter Cuba, a déclaré vendredi 12 juin la présidente argentine Cristina Kirchner.

"Elle a reçu des autorités cubaines un passeport et l'autorisation pour quitter le pays et se rendre en Argentine", a annoncé Mme Kirchner, sans donner des détails sur une date de départ. "C'est une très bonne nouvelle. Nous devons reconnaître et remercier le geste du gouvernement de Raul Castro", a souligné la présidente.

Mme Kirchner a tenu à "saluer celui qui a été président de la République de Cuba pendant si longtemps, le commandant Fidel Castro", le dirigeant malade, frère de Raul Castro, qu'elle avait également pu rencontrer le 21 janvier à La Havane.

Célèbre pour ses travaux en neurochirurgie, Hilda Molina, 65 ans, demande depuis 1994 l'autorisation de pouvoir quitter l'île communiste pour rendre visite à son fils, Roberto Quinones, un médecin installé à Buenos Aires et marié à une Argentine. La mère de Mme Molina, Hilda Morejon, 89 ans, a été autorisée à quitter Cuba pour l'Argentine en mai 2008.

La dissidente Hilda Molina autorisée à quitter Cuba - Amériques - Le Monde.fr (12 Juin 2009)
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/06/12/la-dissidente-hilda-molina-autorisee-a-quitter-cuba_1206410_3222.html

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11 juin 2009

Rapport annuel des violations des droits syndicaux 2009 - CSI

Cuba
Population: 11.400.000 / Capitale: La Havane
Conventions fondamentales de l'OIT ratifiées: 29 - 87 - 98 - 100 - 105 - 111 - 138

Les mêmes normes du travail demeurent en vigueur à Cuba. Les travailleurs et travailleuses s'affilient à un seul syndicat. La liberté syndicale est restreinte et la négociation collective et le droit de grève ne sont pas reconnus par la loi. Plusieurs syndicalistes indépendants qui avaient été condamnés à de lourdes peines de prison en 2003, ont été exilés. Un système de relations de travail sui generis prévaut, dans lequel l'État joue le rôle de tous les acteurs sociaux.
Droits syndicaux dans la législation

Liberté syndicale: Bien que le droit du travail cubain reconnaisse le droit de syndicalisation, les organismes syndicaux assument également des tâches politiques contribuant au développement et au maintien du régime. Les droits des travailleurs/euses sont subordonnés aux objectifs politiques.

Les différents organes liés à l'administration du travail font également partie des structures de direction de l'appareil de l'État.

Le secrétaire général de la Central de Trabajadores de Cuba (Centrale des travailleurs cubains - CTC) a le droit de participer aux séances du Conseil des ministres et de son Comité exécutif. Le Comité national de la CTC peut proposer des lois.

Des 14 alinéas de l'article 16 du Code du travail, qui stipule les droits des syndicats et de la CTC, seuls deux peuvent être interprétés comme des droits des travailleurs/euses. Les autres prévoient des tâches de contribution politique au développement du modèle du gouvernement.

Le gouvernement interdit explicitement les syndicats indépendants, mais nie l'obligation légale pour les travailleurs/euses de s'affilier à la CTC.

Le gouvernement avait déclaré à l'OIT qu'il entreprenait une importante révision de son Code du travail. Selon les autorités cubaines, « la liberté syndicale protégée dans la Convention n°87 ne s'exprime pas dans les termes du faux concept de « pluralisme syndical » imposé par les principaux centres du pouvoir impérialiste et capitaliste ».

Négociation collective: La condition requise légalement pour s'affilier à un syndicat est implicite dans le contrat de travail, bien que cela ne soit pas stipulé expressément. Dès l'établissement de cette relation, le travailleur se syndicalise en remplissant un document prévu à cette fin. Le Code du travail précise que, pour avoir une validité sur le plan juridique, les conventions collectives doivent avoir donné lieu à un débat et à une adoption par une assemblée de travailleurs, puis être formalisées par écrit et souscrites par les deux parties, à savoir l'établissement employeur et l'organisation syndicale. Tout amendement ou ajout doit également être approuvé par l'assemblée des travailleurs et souscrit par les deux parties.

L'État contrôle le marché de l'emploi et décide des conditions de salaire et de travail dans le secteur public. Dans le secteur privé, la loi sur les investissements étrangers de 1995 exige des investisseurs étrangers qu'ils embauchent les travailleurs via les agences d'emploi de l'État.

Droit de grève: La législation ne réglemente pas le droit de grève. D'après le gouvernement, il n'est pas nécessaire de convoquer des grèves, puisque les revendications des organisations syndicales officielles sont toujours entendues par les autorités. Conformément au Code du travail, les travailleurs/euses peuvent seulement refuser de travailler à leur poste de travail si l'infrastructure ou le matériel de l'entreprise représentent un danger, bien qu'ils/elles soient contraint(e)s de travailler provisoirement à un autre poste qui leur est attribué. Ce qui revient à bafouer le droit de grève, selon les normes internationales du travail.

Le Code stipule également que « L'inspection syndicale du travail peut ordonner l'arrêt des machines, des équipements et des travaux et proposer la fermeture des lieux de travail, si le danger imminent d'un accident du travail est prévu ». Aucune information n'est fournie à l'appui de la mise en œuvre de cette disposition.

Afin de recourir à la voie judiciaire en matière de travail, il est obligatoire que les travailleurs et travailleuses se soient adressé(e)s préalablement au Conseil du travail. Les conflits du travail sont résolus par des organismes d'État.
Droits syndicaux dans la pratique et violations en 2008

Contexte général: L'île a été touchée successivement par trois ouragans qui ont causé d'énormes dégâts humains et matériels, de sorte que le régime a fait appel à l'aide internationale. Raúl Castro a introduit plusieurs libéralisations.

Expatriation de dirigeants de la CUTC: Quatre dirigeants du Consejo Unitario de Trabajadores de Cuba (Conseil unitaire des travailleurs du Cuba – CUTC), qui avaient été condamnés à de lourdes peines de prison, ont été libérés et expatriés, bien que cinq autres dirigeants soient toujours emprisonnés. Le secrétaire général de la CUTC, Pedro Pablo Álvarez Ramos, a dû s'exiler en Espagne en février 2008. Les autres exilés sont Omar Pernet, condamné à 25 ans; José Gabriel Ramón Castillo, condamné à 20 ans; et Alejandro González Raga, condamné à 14 ans.

Les prédictions ne se sont pas révélées exactes en ce qui concerne la libération générale de prisonniers politiques et de dirigeants syndicaux opposés au régime, en signe de bonne volonté dans le cadre du changement relatif dans la gestion du pays, à présent entre les mains de Raúl Castro.

Rapport annuel des violations des droits syndicaux 2009 - CSI (11 June 2009)
http://survey09.ituc-csi.org/survey.php?IDContinent=2&IDCountry=CUB&Lang=FR

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10 juin 2009

Cuba manoeuvre contre les ONG indépendantes

Cuba manoeuvre contre les ONG indépendantes
10 juin 09

OMCT - Depuis l'instauration du Conseil des droits de l'homme en 2006, la possibilité d'intervention des ONG s'est réduite comme peau de chagrin. Le mécanisme phare du Conseil, l'Examen périodique universel (EPU) des Etats ne permet plus de faire entendre la voix des victimes.

Les ONG peuvent certes faire parvenir un document d'une longueur limitée au bureau du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme mais les dizaines, voir souvent plus, de contributions par pays émanant de la société civile, dont les ONG, font l'objet d'une synthèse qui ne doit pas dépasser une dizaine de pages. Ce document est censé aborder toutes les contributions sur tous les aspects liés aux droits de l'homme.

Lors des débats, les ONG n'ont plus voix au chapitre, mais une dizaine d'entre elles se voient concéder deux minutes à l'issue de l'examen de chaque pays. De nombreuses organisations tentent alors d'obtenir de figurer parmi les quelques privilégiés qui pourront intervenir.

Pour Cuba, des dizaines d'ONG se pressaient pour obtenir leur inscription, la majorité étant constituée d'organisations mise en place par le gouvernement de Cuba, ou relayant ses positions. Bien avant l'heure convenue pour l'établissement de la liste, ces organisations firent une inacceptable pression pour être enregistrées avant l'heure indiquée. Il est à déplorer que leurs menaces aient porté leurs fruits et qu'à l'heure convenue pour l'inscription, les places avaient déjà été attribuées en toute opacité.

L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) considère que c'est là une nouvelle illustration des conséquences d'une réforme qui a marginalisé les ONG indépendantes, alors qu'elles sont les seuls vrais interlocuteurs susceptibles d'apporter la contradiction dans une mécanique trop huilée.

Le cas cubain est révélateur des limites de l'examen périodique universel et fait douter de son efficacité dans des pays qui refusent la contradiction.
Cuba manoeuvre contre les ONG indépendantes | Tribune des Droits Humains - www.humanrights-geneva.info (10 June 2009)
http://humanrights-geneva.info/Cuba-manoeuvre-contre-les-ONG,4563

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Le couple américain qui a espionné pour Cuba reste en prison

Le couple américain qui a espionné pour Cuba reste en prison
Agence France-Presse
Washington
Publié le 10 juin 2009 à 18h06 | Mis à jour le 10 juin 2009 à 18h10

Un ancien employé du département d'Etat américain et sa femme, inculpés pour avoir espionné au profit de Cuba pendant près de 30 ans, resteront en prison en attendant leur procès, a décidé mercredi un juge fédéral de Washington.

Walter Kendall Myers, 72 ans, et sa femme Gwendolyn Steingraber Myers, 71 ans, interpellés la semaine dernière par la police fédérale et inculpés d'espionnage, risquent 35 ans de prison.

Ils demandaient à être placés en liberté surveillée au moyen d'un bracelet électronique en attendant leur procès.

Mais dans sa décision dont l'AFP a obtenu copie, le juge fédéral John Facciola estime qu'il existe un risque trop important de fuite.

Il cite l'âge des prévenus et le risque qu'ils ont de finir leur vie en prison comme «la motivation la plus évidente», mais aussi le bon accueil qui leur serait réservé à Cuba s'ils parvenaient à y trouver refuge.

Le juge explique également que les deux époux vivent à Washington, «à dix minutes de taxi» de la «Section des intérêts cubains», qui fait office d'ambassade dans la capitale américaine, les Etats-Unis n'ayant aucun lien diplomatique avec La Havane. «Une fois qu'ils seront entrés dans le bâtiment, ils auront dans les faits fui les Etats-Unis», argumente le juge.

Evoquant leur «hostilité» envers l'Amérique, le magistrat rappelle que M. et Mme Myers, confondus par un agent du FBI sous couverture qui a obtenu leur confession en se faisant passer pour un espion cubain, avaient expliqué à ce dernier «les plans qu'ils avaient échafaudés pour s'échapper si le gouvernement venait à les démasquer».

Il signale enfin qu'excellents navigateurs, ils possèdent un bateau amarré non loin de Washington.

M. Myers a commencé à devenir un espion à la solde de Cuba six mois environ après un voyage dans l'île en décembre 1978, selon les aveux du couple. Le couple faisait souvent passer des informations aux agents du régime communiste en échangeant des caddies dans les supermarchés.

Le couple américain qui a espionné pour Cuba reste en prison | États-Unis (10 Juin 2009)
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200906/10/01-874517-le-couple-americain-qui-a-espionne-pour-cuba-reste-en-prison.php

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09 juin 2009

Espionnage - Les Etats-Unis démasquent deux agents pro-Cuba

Espionnage - Les Etats-Unis démasquent deux agents pro-Cuba
Samy Mouhoubi , le mardi 9 juin 2009 à 04:00

Les septuagénaires ont été arrêtés après un véritable jeu de piste. Affirmant agir par seule idéologie, ils encourent vingt ans ferme.

C'est une histoire digne d'un roman de John Le Carré. Un scénario comme le maître du genre, grand exégète de la Guerre froide, les affectionne. Il met en scène un ancien employé du département d'Etat américain et son épouse, passés avec tuyaux et codages au services des barbus de La Havane solidement arrimés au pouvoir depuis 1959. Les deux traîtres à la patrie ont été arrêtés, voilà quelques jours, pour avoir servi Cuba, trente ans durant. Walter Kendall Myers, 72 ans, alias agent 202, et sa femme Gwendolyn Steingraber Myers, 71 ans, alias agent 123, ont été interpellés en fin de semaine dernière par la police fédérale, a confirmé, gêné aux entournures, le ministère de la Justice américain.

Démasquer ces septuagénaires de l'ombre, professionnels aguerris du renseignement, a tenu d'un véritable jeu de piste, dans la grande tradition de la traque maîtres-espions. Le FBI est finalement parvenu à les confondre via un un pseudo-agent double, émargeant en réalité à la seule CIA.

Embauché au département d'Etat, en 1977, Walter Myers travaille d'abord pour le bureau du renseignement et de recherche (INR) du ministère de 1988 à 1999, avant d'y être employé, à plein-temps, de 2000 à 2007, en tant qu'analyste. A ce titre, la taupe accède, dès 1985, à des infos classées top secret, avant de bénéficier, en 1999, d'un accès élargi à des documents confidentiels. Le couple aurait accepté l'enrôlement cubain, en décembre 1978, six mois après un séjour de monsieur sur l'île, frappée d'un strict embargo de l'Oncle Sam. L'agent consciencieux subtilise des informations du département d'Etat, les mémorise, prend des notes. Basta. « J'étais toujours prudent. Je ne sortais pas de documents. » Les contacts avec leurs officiers traitants cubains ? La Havane sollicite le couple par messages radio codés sur ondes courtes, décryptés à l'aide d'un programme fourni par les services castristes. Détail croustillant : leur technique favorite pour passer les infos aux agents communistes consiste en l'échange de caddies dans les supermarchés. Les gratifications en récompense des tuyaux délivrés ? « Plein de médailles » du gouvernement marxiste, s'émeut l'ex-bureaucrate yankee. Insigne honneur : le couple passe, en 1995, une soirée avec Fidel Castro, soi-même…
« Nouvelle ère »

Washington goûte très moyennement ces trente ans aux services des Cubains. La Maison-Blanche rit jaune, elle qui, depuis 1959 – de Kennedy à Bush Junior – a maintenu un strict embargo sur l'île rebelle. « L'activité clandestine présentée dans les documents d'inculpation, qui a duré pendant près de trois décennies, est extrêmement grave », s'indigne, David Kris, le ministre adjoint de la Justice chargé des questions de sécurité nationale. Le couple débusqué risque gros à très brève échéance. Il encourt vingt ans de prison pour « avoir dissimulé ses activités illégales, ayant en outre indûment touché un salaire de la part du département d'Etat » ; dix ans pour « avoir servi d'agents à la solde d'un gouvernement étranger » et cinq ans pour « conspiration ».

Ce scandale intervient alors que Barack Obama a récemment promis une « nouvelle ère » dans les relations avec l'Amérique latine. Magnanime, le président américain venait d'annuler les mesures de renforcement de quarante-sept ans d'embargo contre Cuba prises sous son prédécesseur, ainsi que les restrictions sur les voyages et envois de fonds des Cubains américains vers leur pays d'origine. Les Républicains sont immédiatement tombés à bras raccourcis sur l'administration Obama, accusée de laxisme envers Fidel et Raul Castro, binôme dirigeant Cuba depuis la retraite anticipée du premier. Ileana Ros-Lehtinen, responsable du Grand Old Party à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, fulmine contre un « tyranneau » au pouvoir depuis bientôt cinquante ans. « Alors que certains cherchent à pousser le régime Castro à agir comme le reste du monde libre, La Havane ne pense qu'à menacer et à détruire les intérêts américains. »

Officiellement rangé des voitures, Fidel Castro, 82 ans, qualifie l'affaire Myers d'« histoire ridicule » sans toutefois démentir les accusations pesant contre eux. « Ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont contribué à protéger la vie de citoyens cubains face à des menaces terroristes ou des projets d'assassinat de leurs dirigeants méritent tous les honneurs », n'a pu s'empêcher de fanfaronner le leader communiste, ironisant sur la coïncidence entre l'arrestation du sémillant couple d'espions et la décision des Etats américains d'assouplir leurs relations avec Cuba.

Espionnage - Les Etats-Unis démasquent deux agents pro-Cuba | Actualités au quotidien France-Soir
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/06/09/espionnage-etats-unis-cuba.html

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Ces dirigeants dont la santé nourrit les rumeurs

Ces dirigeants dont la santé nourrit les rumeurs
Par Marie Simon, publié le 09/06/2009 16:50

Le président gabonais Omar Bongo, décédé ce lundi, souffrait d'un cancer intestinal. Etat de santé sur lequel peu d'informations circulaient, au point que RSF a accusé Libreville "d'imposer un black-out médiatique" sur le sujet. Ce "tabou" touche aussi la santé d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement, actuels ou passés. En voici quelques exemples...

Fidel Castro, 83 ans

Depuis que Fidel Castro a passé les rênes de Cuba à son frère Raul, à la suite d'une grave hémorragie intestinale et d'une lourde intervention chirurgicale, les informations contradictoires sur sa santé se succèdent.

Il suffit que le "Lider maximo" n'apparaisse plus en public et ne signe plus ses chroniques dans la presse officielle cubaine pour que renaisse la question, de plus en plus pressante: est-il au plus mal, sur le point de mourir?

Même son ami Hugo Chavez, en janvier dernier, parlait déjà de lui au passé: quelques jours auparavant, Fidel Castro avait été le grand absent des cérémonies marquant le 50e anniversaire de la révolution cubaine et de son arrivée au pouvoir, en 1958-59.

A chaque fois, une réplique arrive pour mettre fin au silence médiatique qui nourrit les rumeurs. Sous la forme de photos où l'on voit le dirigeant affaibli aux côtés de chefs d'Etat étrangers ou de nouveaux éditos signés Fidel Castro dans les colonnes de Granma ou de Cubadebate.

Il semble récemment avoir retrouvé une certaine vigueur et multiplie les déclarations... La semaine dernière, il a par exemple salué la "rébellion" des alliés latino-américains lors d'une réunion de l'Organisation des Etats américains. Il s'en est aussi pris à Dick Cheney et à sa défense de la "torture". Et ce mardi, il signe une chronique sur Obama et le monde musulman, après le discours du Caire. On oublierait presque que c'est son frère qui mène l'île...

Kim Jong-il, 68 ans

En Corée du Nord, l'incertitude plane sur l'état de santé de Kim Jong-il, "cher leader" de la dictature stalinienne depuis 1994. Alors qu'il se remet d'une attaque cérébrale probable, en août dernier, les spéculations vont bon train.

L'agence de presse officielle du régime KCNA diffuse régulièrement des clichés pour étouffer les rumeurs: Kim Jong-il passant des troupes en revue, Kim Jong-il visitant une usine ou une mine... Mais manque toujours un élément-clé: la date de la prise de vue. Résultat, le mystère s'épaissit.

Ceci dit, comme l'écrivait L'Express en octobre dernier, "les mystères de Pyongyang apparaissent pour ce qu'ils sont: des mystifications, destinées à gagner du temps". Gagner du temps et démontrer que la puissance de Pyongyang reste intacte, afin de préparer sa succession en coulisses, par exemple. C'est ce que la multiplication des provocations (essai nucléaire, tirs de missiles) pourrait cacher.

Cette piste semble de plus en plus crédible alors que son troisième fils, Kim Jong-un, a officiellement été adoubé comme futur dirigeant du pays. Les informations des renseignements sud-coréens ont été confirmées dimanche par le fils aîné de Kim Jong-il, Kim Jong-nam, qui faisait jusque récemment figure de favori, lors d'un entretien à la chaîne japonaise NTV.

Abdelaziz Bouteflika, 72 ans

Réélu président d'Algérie en avril dernier, Abdelaziz Bouteflika avait aussi fait l'objet de rumeurs.

En novembre 2005, sous dialyse rénale depuis 1985, il est transporté en urgence à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. La cause: troubles digestifs, gastrite, insuffisance rénale ou maladie cardiaque, selon les hypothèses alors émises...

Les communiqués officiels, laconiques, évoquent trois jours d'hospitalisation pour "un ulcère hémorragique au niveau de l'estomac".  Il restera cinq semaines. Cinq semaines de vacance du pouvoir.

Et son retour ne dissipera pas complètement les rumeurs. A Alger, "personne n'était réellement au fait du degré de gravité de la maladie du président" écrit L'Express à son retour. A l'époque, une modification constitutionnelle est attendue, non pas pour lui permettre de briguer un troisième mandat, mais pour permettre l'élection d'un vice-président. 

Un an plus tard, Bouteflika annonce "qu'il avait été très, très malade" mais qu'il s'en est "sorti de manière absolument fabuleuse". Et de prévenir: "Il faut cesser de parler de ma santé".

Hosni Moubarak, 81 ans

Depuis quelques années, les rumeurs courent sur la santé du président égyptien. Fin 2003, il fait un malaise devant les caméras, officiellement présenté comme une banale "chute de tension". Son absence inhabituelle de la Une des journaux égyptiens, fin 2007, alimente alors une nouvelle vague de rumeurs, alors que quelques mois plus tôt, on le disait déjà mort. 

Mais le président égyptien n'apprécie pas que l'on évoque sa santé... ni, par conséquent, sa succession. En septembre dernier, par exemple, un journaliste égyptien qui avait fait état de "problèmes de circulation sanguine" a été condamné à deux mois de prison ferme. Ibrahim Eissa, rédacteur en chef du journal d'opposition al-Dostour, était accusé d'avoir diffusé "de fausses nouvelles de nature à mettre en péril l'intérêt général et la stabilité du pays". 

"Pour le gouvernement, c'est plus qu'une offense, c'est un crime de lèse-majesté", écrivait alors El Watan. Amnesty International et Human Rights Watch avaient, à l'époque, fait part de leur consternation.

Ariel Sharon, 81 ans

L'ancien fondateur de Kadima et Premier ministre israélien a subi une série d'attaques cérébrales, fin 2005 et début 2006. Entre deux hospitalisations, il tente de reprendre les rênes du pays mais finit par être placé en coma artificiel.

Pendant 100 jours, au cours desquels les opérations se succèdent, il gardera ses fonctions, bien qu'il ne puisse plus les exercer... le temps d'organiser la "succession".

Depuis, il a été sorti du coma artificiel et il réagirait à quelques stimuli. Mais la presse internationale reste plutôt silencieuse à ce sujet... et se contente d'évoquer son héritage lors des élections israéliennes de janvier dernier, qui ont vu Kadima arriver en tête mais échouer à former une coalition.

LExpress.fr
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ces-dirigeants-dont-la-sante-nourrit-les-rumeurs_766317.html

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06 juin 2009

Un fonctionnaire américain espion au profit de Cuba

ETATS-UNIS
Un fonctionnaire américain espion au profit de Cuba
NOUVELOBS.COM | 06.06.2009 | 09:52

Un ancien employé du Département d'Etat américain et son épouse ont été inculpés d'espionnage au profit de Cuba, après avoir fait passer pendant trente ans des informations classées "top secret" vers l'île.

Un employé du Département d'Etat américain, à la retraite, et son épouse ont été inculpés d'espionnage au profit de Cuba, a-t-on appris vendredi 5 juin de source judiciaire.
Walter Kendall Myers, 72 ans, alias "agent 202", et sa femme Gwendolyn Steingraber Myers, 71 ans, alias "agent 123", ont été interpellés jeudi par la police fédérale et convoqués devant la justice.
Le FBI est parvenu à les confondre en faisant passer l'un de ses agents pour un espion cubain. Ils agissaient depuis une trentaine d'années.
Selon le ministre adjoint de la Justice chargé des questions de sécurité nationale, David Kris, "l'activité clandestine présentée dans les documents d'inculpation, qui a duré pendant près de trois décennies, est extrêmement grave".
Le couple utilisait des chariots de supermarchés parmi d'autres moyens ingénieux mais obsolètes pour transmettre des informations secrètes aux Cubains, selon le dossier de l'affaire rendu public.

Un emploi au bureau des renseignements

Walter Kendall Myers a été embauché au département d'Etat en 1977. De 1988 à 1999, il a travaillé périodiquement pour le bureau du renseignement et de recherche (INR) du ministère. Il y a finalement été employé à plein temps de 2000 à 2007 en tant qu'analyste.
A ce titre, il a accédé à des informations classées "top secret" à partir de 1985, avant de bénéficier à partir de 1999 d'un accès encore supérieur à des documents confidentiels.
C'est six mois après un séjour à Cuba en décembre 1978 que Walter Kendall Myers aurait accepté d'espionner pour le compte du gouvernement cubain.

Echange de chariots, encre sympathique et morse

Le mari dérobait des informations du département d'Etat en les mémorisant ou en prenant des notes. Il a expliqué être "toujours prudent". Il ne sortait "pas de documents" du bâtiment, a-t-il confié à l'agent du FBI chargé de le démasquer.
Selon les aveux du couple, La Havane les contactait souvent par le biais de messages radio codés via des ondes courtes, qu'ils décryptaient ensuite à l'aide d'un programme fourni par les services de renseignement cubains.
Gwendolyn Steingraber Myers a confessé que leur technique favorite pour passer des informations aux agents du régime communiste consistait à échanger des chariots dans les supermarchés, car c'était "assez facile à faire".
Au fil du temps, les Myers ont perfectionné leurs méthodes, passant de l'encre sympathique et la transmission en code Morse sur radio à ondes courtes à l'envoi de renseignements codés depuis des cafés Internet en 2007.

Une rencontre avec Fidel Castro

Les Myers ont également eu l'occasion de rencontrer Fidel Castro à Cuba en 1995 lors d'un entretien privé de 4 heures. Le conjoint a par ailleurs assuré avoir reçu "plein de médailles" de la part du gouvernement cubain.
Ils se rendaient régulièrement à Cuba pour rencontrer des agents. Ils passaient par le Mexique sous de fausses identités. Néanmoins ils n'ont jamais reçu de gratification financière, Cuba ne rémunérant pas ses informateurs. Mais le couple a expliqué avoir agi "par amour de Cuba, Castro et du système politique de l'île".
David Kris les a d'ailleurs décrits comme "incroyablement sérieux" dans leur mission.

Jusqu'à 20 ans de prison

Ils encourent une peine maximale de 20 ans de prison pour avoir dissimulé leurs activités illégales et ainsi indûment touché un salaire de la part du département d'Etat, 10 ans pour avoir servi d'agents à la solde d'un gouvernement étranger et 5 ans pour conspiration.
Kendall Myers pourrait être condamné à rembourser les 1,7 million de dollars gagnés au cours de sa carrière au Département d'Etat, et 174.867 dollars dont il disposait à titre de fond de roulement.
Un haut responsable du Département d'Etat a qualifié leur arrestation de "malencontreuse" et "dommageable" à un moment où le Congrès soutient les initiatives d'ouverture de Barack Obama en direction de Cuba. Le président américain qui a promis "une nouvelle ère" a annulé les restrictions sur les voyages et envois de fonds des Cubains Américains vers leur pays d'origine.
Certains responsables républicains comme Ileana Ros-Lehtinen, ont profité de cette affaire d'espionnage pour critiquer cette politique. (Nouvelobs.com avec AP)

Un fonctionnaire américain espion au profit de Cuba, Amériques - Information NouvelObs.com
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090606.OBS9487/un_fonctionnaire_americain_espion_au_profit_de_cuba.html

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