Cuba: beaucoup de bruit pour rien
le 27 juillet 2009 12h09 | par
Jean-Michel Demetz :

Le socialisme, ça ne marche pas.

Les thuriféraires de la Révolution cubaine - il y en a encore, dans les élites de la gauche sudaméricaine et dans les salons germanopratins- auraient intérêt à lire le dernier discours de Raoul Castro (78 ans), prononcé, hier, dimanche 26 juillet, à l'occasion du 56ème anniversaire de l'attaque de la caserne Moncada, la date la plus importante du calendrier révolutionnaire.

Le président cubain a implicitement reconnu l'improductivité du système économique et politique sur lequel son frère et lui règnent sans partage depuis plus d'un demi-siècle.

Que dit Raoul? " Que nous ne pouvons rester tranquilles tant qu'il reste un seul hectare de terre non employé." En 2007, le même avait reconnu que la moitié des terres détenues par l'Etat ne sont pas mises en culture.

L'île ne peut plus continuer à acheter à l'extérieur  " pour des centaines et des milliers de millions de dollars" de biens qui pourraient être produits sur place.

Cuba, un pays agricole, importe 80% de sa consommation alimentaire.

De nouvelles restrictions devraient être annoncées mardi.

De source indépendante, on estime que la croissance cubaine sera négative cette année.

Comme les réformes lancées en Chine, voilà trente ans, l'ont prouvé, la solution passe par la libéralisation de la production. Mais le risque politique - revoir l'émergence de propriétaires et  d'investisseurs nationaux - est insupportable aux vieillards de La Havane.

A Cuba, l'économie de la pénurie a encore de beaux jours devant soi.

Cuba: beaucoup de bruit pour rien - Nomades express - Lexpress
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