18 novembre 2009
Human Rights Watch dénonce la répression à Cuba
Human Rights Watch dénonce la répression à Cuba
LE MONDE | 18.11.09 | 15h34
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), basée à New York, dénonce la répression à Cuba sous la présidence de Raul Castro, dans un rapport diffusé mercredi 18 novembre. Depuis qu'il a succédé à son frère Fidel Castro, le chef de l'Etat a utilisé des lois "draconiennes" pour incarcérer des Cubains "qui ont osé exercer leurs libertés fondamentales".
Parmi eux, figurent des défenseurs des droits de l'homme, un journaliste qui a tenté d'organiser une agence de presse indépendante, un chauffeur de vélo-taxi qui a voulu créer un syndicat de sa catégorie. Des 75 opposants pacifiques condamnés lors de la vague répressive de 2003, 53 sont toujours en prison.
Le rapport, intitulé "Un nouveau Castro, le même Cuba", met en cause une figure du code pénal, la "dangerosité", autorisant l'emprisonnement sans qu'aucun délit n'ait été commis. Plus de 40 personnes ont été condamnées à ce titre depuis la prise de fonctions de Raul Castro, au cours de jugements expéditifs, sans preuves ni défense digne de ce nom. Selon HRW, "dangerosité" "résume l'essence de la mentalité répressive du gouvernement cubain, qui perçoit tout écart de la ligne gouvernementale comme une menace potentielle, passible de punition".
HRW a bravé l'interdiction des autorités pour enquêter dans l'île. D'autres témoins ont été contactés par téléphone. En tout, une soixantaine de personnes issues de sept des 14 provinces de Cuba ont témoigné.
Dans les prisons, les détenus politiques sont soumis à des "formes de traitement cruel, inhumain et dégradant, qui peuvent atteindre le niveau de la torture", note HRW. Les prisonniers politiques sont mêlés à des condamnés de droit commun violents dans des espaces insuffisants. Ils sont souvent confinés au cachot, privés de visite des familles, de soins médicaux et de nourriture adéquate, dans des conditions insalubres.
Selon le témoignage d'Alexander Santos Hernandez, en 2008, lors d'une tournée du célèbre chanteur cubain Silvio Rodriguez dans les prisons, les détenus politiques et homosexuels de la maison d'arrêt "Cuba Si !" ont été transférés à un autre établissement.
Dissidents isolés
Les dissidents subissent de la part d'agents de la Sécurité d'Etat ou de partisans du régime des formes de harcèlement public et des violences. "Ceux qui critiquent le gouvernement perdent leur emploi à cause de leurs convictions et, ensuite, ils sont emprisonnés parce qu'ils ne travaillent pas."
La peur conduit les voisins à éviter les opposants et leurs proches. "Les dissidents sont un secteur réduit et isolé de la population, constate HRW. Leur marginalisation ne prouve pas l'absence d'opposition à Cuba, mais l'efficacité impitoyable de l'Etat en vue de la supprimer. La peur imprègne la vie des dissidents."
Sur le Web : www.hrw.org.
Human Rights Watch dénonce la répression à Cuba - LeMonde.fr
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/18/human-rights-watch-denonce-la-repression-a-cuba_1268728_3222.html#ens_id=1268819
Raúl Castro emprisonne les opposants au régime et étouffe toute forme de contestation
Cuba : Raúl Castro emprisonne les opposants au régime et étouffe toute forme de contestation
En mettant fin à sa « Position commune », l'UE avaliserait la répression exercée par le gouvernement cubain
November 18, 2009
« Pendant ses trois années au pouvoir, Raúl Castro s'est avéré être tout aussi brutal que son frère. Les Cubains qui osent critiquer le gouvernement vivent constamment dans la peur, sachant qu'ils pourraient se retrouver du jour au lendemain en prison pour avoir tout simplement exprimé leurs opinions. »
José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch
(Washington, le 18 novembre 2009) - Le gouvernement de Raúl Castro a emprisonné des dizaines de citoyens cubains qui ne faisaient qu'exercer leurs droits fondamentaux et laisse croupir en prison de nombreux autres détenus politiques arrêtés pendant le règne de Fidel Castro, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Au lieu de démanteler l'appareil de répression à Cuba, Raúl Castro l'a maintenu fermement en place et continue de l'employer activement, souligne le rapport.
Le rapport de 123 pages, intitulé « New Castro, Same Cuba » (« Un nouveau Castro, le même Cuba ») décrit en particulier la manière dont le gouvernement de Raúl Castro invoque fréquemment le délit de « dangerosité » (« peligrosidad ») qui figure dans le Code pénal et permet aux autorités d'emprisonner des individus avant même qu'ils n'aient commis un crime, en se basant sur la simple présomption qu'ils puissent commettre un crime à l'avenir. La disposition relative à la « dangerosité », qui permet de considérer comme « dangereux » tout comportement en contradiction avec les normes socialistes de Cuba, a un caractère manifestement politique.
« Pendant ses trois années au pouvoir, Raúl Castro s'est avéré être tout aussi brutal que son frère », a observé José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch. « Les Cubains qui osent critiquer le gouvernement vivent constamment dans la peur, sachant qu'ils pourraient se retrouver du jour au lendemain en prison pour avoir tout simplement exprimé leurs opinions. »
Human Rights Watch a mené une mission d'enquête à Cuba ainsi que plus de 60 entrevues approfondies, relevant plus de 40 cas d'emprisonnement de personnes par le gouvernement selon le motif de « dangerosité » alors que ces personnes ne faisaient qu'exercer leurs droits fondamentaux.
Ramón Velásquez Toranzo, qui a organisé une marche pacifique à travers le pays pour exiger le respect des droits humains et la libération de tous les prisonniers politiques, a été arrêté et condamné à trois ans de prison pour « dangerosité » en janvier 2007.
Raymundo Perdigón Brito, un journaliste qui a rédigé des articles sur les exactions commises par le gouvernement et les a publiées sur des sites Internet étrangers, a été condamné à quatre ans de prison pour « dangerosité » en décembre 2006. Pendant sa détention, il a subi à maintes reprises des sévices de la part de ses geôliers et a été placé en isolement cellulaire.
Le gouvernement de Raúl Castro recourt également à d'autres lois draconiennes pour museler la liberté d'expression, abroger le droit d'accès au travail et criminaliser toute forme d'opposition. Les droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des autres membres de la société civile à un procès en bonne et due forme en vertu de ces lois sont systématiquement violés. Ces détenus qui se voient refuser l'accès à un avocat sont soumis à des interrogatoires violents et à des simulacres de procès.
Alexander Santos Hernandez, un activiste politique qui a été condamné lui aussi à quatre ans pour « dangerosité »en 2006, a décrit à Human Rights Watch son expérience : « [La police] est venue me chercher à la maison à 5 h 50 pendant que je dormais et avant 8 h 30 ce matin-là, ma sentence était déjà prononcée. » L'accès à un avocat lui a été refusé et la sentence qu'il a reçue était datée de deux jours avant son procès.
Les prisonniers politiques subissent de nombreuses exactions dont la rééducation idéologique forcée, l'isolement cellulaire prolongé et la privation de soins médicaux aux personnes gravement malades.
Outre l'emprisonnement, le gouvernement de Raúl Castro impose par la force l'adhésion politique en utilisant des pratiques telles que les sévices, la détention provisoire, la dénonciation publique et le refus de l'accès au travail, entre autres. Toutes ces formes de répression quotidienne créent un climat de peur marqué par un profond effet dissuasif sur l'exercice des libertés fondamentales au sein de la société cubaine.
Rodolfo Bartelemí Coba, un défenseur des droits humains, a confié à Human Rights Watch en mars 2009 : « Nous vivons 24 heures sur 24 dans la crainte d'être incarcérés. » Dix jours après cette déclaration, il a été arrêté et emmené en prison, où il se trouve toujours.
Les efforts déployés par le gouvernement américain pour instaurer des changements à Cuba en imposant un embargo total se sont soldés par un échec coûteux et peu judicieux. Cet embargo a eu des conséquences désastreuses sur l'ensemble de la population cubaine, sans pour autant mener à une amélioration de la situation des droits humains dans ce pays. Plutôt que d'isoler Cuba, cette politique n'a fait qu'isoler le gouvernement américain, qui s'est aliéné des alliés potentiels.
« Malgré le changement à la tête de ces deux pays, Cuba continue d'écraser toute forme de contestation, tandis que les États-Unis poursuivent la même politique d'embargo qui s'est soldée par un échec », a observé M. Vivanco. « Comme toujours, c'est le peuple cubain qui continue d'en payer le prix. »
La « Position commune » de l'Union européenne définit clairement certains critères relatifs aux droits humains, dont le respect constitue une condition préalable à la mise en place d'une coopération économique intégrale avec Cuba. Toutefois le prix payé par le gouvernement cubain pour le non-respect de ces critères est trop faible pour inciter le gouvernement Castro à mettre fin aux diverses exactions.
En juin 2009, l'UE a choisi de maintenir sa position et s'est déclarée « profondément préoccupée par l'absence de progrès en matière de droits humains à Cuba ». Néanmoins le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Ángel Moratinos, a déclaré pour sa part que son pays s'est fixé comme objectif principal de mettre un terme à la « Position commune » lorsqu'il assumera la présidence de l'UE en janvier 2010.
« L'abandon de la Position commune envisagée par M. Moratinos risque de donner l'impression que l'UE est indifférente au sort des prisonniers politiques à Cuba », a averti M. Vivanco. « Si l'UE veut réellement faire progresser la situation des droits humains à Cuba, elle devra renforcer sa politique actuelle en la rendant plus efficace, au lieu de la supprimer. »
Le rapport « New Castro, Same Cuba » recommande à l'UE de travailler de concert avec les États-Unis, le Canada et leurs alliés en Amérique latine pour définir une approche multilatérale plus efficace envers Cuba. Toujours d'après le rapport, tous les pays concernés devraient s'unir et faire pression sur Cuba pour la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques dans un délai de six mois.
Parmi ces personnes incarcérées figurent 53 prisonniers incarcérés depuis la vague de répression menée en 2003 par Fidel Castro, ainsi que de nombreux autres citoyens incarcérés pour « dangerosité » sous la présidence de Raul Castro. Fidel Castro a remis les rênes du pouvoir à Raul Castro en juillet 2006 lorsque la détérioration de son état de santé l'obligea à quitter le pouvoir après avoir dirigé le pays pendant presque cinquante ans.
Si le gouvernement de Raúl Castro ne procède pas à cette libération de prisonniers politiques, les pays membres de la coalition multilatérale devraient imposer des sanctions ciblées et des mesures punitives, telles que des interdictions de voyage visant des fonctionnaires de l'État ou le refus de toute nouvelle forme d'investissement étranger. Ces mesures devraient avoir un poids suffisamment important pour que le gouvernement cubain en subisse réellement les conséquences, tout en veillant à ne pas infliger des souffrances à l'ensemble de la population cubaine, a précisé Human Rights Watch.
Cuba : Raúl Castro emprisonne les opposants au régime et étouffe toute forme de contestation | Human Rights Watch
http://www.hrw.org/en/news/2009/11/18/cuba-ra-l-castro-emprisonne-les-opposants-au-r-gime-et-touffe-toute-forme-de-contest
13 novembre 2009
Fidel Castro obamaniaque
Fidel Castro obamaniaque
vendredi 13 nov, 13 h 05
Par Paul Haven, The Associated Press
LA HAVANE - Que ceux qu'Obama obsède se rassurent: ils ne sont pas seuls. A Cuba, bien que retiré des affaires publiques, un autre obamaniaque sévit ces temps-ci: l'aîné des frères Castro consacre une grande partie de ses "Réflexions du camarade Fidel" au jeune et vigoureux nouveau président des Etats-Unis, apparemment séduit par celui qui a succédé à ce George W. Bush qu'il qualifiait en son temps d'alcoolique génocidaire...
Depuis qu'il a remis à son frère cadet les clés de la présidence cubaine en février 2008, l'ex-Lider Maximo, aujourd'hui âgé de 83 ans, s'exprime régulièrement via des essais publiés par les organes du parti communiste et lus sur les ondes de la radio-télévision d'Etat.
Rare sont les semaines où l'ancien maître de La Havane ne fait pas mention de sa nouvelle icône. Pas plus tard que jeudi dernier, il y faisait référence dans une tribune politico-philosophique d'une page entière consacrée à la tournée asiatique du chef de la Maison Blanche et à ses chances de réélection.
Le mois dernier, Castro s'était ouvertement réjoui de l'attribution du prix Nobel de la paix au premier président noir des Etats-Unis. En septembre déjà, il qualifiait de courageuses les initiatives d'Obama sur le réchauffement climatique.
"C'est vraiment une obsession", analyse Ann Louis Bardach, spécialiste de Cuba et auteure du récent livre "Without Fidel: A Death Foretold in Miami, Havana and Washington" (Sans Fidel: une mort annoncée à Miami, La Havane et Washington)
D'après elle, Fidel Castro a avoué avoir suivi avidement la retransmission télévisée de la cérémonie d'investiture d'Obama en janvier dernier. Il a même confié à la présidente argentine Cristina Fernandez, de passage à La Havane, que cet événement l'avait rempli de joie.
"Il l'apprécie beaucoup", commente Mme Bardach. "Il voit en lui un politique plein de charisme et brillant stratège, et il admire ça. Comme lui, Obama est un type venu de nulle part et qui ne faisait pas partie de l'establishment."
Ce n'est pas la première fois que Castro commente les actions de présidents des Etats-Unis, lui qui en a connu dix depuis son accession au pouvoir, sous Dwight Eisenhower... Mais en moins d'un an de suivi quasi constant de l'agenda d'Obama, il s'est fendu à son endroit de qualificatifs particulièrement rares de sa part pour qualifier un occupant de la Maison Blanche: "intelligent", "sincère", "courageux", "honnête" et "bien intentionné".
Il a aussi salué son éthique professionnelle, souligné la valeur historique de son élection et averti qu'il pourrait être assassiné.
"J'ai vraiment horreur de critiquer Obama": ainsi s'ouvrait la tribune de Castro publiée jeudi. "Et je me rends compte que ce boulot, aux Etats-Unis, est un gigantesque casse-tête."
L'ancien président cubain, connu en son temps pour son endurance, se dit impressionné par l'étendue du programme d'Obama en Asie, un voyage qui le conduira successivement au Japon, à Singapour, en Chine et en Corée du Sud, pendant neuf jours. "Peut-être qu'aucun autre président américain ne serait capable de tenir un calendrier aussi intense."
Castro ne peut toutefois s'empêcher d'accuser Obama d'être l'héritier de ce qu'il considère être la tradition américaine d'intimidation et de ruse. Il lui reproche notamment de maintenir une base américaine à Guantanamo, d'avoir conclu un pacte avec la Colombie offrant aux troupes américaines un accès privilégié à sept bases militaires du pays, et surtout de ne pas vouloir lever l'embargo commercial américain en vigueur depuis 47 ans contre Cuba.
Aux yeux de Castro, Obama n'est donc pas parfait, mais reste bien mieux que ses rivaux républicains, ce qui devrait le priver d'un long règne au sommet de "l'empire"...
"Bientôt, l'ultra-droite américaine tentera de limiter à quatre ans son mandat", écrivait Castro jeudi en pensant à 2012. "Un Nixon, un Bush ou quelqu'un comme Cheney sera le nouveau président, et alors on comprendra le pourquoi de ces bases injustifiables qui menacent les peuples d'Amérique du Sud."
Fidel Castro obamaniaque - Yahoo! Actualités
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/091113/monde/20091113_cuba_castro_obama_obsess_1
Les «idiots utiles»
Les «idiots utiles»
12 novembre 2009 | 06h41
Nathalie Elgrably-Lévy
Économiste senior, Institut Économique de Montréal
On raconte que Lénine employait l'expression «idiots utiles» pour désigner les intellectuels de gauche occidentaux qui défendaient le communisme avec enthousiasme et aveuglement.
L'empire soviétique s'est effondré, mais les «idiots utiles» sont encore parmi nous. Il y a Michael Moore qui crache sur le capitalisme en dépit du fait que ses trois derniers films ont généré des revenus de plus de 300 millions $. Il y a Anita Dunn, directrice des communications à la Maison Blanche, qui fait l'apologie de Mao Tsé-Toung. Au Québec, il y a, entre autres, Jean-Francois Lisée qui a récemment déclaré qu'il serait souhaitable de se débarrasser du capitalisme.
Crise économique, chômage, bandits à cravates et fonctionnaires corrompus font, certes, partie de notre quotidien. Toutefois, à supposer que ces fléaux soient effectivement attribuables au capitalisme, serait-il justifié de promouvoir la renaissance du communisme ou d'un système qui lui ressemble?
Victor Hugo écrivait «le communisme, rêve de quelques-uns, cauchemar de tous». L'histoire lui a donné raison. En URSS, au nom de la «justice sociale», Staline et ses successeurs ont causé la mort de 60 millions de personnes de 1917 à 1987. Les écrits d'Alexandre Soljénitsyne sur les goulags sont d'ailleurs très révélateurs de la nature totalitaire du régime. En Chine, Mao Tsé-Toung et Deng Xiaoping sont responsables de la mort de 75 millions de personnes de 1949 à 1987. Au Cambodge, les politiques de Pol Pot ont tué 26% de la population. En Corée du Nord, l'État a causé la mort de plus de 2 millions de personnes et a plongé le pays dans une famine qui dure depuis 50 ans. Au Vietnam, des centaines de milliers de «boat people» sont morts parce qu'ils voulaient fuir le communisme. Quant au régime nazi (le terme étant une contraction d'une expression allemande se traduisant par national-socialiste), il a fait 20 millions de morts!
À Cuba, Fidel Castro et son frère, Raul, censurent la presse, limitent l'accès à Internet, persécutent les homosexuels, emprisonnent les sidéens et exécutent les dissidents politiques. On estime qu'ils auraient fait plus de 20 000 victimes. Les Cubains vivent en situation de pénurie permanente. Même le papier hygiénique manque. Mais les choses s'améliorent. À partir de 2010, ils auront enfin le droit de posséder… un grille-pain!
La situation n'est guère mieux au Venezuela. Les produits de base manquent, il y a des coupures de courant, des pénuries d'eau, et le système de santé est au bord de l'implosion. Hugo Chavez a ordonné la fermeture de plusieurs dizaines de stations de radio. Il veut même éradiquer le golf, jugeant ce sport trop bourgeois!
Certes, le capitalisme a également ses failles. Mais il faut admettre qu'elles sont bien modestes si on les compare aux atrocités commises au nom du collectivisme. Puis, que ça plaise ou non, le capitalisme est le seul système économique qui permet l'enrichissement, la liberté d'expression et la créativité. Les économies planifiées, au contraire, ont toutes été synonymes de misère, de famines et de pénuries, de censure et d'oppression. Le capitalisme a donné lieu au mouvement pour les libertés et les droits civils, contrairement au communisme qui a permis à des dictateurs sanguinaires de tyranniser des populations entières.
Évidemment, la gauche d'aujourd'hui affirmera que son agenda diffère radicalement de celui des gouvernements précités. Je n'en doute pas. Mais l'histoire nous apprend que c'est également par souci de justice sociale qu'on a ouvert la voie au communisme, et que c'est la progression lente des idées et la consolidation continue du pouvoir qui a donné le nazisme, le stalinisme ou le maoïsme. Mais, évidemment, ces propos ne seront jamais tenus par les «idiots utiles»!
Les «idiots utiles»
http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2009/11/20091112-064108.html
12 novembre 2009
GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES DROITS HUMAINS
GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES DROITS HUMAINS
2009-11-12.
(www.miscelaneasdecuba.net)
Le Groupe de Travail de Cuba de la Société Internationale des Droits Humains (ISHR en Anglais) émet cette Déclaration-ci afin de condamner l'outrage perpetré il y a quelques jours par un groupe d'agents de l'autorité contre les éminents bloggers Yoani Sánchez (qui —comme l'on sait— a reçu des nombreux prix internationaux importants qu'elle méritait bien) et Orlando Luis Pardo, et contre quelques amis à eux aussi.
Comme it a été informé, les auteurs du fait (quelques inconnus vêtus en civil) voyageaient dans une automobile noire fabriquée en Chine, dans laquelle ils intimèrent Yoani et Orlando à monter. La première, craignant qu'il s'agissait pas d'une demarche policielle, mais d'un séquestre perpetré par des bandits, demanda les individus de s'identifier ou de montrer l'ordre de détention, ce qu'ils n'ont pas fait; au contraire, ils ont commencé à donner des coups et des poussées aux deux intellectuels, les forçant à entrer dans la voiture. Quelque temps plus tarde, ils les ont laissés libres.
Cette détention arbitraire eût lieu dans le contexte d'une marche pacifique contre la violence que quelques vingtaines de citoyens tâchaient de réaliser (et qu'ils réalisèrent en effet quelques minutes plus tarde) dans la rue 23. Comme l'objet de la repression (comme l'on a déjà dit) ne fùrent pas les manifestants, mais les informateurs alternatifs, notre Group de Travail considère que dans ce cas il s'agit d'une nouvelle attaque contre la libre émission de la pensée et contre la liberté d'information.
Le Groupe de Travail de Cuba de la ISHR condamne énergiquement ce nouveaux outrage du régime totalitaire.
La Havanne, 9 novembre 2009
Au nom du Groupe de Travail:
René Gómez Manzano
Président.
NOTE: Quoique les faits dénoncés avaient eu lieu quelques jours auparavant, l'on n'a pu émettre cette Déclaration-ci que le lundi 9, à cause des difficultés qu'on rencontre à Cuba pour obténir de l'information indépendente. De l'autre côté, quoique le document —comme l'on a déjà dit— est daté le 9, il n'a été possible de le diffuser qu'aujourd'hui, jeudi 12 novembre, et ceci à cause des politiques du régime totalitaire, qui empèche l'acces de ses sujets à l'internet.
GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES DROITS HUMAINS - Misceláneas de Cuba
http://www.miscelaneasdecuba.net/web/article.asp?artID=24194
10 novembre 2009
Cuba: les USA indignés par les mauvais traitements infligés à des blogueurs
Cuba: les USA indignés par les mauvais traitements infligés à des blogueurs
10.11.09 | 12h46
Les Etats-Unis ont fustigé les autorités cubaines après que des blogueurs eurent été brièvement enlevés et battus la semaine dernière à La Havane au moment où ils se rendaient à une marche des jeunes contre la violence.
"Nous avons exprimé au gouvernement cubain notre profonde préoccupation concernant ces agressions", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, dans un communiqué lundi soir, dénonçant "la répression et la violence contre les voix de la liberté".
"Nous continuons de prendre des nouvelles de la santé personnelle et de l'accès aux soins médicaux de Yoani Sanchez, Orlando Luis Pardo et Claudia Cadelo", les trois blogueurs en question, a-t-il ajouté.
Yoani Sanchez, 34 ans, tient le blog "Generacion Y", critique du pouvoir cubain de Raul Castro, qui lui a valu plusieurs prix en Europe et aux Etats-Unis.
Elle a affirmé samedi avoir été frappée et brièvement interpellée la veille au soir à La Havane par des policiers en civil. "Jamais ils ne m'ont donné d'explications, mais il était clair qu'ils ne voulaient pas que je participe à une marche", a-t-elle raconté.
Mme Sanchez - qui n'a pas été blessée -, a indiqué que les trois policiers vêtus en civil avaient aussi brièvement interpellé Orlando Luis Pardo, son compagnon qui tient également un blog, ainsi que d'autres personnes.
Les Etats-Unis appellent les autorités de l'île à "assurer le respect plein et entier des droits de l'homme et des libertés fondamentales de tous ses citoyens", a ajouté M. Kelly.
Les autorités cubaines considèrent les dissidents comme des "mercenaires" à la solde des Etats-Unis. Washington a conditionné la levée de l'embargo imposé à l'île communiste à une amélioration de la situation des droits de l'homme et de la liberté d'expression.
Cuba: les USA indignés par les mauvais traitements infligés à des blogueurs - Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40865413@7-50,0.html
09 novembre 2009
La chute du Mur passée sous silence à Cuba
Mis à jour le 09 novembre 2009 à 14h42
La chute du Mur passée sous silence à Cuba
Agence France-Presse
La presse cubaine n'a fait aucune mention lundi des 20 ans de la chute du Mur de Berlin, qui allait être suivie par le démantèlement de l'URSS, alors qu'elle a souligné ce week-end le 92e anniversaire de la Révolution bolchevique.
À la télévision, seul un commentateur cubain a rapporté dimanche les événements de novembre 1989 en Allemagne en appelant à la chute de «tous les murs», dont ceux érigés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, et par les Israéliens le long des territoires palestiniens. La presse cubaine a cependant rapporté la cérémonie militaire organisée samedi devant le monument «du Soldat internationaliste soviétique» à La Havane pour marquer, comme tous les 7 novembre (25 octobre selon l'ancien calendrier russe), «le triomphe de la Révolution socialiste d'octobre dans la Russie de 1917».
Quelques mois avant la chute du Mur de Berlin, le père de la Révolution cubaine, Fidel Castro, très critique de la «perestroïka» de Mikhaïl Gorbatchev, avait assuré que Cuba continuerait dans la voie du socialisme» même si l'URSS venait à disparaître.
L'URSS s'est finalement désintégrée en décembre 1991, provoquant des pénuries sans précédent sur l'île communiste qui dépendait en grande partie des subsides de son allié soviétique. Sous embargo américain depuis 47 ans, Cuba s'est trouvé depuis un nouvel allié stratégique avec le Venezuela socialiste d'Hugo Chavez, riche en pétrole.
Ce lundi, pour les 20 ans de la chute du Mur, toute l'Europe s'est donné rendez-vous à Berlin avec les représentants des quatre puissances qui ont occupé l'Allemagne depuis la défaite en 1945 jusqu'à sa réunification en 1990, États-Unis, Russie, Grande-Bretagne et France.
La chute du Mur passée sous silence à Cuba | Amérique latine
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/200911/09/01-919979-la-chute-du-mur-passee-sous-silence-a-cuba.php
Cuba: la blogueuse Yoani Sanchez dit avoir été frappée et brièvement détenue
Cuba: la blogueuse Yoani Sanchez dit avoir été frappée et brièvement détenue
(AFP)
LA HAVANE — La plus célèbre blogueuse de Cuba, Yoani Sanchez, a affirmé samedi avoir été frappée et brièvement détenue la veille au soir à La Havane par des policiers en civil alors même qu'un haut responsable du Vatican soulignait l'"impact" de son blog lors d'une visite à Cuba.
"Ils m'ont frappée et m'ont forcée à entrer la tête première dans une voiture. Jamais ils ne m'ont donné d'explications, mais il était clair qu'il ne voulait pas que je participe à une marche" de jeunes contre la violence, écrit Mme Sanchez, 34 ans, sur son blog "Generacion Y", critique du pouvoir cubain de Raul Castro et qui lui a valu plusieurs prix en Europe et aux Etats-Unis.
Il était impossible d'obtenir un commentaire des autorités cubaines qui considèrent les dissidents comme des "mercenaires" à la solde des Etats-Unis.
Selon Mme Sanchez - qui n'a pas été blessée -, les trois policiers vêtus en civil ont aussi brièvement détenu dans une rue du centre et frappé deux autres personnes, dont son compagnon Orlando Luis Pardo qui tient aussi un blog.
L'organisation Human Rights Watch a dénoncé dans un communiqué le "recours à la force brute" en vue de "réduire au silence" Yoani Sanchez.
"La communauté internationale doit envoyer un message ferme à Raul Castro pour lui dire que ces attaques contre des voix indépendantes sont complètement inacceptables", selon l'ONG basée à New York.
Quelques dizaines de jeunes ont participé en silence à cette marche vendredi soir, qui a duré une quinzaine de minutes, pour dénoncer la violence dans le monde, ont affirmé des participants à l'AFP.
Le même jour, lors d'une conférence magistrale à La Havane, le responsable des Communications sociales du Vatican, l'archevêque Claudio Maria Celli, a souligné l'"impact" international qu'avait le blog de Yoani Sanchez, récompensée en 2008 par le prestigieux prix espagnol Ortega y Gasset. Mme Sanchez n'avait pas été autorisée à quitter l'île communiste pour aller recevoir ce prix.
Le blog de Mme Sanchez, qui raconte les problèmes et absurdités du quotidien cubain, reste cependant peu lu sur l'île où l'accès à internet est très limité et contrôlé.
Les blogueurs cubains vont le plus souvent dans des hôtels, qui disposent d'une salle internet payante, pour transmettre leur texte à des amis résidant à l'étranger qui eux les publient sur leur blog.
AFP: Cuba: la blogueuse Yoani Sanchez dit avoir été frappée et brièvement détenue
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gFc1SKd4CTfv64nQmlieNw5LFFRA
Augmentation du nombre de cas de sida à Cuba
Santé : Augmentation du nombre de cas de sida à Cuba
Cuba compte actuellement 9.267 cas de Sida enregistrés dans l'ensemble des 169 municipalités du pays, touchées à divers degrés par le VIH, ce qui représente une expansion par rapport à 2006 où seules 41 d'entre elles étaient concernées, ont annoncé les autorités sanitaires, citées dimanche par la presse locale.
Depuis 1986, date du premier cas enregistré à Cuba, le ministère cubain de la Santé a comptabilisé 11.208 personnes atteintes du VIH, dont 4.528 développant la maladie et 1.971 décédées.
Selon le ministre de la santé, Manuel Hernandez, les statistiques annuelles sur les décès dus au Sida dégagent une tendance à la baisse "grâce au traitement anti-rétroviral", gratuit dans l'île.
Casafree Actualité Augmentation du nombre de cas de sida à Cuba - Santé - Webzine
http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=39757
06 novembre 2009
Cuba veut réduire le nombre d'avortements avec la "pilule du lendemain"
Cuba veut réduire le nombre d'avortements avec la "pilule du lendemain"
LA HAVANE - A 50 ans, Iris a subi sept avortements, Tania, à 19 ans, en totalise déjà quatre: à Cuba, où l'interruption volontaire de grossesse est légale et gratuite, les autorités veulent en réduire le nombre grâce à la "pilule du lendemain" qu'elles distribueront à partir de 2010.
L'île communiste a été l'un des premiers pays au monde à légaliser en 1965, dans la foulée de l'URSS, une pratique encore controversée dans nombre de pays, notamment en Amérique latine. Quelque 85.000 IVG sont effectuées en moyenne chaque année à Cuba, pour 11,2 millions d'habitants.
Le ministère de la Santé aimerait réduire ce nombre et va pour cela produire et distribuer dans tout Cuba à partir de 2010 la "pilule du lendemain" qui peut se prendre jusqu'à 72 heures après une relation sexuelle non protégée.
Les Cubaines pourront se la procurer en pharmacie, au coût de 0,04 dollar et sans prescription d'un médecin, selon le président de la Commission pour la Santé sexuelle et la planification familiale, Miguel Sosa.
Dans la province de Holguin (est), la première à disposer de la "pilule du lendemain", le nombre d'avortements a baissé de 22% sur environ un an, selon M. Sosa.
"Cela permet d'éviter un avortement. On nous accuse d'être un pays d'+avorteurs+, mais nous essayons de diminuer le nombre d'avortements sans hypocrisie, sans nous voiler la face. Dans les années 1990, nous pratiquions 120.000 avortements annuellement et nous avons réduit ce chiffre dans cette décennie à 85.000", relève le responsable.
Etat officiellement athée depuis la Révolution de 1959, Cuba a été le premier pays du continent à dépénaliser l'IVG - afin notamment de mettre un terme aux avortements clandestins - et le seul en Amérique latine où cette intervention se pratique sans restrictions jusqu'à 10 semaines de grossesse.
La "pilule du lendemain" est ainsi considérée à Cuba comme une "mesure anticonceptionnelle" et non comme un avortement, loin du débat qui agite sur cette question des pays latino-américains tels que le Pérou, où l'Eglise catholique garde une certaine influence.
Pour l'Eglise, la "pilule du lendemain" est un "avortement", explique à l'AFP monseigneur Dionisio Garcia, président de la Conférence épiscopale de Cuba.
"L'Eglise recommande de ne pas l'utiliser, au nom de la défense de la vie. Mais il se fait des choses ici avec lesquelles on peut ne pas être d'accord", ajoute-t-il.
Iris, mère d'une fille de 17 ans et qui avoue avoir eu très souvent dans sa jeunesse des relations sexuelles non protégées, estime "très bien la pilule du lendemain, sauf que ça n'aide pas à faire la promotion d'un comportement sexuel responsable".
Quelque 25% des 2,6 millions de Cubaines sexuellement actives n'utilisent pas de méthodes contraceptives et seule une minorité d'entre elles ont des relations sans contraception parce qu'elles sont infertiles ou veulent avoir un enfant.
Dans ce pays où les garçons entament en moyenne leur vie sexuelle à l'âge de 13 ans et les filles à 14, le quart des grossesses non désirées concerne des jeunes femmes de moins de 20 ans, selon M. Sosa.
Tania, employée dans le secteur du tourisme, a eu sa première expérience sexuelle à 15 ans et en est quatre ans plus tard à son quatrième avortement.
"Les femmes ont le droit de refuser de porter un enfant, mais c'est sûr qu'il y a de l'abus", estime Ana Menendez, une enseignante de 37 ans qui a eu deux enfants et subi cinq IVG.
(©AFP / 06 novembre 2009 06h51)
Cuba veut réduire le nombre d'avortements avec la "pilule du lendemain"
http://www.romandie.com/infos/news2/091106055149.1kjl49nw.asp
04 novembre 2009
L'UE veut des gestes importants de Cuba pour une normalisation
L'UE veut des gestes importants de Cuba pour une normalisation
04.11.09 - 09:13
Le gouvernement cubain de Raul Castro doit faire des "gestes importants" en faveur des droits et libertés pour permettre la pleine normalisation des relations avec l'Union européenne, a déclaré mardi le commissaire européen au Développement, Karel De Gucht.
"Pour la normalisation des relations politiques, il est très important de pouvoir remplacer la position commune par un nouveau cadre négocié", a déclaré Karel De Gucht après des entretiens lundi et mardi avec des officiels cubains qui considèrent comme un obstacle à la normalisation la "position commune" de 1996 liant le dialogue politique au respect des droits et libertés sur l'île communiste.
"Mais j'ai également expliqué à mes homologues cubains que pour y arriver, c'est important que eux aussi fassent des gestes pour rendre possible une unanimité, un consensus au sein de l'Union européenne pour remplacer la position commune par un nouvel instrument bilatéral", a-t-il ajouté.
"Il faudra des gestes importants notamment en ce qui concerne les prisonniers politiques et la situation dans les prisons. Je ne veux pas parler de conditionnalité, mais il faut des gestes importants", a souligné le commissaire européen qui pourrait être reçu mercredi par le président Raul Castro.
L'UE veut des gestes importants de Cuba pour une normalisation | RTBF INFO
http://www.rtbf.be/info/monde/cuba/lue-veut-des-gestes-importants-de-cuba-pour-une-normalisation-157595
03 novembre 2009
Un magazine cubain critique les mémoires de la soeur des Castro
03-11-2009 - 02:12
Un magazine cubain critique les mémoires de la soeur des Castro
LA HAVANE, 3 novembre (Reuters) - Un magazine officiel de Cuba a qualifié lundi d'"opération commerciale de mauvais goût" la publication, le mois dernier, de mémoires dans lesquelles la soeur cadette de Fidel et Raul Castro dit avoir travaillé pour la CIA dans les années 1960.
L'ouvrage est un "produit de l'industrie anti-castriste de Miami", a écrit le périodique La Jiribilla, lié au régime.
Juanita Castro, aujourd'hui âgée de 76 ans, a quitté l'île en 1964, cinq ans après la révolution menée par son frère Fidel.
"Personne ne devrait s'attendre à des révélations transcendantales ou à un événement politique. C'est simplement une opération commerciale de mauvais goût et de basse moralité", pouvait-on lire sur le site internet de La Jiribilla.
Il s'agit de la première réaction officielle à la parution de l'ouvrage de Juanita Castro, venu ajouter un nouvel épisode à la saga de cette famille qui dirige Cuba depuis un demi-siècle.
Dans ses mémoires parues le mois dernier, elle raconte avoir collaboré trois ans durant avec l'agence américaine du renseignement, aidant des agents de la CIA et des dissidents à fuir le pays avant de s'exiler elle-même à Miami.
Elle explique qu'il s'agissait d'un travail "humanitaire" non rémunéré et motivé par ce qu'elle décrit comme la "trahison" par ses frères des fondements de la révolution de 1959. Elle a rompu tout contact avec Raul et Fidel depuis 1964.
"Si c'est vrai (...) elle ne serait qu'une personne de plus parmi les milliers de Cubains qui, pour des cadeaux, de l'argent ou d'autres motivations pouvant être la haine, le désir de vengeance ou l'intolérance, ont travaillé avec la CIA", poursuit l'article.
Fidel Castro, 83 ans, a cédé la présidence l'année dernière à son frère cadet Raul, 78 ans, pour raisons de santé. Il accuse la CIA d'avoir fomenté en vain quelque 600 complots pour tenter de le renverser ou l'assassiner en un demi-siècle.
(Rosa Tania Valdes, version française Grégory Blachier)
Un magazine cubain critique les mémoires de la soeur des Castro
http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=10710954
02 novembre 2009
Crise: Cuba réduit ses importations
Crise: Cuba réduit ses importations
AFP
02/11/2009 | Mise à jour : 21:30
Cuba a dû réduire de façon draconienne ses importations depuis le début de cette année en raison de la crise économique, faisant chuter de 36% ses échanges commerciaux, a déclaré aujourd'hui le ministre cubain du Commerce extérieur, Rodrigo Malmierca.
"A la fin du troisième trimestre de 2009, les échanges commerciaux de biens ont baissé de 36% par rapport à la même période de l'an dernier" et les importations comptent pour "80%" de cette baisse, a relevé Malmierca à l'ouverture de la 27e édition de la Foire commerciale internationale de La Havane.
Le ministre a expliqué cette baisse par "les obstacles pour avoir accès au financement international" en raison de la crise financière et économique mondiale, "la hausse des prix" des matières premières, notamment des denrées alimentaires, et l'embargo américain en vigueur depuis 47 ans. Cuba importe environ 80% de ses denrées alimentaires et son premier fournisseur en la matière est paradoxalement les Etats-Unis, l'embargo ne concernant pas ce type de produits.
Le Figaro - Flash actu : Crise: Cuba réduit ses importations
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/02/01011-20091102FILWWW00589-crise-cuba-reduit-ses-importations.php
31 octobre 2009
Castro craint les Américains comme la grippe
Castro craint les Américains comme la grippe
samedi 31 oct, 22 h 02
Associated Press
LA HAVANE - Plus de visiteurs américains à Cuba, cela équivaut à plus de grippe A/H1N1, a résumé le leader cubain Fidel Castro, cherchant un motif de freiner les visites en provenance de Floride, où sont réfugies nombre d'opposants à son régime.
Le vieux dirigeant a donné son point de vue samedi dans la presse officielle cubaine, estimant que la plupart des premiers cas observés à Cuba venaient de visiteurs en provenance des Etats-Unis.
"Nous avons cette situation étrange où les Etats-Unis d'une main autorisent un plus grand nombre de voyages à plus de gens porteurs du virus, et de l'autre main, nous interdisent d'obtenir les équipements et les médicaments pour combattre le virus" écrit Castro.
Il affirme toute fois ne pas croire que Barack Obama cherchait à contaminer les Cubains, quand, en avril, il a levé les restrictions aux voyages des Americano-Cubains et les envois d'argent vers l'île sous embargo depuis 47 ans.
Castro a rencontré mardi dernier la secrétaire générale de l'Organisation mondiale de la Santé, Margaret Chan. Cuba a enregistré 7 décès dues à la grippe A/H1N1 et 793 cas de contamination confirmés.
Castro craint les Américains comme la grippe - Yahoo! Actualités
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/091031/monde/20091031_usa_cuba_grippe_a_h1n1_1
29 octobre 2009
L'OMS va distribuer 200 millions de vaccins
L'OMS va distribuer 200 millions de vaccins
NOUVELOBS.COM | 29.10.2009 | 15:29
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a l'intention de distribuer 200 millions de doses vaccinales contre la grippe A1/H1N1 à 100 pays en développement, a précisé la directrice de l'organisation, Margaret Chan, mercredi 28 octobre.
"Jusqu'à présent nous avons obtenu l'engagement d'une partie de l'industrie (pharmaceutique) et de pays donateurs de quelque 200 millions de doses pour la vaccination qui seront disponibles pour l'OMS dans les 12 prochains mois. Ces doses seront livrées dans une centaine de pays" pauvres dont Cuba, a déclaré Margaret Chan lors d'une conférence de presse à La Havane.
Plusieurs doses nécessaires
Elle a de nouveau souligné que la capacité de fabrication du vaccin est "limitée" et que des "milliards de doses" vont manquer pour protéger toute la population des pays pauvres contre cette grippe qui a déjà fait 5.000 morts à travers le monde.
Selon la responsable, si une dose est suffisante pour vacciner un adulte contre la grippe A H1N1, plusieurs doses peuvent être nécessaires pour un enfant.
La distribution de ces vaccins, qui doit commencer en novembre, atteindra près de 2% de la population de ces pays pauvres d'ici quatre à cinq mois, avait indiqué il y a deux semaines l'OMS. Comme dans le reste du monde, les premiers vaccinés seront les personnels de santé ainsi que les personnes à risque.
A Cuba, importante destination touristique, la grippe a fait officiellement sept morts sur les 793 cas qui ont été rapportés.
Margaret Chan a notamment été reçue par le leader communiste Fidel Castro lors de cette visite.
L'OMS va distribuer 200 millions de vaccins - La grippe A - Information NouvelObs.com
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/20091029.OBS6190/loms_va_distribuer_200_millions_de_vaccins.html
26 octobre 2009
Cuba : la soeur de Fidel Castro, collaboratrice de la CIA?
Cuba : la soeur de Fidel Castro, collaboratrice de la CIA?
Avec Reuters
Elle n'a parlé à aucun de ses frères depuis plus de quarante ans. Et pourtant, Juanita Castro aurait bien des choses à raconter à Fidel et Raul. La soeur cadette des deux dirigeants de Cuba prétend dimanche avoir collaboré avec la CIA américaine contre le régime de ses frères avant de s'exiler à Miami en 1964. Aujourd'hui âgée de 76 ans, Juanita Castro a fait cette révélation à la chaîne de télévision américaine Univision-Noticias 23, à la veille de la publication de ses mémoires. Son livre, édité en espagnol sous le titre Fidel et Raul, mes frères, l'histoire secrète , a été rédigé avec le concours de la journaliste mexicaine Maria Antonieta Collins. Il paraît lundi aux États-Unis.
Juanita Castro, qui avait initialement soutenu la révolution castriste de 1959 contre le dictateur cubain Fulgencio Batista, a affirmé avoir perdu toute illusion devant les exécutions d'opposants ordonnées par son frère aîné et le glissement de l'île vers le communisme. "J'ai commencé à perdre mes illusions en voyant tant d'injustice", a-t-elle déclaré. Elle a dit avoir aidée et protégée, de chez elle à La Havane, des personnes persécutées par le gouvernement de Fidel Castro. "Ma position à Cuba est devenue délicate en raison de mes activités contre le régime." Un jour, a-t-elle raconté, une personne proche à la fois d'elle et de Fidel Castro lui a remis une invitation de la CIA lui demandant de collaborer avec les renseignements américains. "Ils voulaient me parler, ils avaient des choses intéressantes à me dire et à me demander, par exemple si je serais prête à prendre le risque, si j'étais prête à les écouter - j'étais plutôt choquée, mais enfin j'ai dit oui", a déclaré Juanita Castro à Collins.
"C'est ainsi qu'a débuté une longue relation avec le pire ennemi de Fidel Castro, l'Agence centrale de renseignement", a commenté la journaliste mexicaine. "Pendant trois ans, de 1961 à 1964, au risque de sa propre vie, Juanita Castro s'est employée à sauver ses compatriotes bien avant de partir en exil à Miami", a ajouté Collins. Cette collaboration n'a pas été confirmée par la CIA. Juanita Castro, qui a dirigé une pharmacie à Miami pendant plus de trente ans avant de prendre sa retraite fin 2006, s'est entretenue pour la dernière fois avec son frère Fidel chez elle à La Havane en 1963, lors du décès de leur mère Lina Ruz Gonzalez. Elle a dit avoir vu pour la dernière fois Raul en 1964, quelques jours avant de quitter Cuba pour vivre en exil. Fidel Castro, 83 ans, a cédé la présidence l'an dernier à son frère Raul, 78 ans, après avoir mis en place un système communiste à parti unique et gouverné l'île près d'un demi-siècle.
AMÉRIQUES : Cuba : la soeur de Fidel Castro, collaboratrice de la CIA?, actualité Monde : Le Point
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-26/cuba-la-soeur-de-fidel-castro-collaboratrice-de-la-cia/924/0/389080
J'ai travaillé avec la CIA à Cuba, révèle la soeur de Castro
"J'ai travaillé avec la CIA à Cuba", révèle la soeur de Castro
Par Reuters, publié le 26/10/2009 à 14:
MIAMI - La soeur cadette de Fidel et Raul Castro, Juanita Castro, a déclaré dimanche avoir collaboré avec la CIA américaine à Cuba contre le régime de ses frères avant de s'exiler à Miami en 1964.
Juanita Castro, qui est âgée de 76 ans et n'a parlé à aucun de ses frères depuis plus de quarante ans, a fait cette révélation à la chaîne de télévision Univision-Noticias 23 la veille de la publication de ses mémoires.
Son livre, édité en espagnol sous le titre "Fidel et Raul, mes frères, l'histoire secrète", a été rédigé avec le concours de la journaliste mexicaine Maria Antonieta Collins. Il doit paraître ce lundi.
Juanita Castro, qui avait initialement soutenu la révolution castriste de 1959 contre le dictateur cubain Fulgencio Batista, a dit avoir perdu toute illusion devant les exécutions d'opposants ordonnées par son frère aîné et le glissement de l'île vers le communisme.
"J'ai commencé à perdre mes illusions en voyant tant d'injustice", a-t-elle déclaré lors d'une interview avec Collins diffusée sur Univision-Noticias 23.
Elle a dit avoir aidé et protégé, de chez elle à La Havane, des personnes persécutées par le gouvernement de Fidel Castro. "Ma position à Cuba est devenue délicate en raison de mes activités contre le régime."
"PLUTÔT CHOQUÉE MAIS..."
Un jour, a-t-elle raconté, une personne proche à la fois d'elle et de Fidel Castro lui a remis une invitation de la CIA lui demandant de collaborer avec les renseignements américains.
"Ils voulaient me parler, ils avaient des choses intéressantes à me dire et à me demander, par exemple si je serais prête à prendre le risque, si j'étais prête à les écouter - j'étais plutôt choquée, mais enfin j'ai dit oui", a déclaré Juanita Castro à Collins.
"C'est ainsi qu'a débuté une longue relation avec le pire ennemi de Fidel Castro, l'Agence centrale de renseignement", a commenté la journaliste mexicaine.
"Pendant trois ans, de 1961 à 1964, au risque de sa propre vie, Juanita Castro s'est employée à sauver ses compatriotes bien avant de partir en exil à Miami", a ajouté Collins.
Juanita Castro, qui a dirigé une pharmacie à Miami pendant plus de trente ans avant de prendre sa retraite fin 2006, s'est entretenue pour la dernière fois avec son frère Fidel chez elle à La Havane en 1963, lors du décès de leur mère Lina Ruz Gonzalez. Elle a dit avoir vu pour la dernière fois Raul en 1964, quelques jours avant de quitter Cuba pour vivre en exil.
Fidel Castro, 83 ans, a cédé la présidence l'an dernier à son frère Raul, 78 ans, après avoir mis en place un système communiste à parti unique et gouverné l'île près d'un demi-siècle.
J'ai travaillé avec la CIA à Cuba, révèle la soeur de Castro
http://www.lexpress.fr/actualites/2/j-ai-travaille-avec-la-cia-a-cuba-revele-la-soeur-de-castro_824005.html
"J'ai travaillé avec la CIA à Cuba", révèle la soeur de Castro
"J'ai travaillé avec la CIA à Cuba", révèle la soeur de Castro
Créé le 26/10/09 - Dernière mise à jour à 16h40
La sœur cadette de Fidel Castro a déclaré dimanche avoir collaboré avec la CIA à Cuba, entre 1961 et 1964, contre le régime de ses frères.
Juanita Castro n'a parlé à aucun de ses frères, Fidel et Raul, depuis plus de quarante ans. La sœur cadette de la famille Castro doit pourtant avoir des choses à leur raconter. Cette dame de 76 ans a en effet prétendu dimanche, à la chaîne de télévision Univision-Noticias 23, avoir collaboré avec la CIA à Cuba contre le régime de ses frères, avant de s'exiler à Miami en 1964.
La sœur cadette des frères Castro avait initialement soutenu la révolution de 1959 contre le dictateur cubain Fulgencio Batiste. Dans un livre, édité en Espagnol, à paraître lundi, Fidel et Raul, mes frères, l'histoire secrète, cette vielle dame dit avoir ensuite perdu "toute illusion devant les exécutions d'opposants ordonnées par son frère aîné" et le glissement de l'île vers le communisme.
Juanita Castro commence à aider et à protéger, de chez elle à La Havane, des personnes persécutées par le gouvernement de Fidel Castro. C'est alors que sa "position à Cuba est devenue délicate en raison de mes activités contre le régime", confie-t-elle. Puis un jour, une personne proche à la fois d'elle et de Fidel Castro lui a remis "une invitation de la CIA lui demandant de collaborer avec les renseignements américains", explique Juanita Castro. Elle finit par accepter et pendant trois ans, de 1961 à 1964, "[elle s'est] employée à sauver ses compatriotes bien avant de partir en exil à Miami", confie-t-elle à Univision-Noticias 23.
Agé de 83 ans, Fidel Castro a cédé la présidence l'an dernier à son frère Raul, 78 ans, après près d'un demi-siècle passé au pouvoir.
"J'ai travaillé avec la CIA à Cuba", révèle la soeur de Castro - Actualité Internationale - Amérique latine - Radio Europe1
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Internationale/Amerique-latine/J-ai-travaille-avec-la-CIA-a-Cuba-revele-la-soeur-de-Castro/(gid)/250813
Obama a confié mi-octobre un message pour Cuba à l'Espagne
26-10-2009 - 01:44
Obama a confié mi-octobre un message pour Cuba à l'Espagne
WASHINGTON, 26 octobre (Reuters) - Lors de sa rencontre le 13 octobre avec le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, le président américain Barack Obama lui a confié un message à transmettre au gouvernement de Cuba, a déclaré dimanche un responsable américain.
Six jours après la rencontre des deux dirigeants à la Maison blanche, le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos s'est rendu à Cuba pour y rencontrer le président Raul Castro.
"Quand (Obama) a appris que le ministre des Affaires étrangères allait se rendre à La Havane, il a proposé que Moratinos presse le régime castriste d'entamer des réformes et d'améliorer la situation des droits de l'homme", a déclaré le responsable américain, qui n'a pas souhaité être nommé.
La requête formulée par Obama a tout d'abord été rapportée par le quotidien espagnol El Pais, selon lequel le président américain a parlé d'un tournant potentiel dans les relations américano-cubaines, mais souligné qu'il était important que La Havane prenne des mesures au préalable.
"Demandez à Moratinos de dire aux autorités cubaines que nous comprenons bien qu'un changement ne peut avoir lieu du jour au lendemain, mais que plus tard, lorsque nous repenserons au passé, il devra être clair que c'est aujourd'hui que le changement a commencé", a dit Obama à Zapatero, selon des sources diplomatiques citées par El Pais.
"Nous faisons des efforts, mais s'il n'en font pas aussi, il sera très difficile pour nous de continuer", a ajouté le président américain.
Moratinos a rencontré Raul Castro le 19 octobre. Le président cubain a alors assuré vouloir poursuivre la réforme économique et exprimé le désir de continuer à améliorer les relations avec Washington, a par la suite rapporté le chef de la diplomatie espagnole.
L'Espagne est l'un des principaux partenaires commerciaux de Cuba. Madrid a fait savoir que le resserrement des liens entre l'île des Caraïbes et l'Union européenne serait l'une de ses priorités lorsque l'Espagne prendrait la présidence tournante de l'UE, en janvier 2010.
(Caren Bohan et Tracy Rucinski, version française Gregory Schwartz)
Obama a confié mi-octobre un message pour Cuba à l'Espagne
http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=10692936
La soeur de Castro collaborait avec la CIA depuis 1961
La soeur de Castro collaborait avec la CIA depuis 1961
lundi 26 oct, 13 h 25
The Associated Press
MIAMI - La soeur cadette de Fidel Castro affirme dans ses mémoires publiées lundi qu'elle a commencé à collaborer avec la CIA peu après l'échec de l'invasion américaine de la baie des Cochons à Cuba en 1961.
Après avoir initialement soutenu son frère quand il a renversé la dictature de Batista en 1959, Juanita Castro avait rapidement changé d'opinion. Elle dit avoir hébergé chez elle des opposants au régime communiste.
Aujourd'hui âgée de 76 ans, la soeur de Castro affirme que l'épouse de l'ambassadeur du Brésil à Cuba l'avait persuadée de rencontrer un agent de la CIA pendant un voyage à Mexico et qu'elle a alors accepté de fournir des informations à l'agence américaine, sans aucune contrepartie financière.
Juanita Castro a quitté Cuba en 1964 et a fini par s'installer à Miami, où elle a tenu une pharmacie jusqu'en 2007. La santé de Fidel Castro, 83 ans, l'a contraint à céder le pouvoir en février 2008 à son frère Raul Castro.
La soeur de Castro collaborait avec la CIA depuis 1961 - Yahoo! Actualités
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/091026/monde/20091026_cuba_castro_soeur_cia_1