30 septembre 2009
Cuba: une revue catholique critique la centralisation à outrance de l'Etat
Cuba: une revue catholique critique la centralisation à outrance de l'Etat
LA HAVANE, 30 sept 2009 (AFP)
La centralisation économique à outrance et l'"étatisation généralisée" sont un "grand obstacle" aux "progrès" prônés à Cuba par le gouvernement de Raul Castro pour sortir l'île d'une grave crise financière, a estimé mercredi une publication de l'Eglise catholique cubaine.
"L'excès de centralisation économique et l'étatisation généralisée créent non seulement une bureaucratie écrasante et des dépenses publiques excessives", mais représentent aussi un "grand obstacle pour la modernisation, le développement de l'initiative individuelle et le progrès", écrit le directeur du mensuel Palabra Nueva de l'Archevêché de La Havane, le laïc Orlando Marquez, dans un article publié sur le site internet de la revue.
"Comment satisfaire les besoins essentiels -parce qu'en effet ils n'ont pas été satisfaits - de la population? En créant plus de richesse. Et comment créer plus de richesse? En produisant plus. Et comment produire plus? En travaillant plus. Et comment travailler plus? Là est le dilemme", poursuit la revue qui assure que nombre des 11 millions de Cubains sont "improductifs".
"Travailler plus pour produire plus" est le mot d'ordre lancé aux Cubains par le président Raul Castro pour sortir d'une crise économique qui a fait chuter de 30% les importations sur l'île depuis le début de cette année.
Raul Castro a autorisé le déplafonnement des salaires et l'octroi des vastes terres d'Etat en friche à des exploitants privés afin notamment d'augmenter la production agricole, dans ce pays qui importe jusqu'à 84% de ses besoins alimentaires, en majeure partie de son ennemi déclaré, les Etats-Unis.
Les Américains maintiennent depuis 1962 un embargo commercial et financier controversé contre Cuba, mais celui-ci ne concerne pas les produits alimentaires.
Cuba: une revue catholique critique la centralisation à outrance de l'Etat - dépêches AFP - la-Croix.com
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090930190050.96knu4pi.htm
Cuba-USA: première rencontre de diplomates de haut rang depuis 2002
Cuba-USA: première rencontre de diplomates de haut rang depuis 2002
16:37 | 30/ 09/ 2009
MOSCOU, 30 septembre - RIA Novosti. Des diplomates cubains et américains de haut rang se sont rencontrés pour la première fois depuis les sept dernières années à La Havane, rapportent mercredi des médias latino-américains.
Une délégation américaine conduite par la vice-secrétaire d'Etat adjointe pour l'Amérique latine Bisa Williams est arrivée le 17 septembre à Cuba, la dernière visite à La Havane d'un représentant aussi haut placé du département d'Etat américain remontant à 2002.
La délégation a rencontré des fonctionnaires du gouvernement cubain, notamment le vice-ministre des Affaires étrangères Dagoberto Rodriguez. Les Américains se sont également rendus dans les zones sinistrées par les ouragans de 2008, dans l'ouest de l'île. Les négociations à La Havane ont porté sur une éventuelle reprise des échanges postaux directs, suspendus depuis 1963, et sur d'autres questions, notamment celle des migrations.
Les relations entre les Etats-Unis et Cuba se sont cependant améliorées depuis l'arrivée à la Maison blanche du président américain Barack Obama qui avait plus d'une fois déclaré son intention d'améliorer les rapports avec Cuba et d'atténuer le régime des sanctions. Ainsi, début avril dernier, M.Obama a ordonné la levée des restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Cubano-Américains vers leur pays d'origine.
Néanmoins, en septembre, les Etats-Unis ont prorogé une fois de plus d'une année l'embargo économique et commercial contre Cuba, introduit encore en 1961. Selon la partie cubaine, les pertes essuyées par le pays à cause de ce blocus ont dépassé 96 milliards de dollars. La communauté internationale juge illégitime l'embargo US, car les Etats-Unis imposent leurs lois intérieures à des pays tiers.
L'Assemblée générale de l'ONU adopte des résolutions exigeant la levée des sanctions américaines unilatérales contre Cuba, contraires à la Charte des Nations unies et au droit international.
RIA Novosti - International - Cuba-USA: première rencontre de diplomates de haut rang depuis 2002
http://fr.rian.ru/world/20090930/123310568.html
Washington boude les dissidents cubains
Washington boude les dissidents cubains
30.09.2009
"Pour la première fois en dix ans, les dissidents cubains n'ont pas été invités à la réception diplomatique du Bureau des intérêts des Etats-Unis à La Havane (SINA)", rapporte le correspondant de BBC Mundo. A leur place, près de 200 artistes, intellectuels et universitaires cubains proches du gouvernement ont assisté à l'événement. Les Etats-Unis prennent ainsi leurs distances avec la dissidence cubaine et reconnaissent les membres de l'intelligentsia cubaine comme des interlocuteurs légitimes. Pour BBC Mundo, cela pourrait constituer le début d'une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.
CUBA • Washington boude les dissidents cubains | Courrier international
http://www.courrierinternational.com/breve/2009/09/30/washington-boude-les-dissidents-cubains
29 septembre 2009
Signature d'un accord de coopération entre le Vietnam et Cuba
Signature d'un accord de coopération entre le Vietnam et Cuba
Le Vietnam et Cuba ont signé lundi à La Havane un plan d'action pour la période 2009-2010 en vue de renforcer leur coopération dans différents domaines entre les deux pays.
Le plan d'action, signé durant le 4ème Forum des entrepreneurs tenu à La Havane, vise à augmenter la récolte du riz à Cuba et à élargir le réseau routier de l'île.
Le plan comprend les efforts destinés à augmenter la production du textile et à créer une entreprise de produits électroniques à capitaux mixtes.
Le président vietnamien Nguyen Minh Triet, en visite à Cuba, a appelé les deux pays à développer une coopération spéciale en vue d'exploiter les potentiels existants.
Le chef de l'Etat vietnamien a annoncé lundi que son pays ferait don à Cuba de 3. 000 tonnes de riz, de 500 téléviseurs, de 500 ordinateurs, de 8.000 cahiers, et de 600 paires de chaussures.
Source: xinhua
Signature d'un accord de coopération entre le Vietnam et Cuba -Le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.peopledaily.com.cn/International/6772866.html
27 septembre 2009
Coupe du monde: les É.-U. battent Cuba
Coupe du monde: les É.-U. battent Cuba
Dimanche 27 septembre 2009
RDS.ca
Les États-Unis ont défait Cuba par le pointage de 10-5 à la Coupe du monde de baseball.
Le receveur Lucas May a claqué un circuit de trois points au cours du match.
Les Américains avaient vaincu les Cuba lors de la finale en 2007 pour mettre fin à une séquence de neuf victoires consécutives des Cubains.
Coupe du monde: les É.-U. battent Cuba - RDS.ca
http://www.rds.ca/baseball/chroniques/283226.html
26 septembre 2009
Trinidad la ville musée de Cuba
Trinidad la ville musée de Cuba
Par Richard Saindon
Conduire à Cuba relève de la course à obstacle. Il faut savoir éviter les poules, les calèches, les piétons, les tracteurs, les chiens, les cyclistes et que sais-je encore ! L'une des plus belles routes de Cuba, et l'une des moins encombrées aussi, relie les villes de Cienfuegos et de Trinidad.
Longeant de longs moments la mer des Caraïbes, au pied des montagnes de la Sierra del Escambray la route, semblable à une départementale française, est fort agréable. Au moins quatre grands ponts, de hautes arches de béton, permettent de franchir l'embouchure de rivières descendues des sommets voisins comme le Pico San Juan culminant à 1 156 mètres. Ici et là, nous voyons de petits élevages de bovins et quelques champs de tabac. Puis la route quitte brusquement la côte et au bout d'une douzaine de kilomètres, au-delà des collines, apparaissent les flèches des vieilles églises baroques de Trinidad.
Une longue histoire
Fondée en 1514 par l'aventurier Diego Vélasquez, Santisima Trinidad (la Sainte-Trinité) sert aussitôt de tête de pont pour la conquête du continent américain. C'est de là que part vers le Yucatan en 1517 l'expédition de Francisco Hernandez de Cordoba, tandis que l'année suivante, Hernan Cortéz, fait escale dans la jeune colonie de Trinidad et recrute des hommes de main pour son expédition qui mènera à la chute de l'empire aztèque.
Pendant trois siècles, Trinidad demeure endormie, vivotant d'élevage, de culture du tabac et du trafic d'esclaves venant de la Jamaïque. En raison d'attaques fréquentes de contrebandier et de pirates, les habitants de Trinidad prennent l'habitude de protéger portes et fenêtres par de magnifiques grilles de fer forgé. Elles sont toujours en place, conférant aux immeubles du centre historique de la ville un cachet très particulier.
Le XVIIIe siècle marque le début d'une ère nouvelle pour la petite agglomération. Fuyant la révolte des esclaves, à Haïti, plusieurs Français s'installent à Trinidad et mettent sur pied une cinquantaine de sucreries dans la Valle de los Ingenios au nord-est de la ville. Trinidad connaît son âge d'or au milieu du XIXe siècle avec une production de sucre annuelle de plus de 7 500 tonnes.
Un riche patrimoine
En raison de son schéma urbain qui remonte à plus de trois siècles et des vestiges de l'exploitation sucrière, la ville de Trinidad et la Valle de los Ingenios font partie depuis 1988 des sites classés sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité dressée par l'UNESCO.
Marcher sur les galets dans les ruelles de cette véritable ville musée permet d'admirer, à travers des immeubles rescapés du temps, l'architecture coloniale espagnole dans toute sa splendeur. Au cœur de l'agglomération de 50 000 habitants, sur la Plaza Mayor, dominée par le campanile du couvent de San Francisco, quelques grands édifices attirent le regard. Il y a d'abord l'église paroissiale Santisima Trinidad, une des rares cathédrales au monde à ne pas avoir un clocher. Il y a aussi le Palacio Brunet, manoir de 13 pièces datant de 1740.
Trois musées se trouvent directement sur la place et deux autres dans les environs immédiats. C'est le cas du Musée d'Histoire de la ville, situé dans le Palacio Cantero. On y voit de belles fresques originales sur les murs de la cour intérieure, des objets d'usage courant il y a deux siècles, mais surtout, un escalier conduit à une tour d'observation d'où l'on découvre une vue unique de la ville.
Il faut aussi prendre le temps d'aller marcher dans les rues en périphérie de la place pour admirer les jolies maisons basses aux teintes pastel. Très sympathiques, les gens de Trinidad que je croise dans les rues m'adressent des sourires ou me posent quelques questions sur mon lieu de résidence. J'aime beaucoup le peuple cubain, altier comme le palmier royal, l'emblème du pays et doux comme le sucre de sa canne.
Ne manquez pas l'atelier de poterie de la famille Santander. Dans cette ville, la poterie relève d'une très longue tradition importée par quelques-unes des premières familles venues d'Espagne. J'y ai rencontré Chi Chi, un artisan capable de vous façonner un vase ou une assiette en moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf !
Avant de quitter la région, un arrêt s'impose dans la Valle de los Ingenios et notamment le domaine Manaca Iznaga, où l'on explique très bien la vie des plantations et les relations entre maîtres et esclaves. Dans les champs de canne à sucre subsiste une tour haute de 44 mètres qui servait à surveiller les esclaves. On peut y monter moyennant quelques pesos.
Enfin, à 12 kilomètres au sud de Trinidad, les courants ont façonné, sur une pointe de terre, la plage de Ancon, longue de 4 kilomètres, dont les abords se prêtent bien à la plongée sous-marine.
Ce reportage a été réalisé grâce à la collaboration de Vacances Sunwing et du groupe hôtelier Melia. Transport aérien Québec-Varadero par Sunwing.
L'Avantage votre journal - Trinidad la ville musée de Cuba
http://www.lavantage.qc.ca/200909266442/chronique_inter_voyage_/trinidad_la_ville_musee_de_cuba.html
24 septembre 2009
Quand Fidel Castro voulait atomiser New York
Quand Fidel Castro voulait atomiser New York
Une tranche méconnue de l'histoire de la guerre froide vient de ressortir des dossiers du National Security Archive, rapporte le New York Times. Fidel Castro se serait démené au début des années 1980 pour convaincre l'URSS de lancer une attaque nucléaire sur les États-Unis. De longs pourparlers furent nécessaires pour dissuader le Lider maximo cubain de renoncer à son projet. Un des arguments décisifs des Soviétiques aurait été de lui montrer qu'il y avait des risques considérables de retombées radioactives sur Cuba.
Avec Reagan à la Maison-Blanche et son désir de confrontation avec le bloc soviétique, la guerre froide traversait une phase de tensions aiguë et les soviétiques avaient alors un avantage militaire qu'ils savaient de courte durée. Les Etats-Unis étaient alors lancés dans des programmes technologiquement ambitieux, comme le bouclier anti-missiles et multipliaient les essais nucléaires dans le Nevada, tandis que Ronald Reagan promettait la défaite de «l'Empire du Mal».
Une équipe de chercheurs de l'Université Georges Washington a mis au jour un rapport de 1995, réalisé par les services du Pentagone à partir des témoignages de transfuges de l'armée Rouge, qui révèlent les plans d'offensives et d'attaques soviétiques entre 1965 et 1985.
Le général soviétique Andrian Danilevich a notamment révélé aux services américains les pressions exercées par Cuba pour que Moscou adopte «une ligne plus dure» dans ses rapports diplomatiques avec les USA. Fidel Castro aurait ainsi plaidé pour l'attaque nucléaire des Etats-Unis, comme il le fit lors de la crise des missiles de 1962. Danilevich raconte qu'une longue argumentation fut nécessaire pour dissuader le Lider Maximo: une frappe des grandes villes stratégiques de la côte Est des Etats-Unis aurait aussi ravagé Cuba par la pollution radioactive transportée par les vents.
Il ressort de ces documents que malgré la course à l'armement dans laquelle l'Union Soviétique s'est largement engagée, les dirigeants communistes avaient pris la mesure de l'impact catastrophique d'un conflit nucléaire. Leurs prévisions stratégiques préconisaient d'éviter ce genre de frappes à tout prix. Ces éléments soulignent que l'administration américaine de l'époque surestimait l'agressivité des soviétiques.
[Lire l'article complet sur le NewYorkTimes]
Quand Fidel Castro voulait atomiser New York | slate
http://www.slate.fr/story/10733/atomiser-washington-la-lubie-historique-de-fidel-castro
Le jour où Moscou a dissuadé Cuba d'atomiser les Etats-Unis
Le jour où Moscou a dissuadé Cuba d'atomiser les Etats-Unis
Julie Connan (lefigaro.fr)
24/09/2009 | Mise à jour : 19:34
Des documents inédits du Pentagone révèlent les projets belliqueux de Fidel Castro pour détruire l'ennemi américain à la fin de la Guerre froide. Et font relativiser les ambitions nucléaires soviétiques, à cette période.
Alors que les grands de ce monde viennent de voter une résolution de l'ONU pour appeler à la dénucléarisation, des documents inédits éclairent d'un nouveau jour la menace atomique, pendant les dernières heures de la Guerre froide. Fidel Castro aurait suggéré à l'URSS de lancer une attaque nucléaire sur les Etats-Unis, au début des années 80, d'après un rapport rédigé à partir de témoignages de plusieurs transfuges de l'Armée rouge.
Comme pendant la guerre des missiles en 1962, le Lider maximo «a fait pression pour que les Soviétiques adoptent une ligne plus dure contre les Américains, allant même jusqu'à évoquer de possibles frappes nucléaires», peut-on lire dans ce document intitulé «Soviet intentions 1965-1985» et préparé pour le Pentagone en 1995.
A cette époque, c'est la «guerre fraîche» entre Moscou et Washington : le président Reagan, récemment élu, investit plusieurs milliards de dollars dans l'armement, surnomme l'URSS l'«empire du mal» et effectue de nombreux essais nucléaires dans le désert du Nevada, rappelle le New York Times qui a révélé mardi l'existence de ces documents.
«C'est vraiment un exercice ?»
Pour montrer à Castro qu'une attaque nucléaire n'était pas appropriée, les Soviétiques ont dû faire montre de patience et de pédagogie, à en croire ce long texte, mis en ligne par des chercheurs du National Security Archive.
«L'Union soviétique, en réponse, a envoyé des experts pour expliquer à Castro les conséquences écologiques qu'auraient pour des frappes nucléaires» contre les grandes villes de la côte Est des Etats-Unis. L'île communiste n'est en effet qu'à 360 kilomètres de la Floride. Une donnée du problème qui aurait «considérablement changé les positions de Fidel Castro», à en croire le général soviétique Andrian A. Danilevich, principale source du rapport.
Plus généralement, l'«incident Castro», comme il est appelé, donne une autre version de l'état d'esprit soviétique et tend à montrer que les ambitions nucléaires de l'URSS ont été à l'époque surestimées par l'administration Reagan, et ce, malgré la course aux armements. En 1972, les leaders du Kremlin se seraient ainsi montrés «horrifiés», lors d'un briefing sur les conséquences qu'aurait une éventuelle attaque américaine sur leur sol. Autre anecdote : dans les années 70, le leader soviétique Leonid Brejnev aurait «tremblé» avant d'appuyer sur le «bouton rouge», dans le cadre d'une simulation. «C'est vraiment un exercice ?», aurait-il demandé, inquiet, à son ministre de la Défense.
Le Figaro - International : Le jour où Moscou a dissuadé Cuba d'atomiser les Etats-Unis
http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/24/01003-20090924ARTFIG00652-le-jour-o-moscou-a-dissuade-cuba-d-atomiser-les-etats-unis-.php
22 septembre 2009
Mariela Castro met en garde contre tout "changement radical" à Cuba
Mariela Castro met en garde contre tout "changement radical" à Cuba
LE MONDE | 21.09.09 | 15h00
Saint-Domingue Correspondant
Fille de l'actuel président cubain, Raul Castro, Mariela Castro Espin poursuit, à sa façon, l'oeuvre de sa mère Vilma Espin (1930-2007), fondatrice de la Fédération des femmes cubaines. Directrice du Centre national d'éducation sexuelle, à La Havane, Mariela Castro Espin, âgée de 47 ans, mène en effet un combat incessant contre l'homophobie et pour la reconnaissance de toutes les minorités sexuelles.
Ce combat se heurte aux pesanteurs de la société cubaine. Peu après le retrait de son frère Fidel pour cause de maladie, Raul Castro avait pourtant promis des "changements structurels" dans tous les secteurs. Sont-ils toujours à l'ordre du jour ? Mariela Castro sourit. Elle s'en tire par une pirouette, expliquant que son père ne lui fait pas de confidences "parce que je donne des interviews", déclare-t-elle au Monde, en marge d'une visite de travail entamée, lundi 14 septembre, à Saint-Domingue.
"Comme citoyenne, j'observe les petits pas, prudents, pour faire les changements que nécessite la société cubaine, pour renforcer le socialisme et satisfaire les besoins croissants de notre population", ajoute-t-elle. "Un changement radical en ce moment serait très dangereux", précise-t-elle toutefois.
Ce qui n'empêche pas la fille de Raul Castro de batailler contre "les normes devenues caduques, qu'il faut changer car elles affectent la liberté des Cubains et des Cubaines". Elle a ainsi proposé une modification du Code de la famille "pour garantir le respect de la libre orientation sexuelle et des personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et travesties".
"Pour ne pas choquer les croyants", Mariela Castro n'insiste pas pour légaliser le mariage homosexuel. "Nous proposons une union consensuelle garantissant les mêmes droits à tous", dit-elle. "Je ne veux pas entrer en contradiction avec l'Eglise catholique, j'ai de très bons amis dans le monde religieux et je crois que nous pouvons trouver des points communs."
Face aux réticences de la société cubaine "qui évolue, mais reste machiste et patriarcale", elle compte sur l'éducation, à l'école et dans les médias. "C'est vrai que les forces armées (commandées depuis le début du régime par son père) n'acceptent pas les homosexuels", admet-elle.
"Mais à mesure que nous apportons de nouveaux éléments d'information et d'analyse et que la population peut en débattre publiquement, les institutions et les personnes qui les intègrent vont changer, qu'il s'agisse de fonctionnaires, de militaires ou de policiers", espère-t-elle.
La première opération de changement de sexe a été réalisée à Cuba en 1988. Après une interruption de plus de vingt ans, due à l'opposition de divers secteurs de la société, dont les Eglises, cette procédure chirurgicale devrait reprendre prochainement sous le contrôle de la Commission d'attention intégrale aux personnes transsexuelles, présidée par Mariela Castro. L'équipe médicale a été formée en coopération avec des chirurgiens belges spécialistes de ce type d'opération.
"Nous faisons une campagne d'éducation pour expliquer qu'il s'agit d'aider des personnes dont le sexe biologique est en contradiction avec l'identité sexuelle", explique-t-elle. Cette intervention sera-t-elle accessible à des étrangers, dans le cadre du "tourisme de santé" qui s'est développé à Cuba ces dernières années ? "Non, tranche la nièce de Fidel Castro, la résolution du ministère de la santé stipule que cette opération, gratuite, ne pourra se faire qu'au bénéfice de Cubains."
Les réformes à Cuba avancent donc à pas comptés et, à en croire Mariela Castro, l'arrivée de Barack Obama à la Maison blanche ne changera pas radicalement les choses. "Comme beaucoup de Cubains, j'ai vu (son) élection avec une grande espérance. C'est un homme intelligent, bon, profondément humain, comme en témoignent sa biographie, sa trajectoire et ses valeurs. Il fait son possible pour que tous ses concitoyens aient accès à la santé", confie Mariela Castro.
"Mais être président des Etats-Unis ne signifie pas qu'il puisse modifier l'attitude des groupes de pression qui décident la relation avec Cuba, la politique à l'égard de l'Amérique latine ou influent sur la problématique Israël-Palestine, poursuit-elle. Je suis athée, mais si j'avais la foi, je prierai pour que Barack Obama réussisse."
Jean-Michel Caroit
Article paru dans l'édition du 22.09.09.
Mariela Castro met en garde contre tout "changement radical" à Cuba - LeMonde.fr
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/09/21/mariela-castro-met-en-garde-contre-tout-changement-radical-a-cuba_1243037_3222.html
20 septembre 2009
Méga-concert pour la paix, à Cuba
Musique - monde
Méga-concert pour la paix, à Cuba
21/09 08:17 CET
Ils étaient près d'un demi-million à s'être donnés rendez-vous ce dimanche dans la capitale cubaine, pour assister à un grand concert pour la paix.
Parmi les artistes quui se sont succédés sur scène, le chanteur colombien Juanes ou encore l'espagnol Miguel Bose.
Le concert a duré près de cinq heures. Il était retransmis par des nombreuses télévisions à travers le monde.
Aux dires des organisateurs, l'événement se voulait complètement a-politique, le but était juste de délivrer un message de fraternité.
tags: Cuba, Musique
Méga-concert pour la paix, à Cuba - Musique : infos, monde | euronews
http://fr.euronews.net/2009/09/21/mega-concert-pour-la-paix-a-cuba/