29 juin 2009
La tension monte au sein du Conseil des droits de l'homme
La tension monte au sein du Conseil des droits de l'homme
ONU | La dernière session a mis en évidence les limites du système. La grogne monte parmi les défenseurs des droits de l'homme.
ALAIN JOURDAN | 29.06.2009 | 00:00
Le Conseil des droits de l'homme entre dans une période de turbulences. La session qui vient de s'achever n'est pas ce que l'on fait de mieux en matière de défense des droits de l'homme. L'écrire ainsi tient même de l'euphémisme.
Plusieurs ONG, parmi lesquels Amnesty International et Human Right Watch, ont adressé une lettre ouverte aux délégués pour dénoncer ce qu'elles estiment être une grave violation de la liberté d'expression. Depuis qu'ils sont sous la tutelle directe du Conseil, les rapporteurs spéciaux ont perdu leur indépendance. Surtout, ils se retrouvent exposés aux manœuvres et aux critiques des pays qu'ils épinglent.
Le renouvellement du mandat du rapporteur spécial sur le Soudan a donné lieu à une foire d'empoigne. L'Union européenne a dû se battre pour que le Conseil entérine d'une très courte majorité le prolongement de son mandat.
L'examen périodique universel se montre aussi décevant. Les pays les plus en délicatesse avec les principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ont pris l'habitude de se serrer les coudes. Ce qui donne lieu à des mises en scène grossières. Des ONG progouvernementales jouent des coudes les jours «d'examen de passage» pour encenser leur gouvernement et couvrir la voix d'ONG moins complaisantes. Les pays amis en rajoutent en faisant l'éloge du système passé au scanner des droits de l'homme. Il en sort une radiographie floue. Ou bien l'appareil ne marche pas, ou bien il est mal réglé. Les plus optimistes se raccrochent à l'espoir de pouvoir modifier les réglages à l'occasion du processus de révision agendé pour 2011.
«Développer le potentiel du Conseil»
Le nouveau président du Conseil des droits de l'homme, l'ambassadeur belge Alex Van Meeuwen, ne baisse pas les bras. «La solution réside dans les efforts pour surmonter la politique des blocs et développer le dialogue entre les groupes régionaux», explique-t-il. Mais en a-t-il les moyens?
«Mon souci pour l'année qui vient est de développer le potentiel du Conseil, de faire en sorte qu'il puisse véritablement exercer sa mission avec l'ensemble de ses moyens et de ses ressources», poursuit le successeur du Nigérian Martin Ihoeghian Uhomoibhi.
«Il ne faut pas surestimer ni sous-estimer les possibilités du Conseil», ajoute Alex Van Meeuwen. Interpellé sur la question iranienne qui ne fait pas pour l'instant l'objet d'une demande de session spéciale, l'ambassadeur belge renvoie aux déclarations faites par la haut commissaire Navi Pillay et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. «Personne ne doit être soumis à des détentions arbitraires et les droits à la liberté d'expression et aux manifestations pacifiques doivent être respectés», affirme-t-il.
La tension monte au sein du Conseil des droits de l’homme | Tribune de Genève (29 juin 2009)
http://www.tdg.ch/geneve/actu/tension-monte-sein-conseil-droits-homme-2009-06-28
26 juin 2009
Une Française expulsée de La Havane pour ses contacts "contre-révolutionnaires"
25/06/2009 / CUBA
Une Française expulsée de La Havane pour ses contacts "contre-révolutionnaires"
* Cuba
* dictature
* France
Les étrangers sont les bienvenus à Cuba, tant qu'ils s'en tiennent aux plages et n'ont pas trop à faire avec la population locale. Une étudiante française l'a appris à ses dépens : les autorités cubaines l'ont arrêtée, interrogée puis rapatriée de force parce qu'elle avait passé un peu trop de temps avec des opposants.
Marie-Bérengère Ruet, une étudiante en master de recherche à l'Institut d'études politiques de Paris, a passé deux mois à Cuba au printemps dernier pour faire des recherches sur les groupes d'opposition cubains. Durant son séjour, elle s'est liée d'amitié avec plusieurs militants d'opposition, considérés comme de dangereux délinquants contre-révolutionnaires par les autorités cubaines.
"Concrètement, tout ce que j'ai fait, c'est parler à des militants d'opposition"
Marie-Bérengère Ruet est étudiante à Sciences-Po Paris.
Le 15 avril dernier au matin, huit hommes vêtus de l'uniforme vert du ministère cubain de l'Intérieur (Minit) m'ont arrêtée alors que je rentrais au domicile de ma famille d'accueil, rue Manrique, à La Havane. Ils m'attendaient depuis deux heures au coin de la rue. Ils m'ont emmenée dans les locaux du département de l'immigration, où ils m'ont interrogée durant plusieurs heures.
Les fonctionnaires de la Minit qui m'ont interrogée qualifiaient les opposants cubains de "terroristes capitalistes" payés par la CIA pour déstabiliser le régime. Rien à voir avec les militants souvent fauchés que j'avais fréquentés, comme ces huit journalistes-blogueurs qui se partageaient un ordinateur et un appareil photo. Pour se connecter à Internet, ils doivent accéder (souvent en cachette) aux ordinateurs publics des ambassades étrangères.
J'ai aussi été accusée de m'être rendue dans un camp de travail pour parler à des prisonniers. Je n'y ai jamais mis les pieds, même si je suis devenue amie avec un gars dont le frère était en camp de travail, et qu'on a parlé un moment de lui rendre visite. Leur info est peut-être venue de là.
Je ne sais pas ce que les interrogateurs ont fait à mon ordinateur après l'avoir confisqué, mais quand ils me l'ont rendu il ne marchait plus. J'ai dû le réinitialiser, et j'ai perdu la majorité de son contenu, y compris toutes mes photos de voyage. J'ai eu de la chance d'avoir sauvegardé la plupart des notes pour mon mémoire.
Le lendemain de l'interrogatoire, ils m'ont escortée à l'aéroport et expulsée. Avant de partir, je n'ai pas pu dire au-revoir à mes amis et à mes contacts cubains, de peur d'être surveillée. La licence [pour héberger des touristes] de ma famille d'accueil, sanctionnée d'une amende de 1 000 dollars, a été annulée.
Je m'attendais à moitié à ce que ce genre de choses arrive, peut-être que je n'ai pas assez fait attention. Ça m'a quand même choqué : concrètement, tout ce que j'ai fait, c'est parler à des militants d'opposition.
Je n'ai pas vraiment eu peur pour moi, mais je m'inquiète pour les gens que j'ai connus là-bas. Les fonctionnaires de la Minit ont même confisqué deux lettres d'amour qu'un Cubain m'avait écrites. J'essaie de garder le contact avec les gens là-bas, mais les lignes téléphoniques ne marchent souvent pas et ils ont rarement accès à Internet. Je ne sais pas ce qui arriverait si j'essayais de retourner à Cuba aujourd'hui, je préfère ne pas le faire pour l'instant."
Marie-Bérengère Ruet avec Roberto de Jesus Guerra Perez, journaliste indépendant cubain et militant des droits de l'Homme, à Guanbacoa. Photo prise par un autre appareil que le sien, c'est une des seules photos de voyage que Marie-Bérengère a pu conserver.
Une Française expulsée de La Havane pour ses contacts "contre-révolutionnaires" | The Observers (26 June 2009)
http://observers.france24.com/fr/content/20090625-francaise-etudiante-expulsion-cuba-contre-revolutionnaires-dictature
Cuba possède le moins grand nombre d'utilisateurs de cellulaires et d'Internet en Amérique du Nord
vendredi 26 juin 2009 à 17H08
Cuba possède le moins grand nombre d'utilisateurs de cellulaires et d'Internet en Amérique du Nord
Malgré la levée de l'interdiction aux citoyens cubains d'utiliser un téléphone cellulaire et d'acheter un ordinateur, le nombre de ses utilisateurs reste le plus bas en Amérique du Nord. La permission a été en vigueur après la succession de Fidel Castro par son frère Raul en février 2008.
Selon les chiffres révélés par l'Office national de statistiques de Cuba, l'île comptait 1,4 million d'internautes en 2008, soit 12,9 personnes par tranche de 100 habitants (contre 11,7 en 2007). Malgré ce faible taux, la situation cubaine semble s'améliorer depuis un an, même si le gouvernement est reconnu pour restreindre l'accès Internet à ses concitoyens. Par comparaison, Haïti qui est le pays le plus pauvre de l'hémisphère en comptait 18,4 en 2006.
En regard aux utilisateurs de téléphones cellulaires en 2008, ils se chiffraient à 330 000 abonnés, soit une hausse de 132 000 depuis 2007 (avant la levée de l'interdiction). Comparativement, il y aurait au moins 950 000 lignes résidentielles à Cuba. La population de Cuba est évaluée à 11,2 millions d'individus.
Les autorités du pays communiste mettent leur retard technologique sur le dos des 47 ans d'embargo économique américain. Or, le retard cubain en matière de télécommunications et d'informatique pourrait aussi s'expliquer par le fait qu'un Cubain gagne en moyenne 20 dollars par mois et n'a pas les moyens de s'offrir ces outils modernes de recherche et de communications.
Le gouvernement cubain interdit toujours à ses citoyens de posséder à la maison, l'accès à Internet et une liaison satellite pour la télévision.
Cuba possède le moins grand nombre d'utilisateurs de cellulaires et d'Internet en Amérique du Nord - Actualités techno - Internet (26 Juin 2009)
http://techno.branchez-vous.com/actualite/2009/06/cuba_possede_le_moins_grand_no.html
21 juin 2009
Le Conseil des droits de l'homme sur la corde raide
Le Conseil des droits de l'homme sur la corde raide
Carole Vann/InfoSud
vendredi19 juin 2009
Une 11e session sur le Sri Lanka qui vire à la farce, des manœuvres de Cuba et des experts onusiens remis en cause par des Etats
Le Conseil des droits de l'homme bat de l'aile. Ce qui était censé représenter un espace d'expression des libertés semble devenir une tribune pour des Etats violateurs. Cette 11e session, qui a débuté le 2 juin et se termine ce vendredi, a été marquée par une série de tentatives destinées à affaiblir les instruments de défense des libertés. Les organisations de défense des droits de l'homme s'en sont inquiétées. Et de nombreux diplomates aussi. Une lettre ouverte au Conseil a été signée le 11 juin par 35 organisations – dont Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW). «Nous assistons à une stratégie agressive à l'encontre du mandat du Conseil, à travers des attaques personnelles contre les rapporteurs spéciaux», déplore Julie de Rivero, responsable à Genève de HRW.
LeTemps.ch | Le Conseil des droits de l’homme sur la corde raide (19 Juin 2009)
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/69a5225a-5c47-11de-944f-be73886cf497/Le_Conseil_des_droits_de_lhomme_sur_la_corde_raide
Des parlementaires suisses voient des signes de changement à Cuba
Des parlementaires suisses voient des signes de changement à Cuba
La Commission de politique extérieure du Conseil national, en voyage d'information à Cuba, a décelé des signes montrant que le régime communiste était en train d'évoluer sur les droits de l'homme. Le dialogue avec la Suisse sur cette question y est très apprécié.
En outre, dans le pays, l'espoir d'une amélioration durable des relations avec les Etats-Unis est manifeste, a déclaré le président de la commission (CPE-N) Geri Müller (PSE/AG).
Début juin, les Etats-Unis et Cuba se sont mis d'accord pour reprendre les discussions sur les questions d'immgration après six ans de suspension. En outre, les deux pays entendent collaborer à l'avenir dans la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue et développer des mesures d'entraide contre les cyclones.
Depuis son entrée en fonction en janvier, les président Barack Obama a clairement manifesté qu'il souhaitait un nouveau départ dans les relations avec Cuba. La Suisse représente les intérêts des Etats-Unis sur cette île des Caraïbes depuis 1961.
Les membres de la commission ont rencontré des parlementaires et des haut-fonctionnaires cubains, a précisé Geri Müller. Auparavant, ils s'étaient rendus à Haïti où ils ont été reçus par le premier ministre Michèle Pierre-Louis.
La situation dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest reste très difficile, indique M. Müller. Cela, même si la mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti parvient à protéger l'Etat de droit. Elle doit être poursuivie, estime M. Müller.
(ats / 21 juin 2009 08:03)
Des parlementaires suisses voient des signes de changement à Cuba (21 Juin 2009)
http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090621080340850172019048000_brf009.xml
18 juin 2009
Cuba : une photographe dissidente détenue
Cuba : une photographe dissidente détenue
jeu, juin 18, 2009
droits de l'homme
Le Centro de información Hablemos Press (CIHPRESS, collectif de journalistes de La Havane) est tenu dans l'ignorance du lieu de détention de sa photographe María Nélida López Báez, arrêtée le 16 juin 2009 par la Sécurité de l'État. Reporters sans frontières demande la libération immédiate de cette journaliste, déjà interpellée trois fois au mois de mai dernier.
"L'heure est à nouveau à la répression et à la censure contre les dissidents et les journalistes. On comprend mieux, dans ce contexte, pourquoi le régime traite par le mépris la réintégration de Cuba à l'Organisation des États américains (OEA), récemment obtenue grâce aux efforts des autres pays d'Amérique latine. Ce processus impliquerait le respect des libertés fondamentales, une perspective visiblement intolérable pour la dernière dictature du continent. La détention et la possible condamnation de María Nélida López Báez le démontrent. La communauté internationale doit se mobiliser pour la libération des prisonniers politiques cubains",
a déclaré Reporters sans frontières.
Parmi les dix-neuf condamnés lors du "Printemps noir" de mars 2003 figure un autre photographe, Omar Rodríguez Saludes, de Nueva Prensa, qui a écopé de la peine la plus lourde : vingt-sept ans de prison.
A sept heures du matin le 16 juin, selon le CIHPRESS, le fils de María Nélida López Báez a reçu la visite d'une femme qui lui a remis un portefeuille et quelques objets appartenant à sa mère. La visiteuse lui a confié que la photographe venait d'être arrêtée par la Sécurité de l'État alors qu'elle se rendait dans les locaux du CIHPRESS. Le lieu de détention n'a pas été précisé. La journaliste est sous le coup d'une procédure pour "dangerosité sociale prédélictueuse".
Cette disposition, très utilisée contre les dissidents, permet de condamner un individu même s'il n'a commis aucun délit, au nom de la "menace potentielle" qu'il représenterait pour la société. Trois journalistes ont été condamnés depuis 2006 pour ce motif à des peines allant de trois à quatre ans de prison : Oscar Sánchez Madán, correspondant du site Cubanet, Ramón Velázquez Toranso, de l'agence Libertad, et Raymundo Perdigón Brito, de l'agence Yayabo Press.
Le CIHPRESS a également fait savoir que son jeune correspondant à Guantanamo (Sud-Est), Enyor Díaz Allen, emprisonné depuis le 3 mai dernier, date de la Journée internationale de la liberté de la presse, avait été condamné à un an de prison pour "outrage".
Cuba compte actuellement 24 journalistes emprisonnés, dont le correspondant de Reporters sans frontières, Ricardo González Alfonso, fondateur de la revue De Cuba et lauréat du Prix 2008 de l'organisation, condamné en mars 2003 à vingt ans de prison.
Benoît Hervieu
Despacho Américas / Americas desk
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris - France
Cuba : une photographe dissidente détenue | de Cuba | Le site info sur Cuba (18 Juin 2009)
http://blog.cubantrip.com/2009/06/18/462/cuba-une-photographe-dissidente-detenue/
17 juin 2009
Grippe porcine à Cuba: quatre nouveaux cas, 13 au total
Grippe porcine à Cuba: quatre nouveaux cas, 13 au total
LA HAVANE - Quatre nouveaux cas de grippe porcine ont été rapportés à Cuba, portant à 13 le nombre total de cas recensés sur l'île des Caraïbes, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.
Ces nouveaux cas concernent un étranger et trois Cubains ayant résidé dans des pays touchés par la maladie.
Deux des personnes infectées, une Cubaine de 73 ans et un enfant américain de quatre ans, sont arrivées à Cuba respectivement le 11 et le 6 juin en provenance des Etats-Unis, selon un communiqué du ministère de la Santé publié dans les médias cubains.
Les deux autres personnes contaminées, des Cubains, sont une femme de 45 ans arrivée à Cuba le 11 juin sur un vol en provenance de Toronto (Canada) et un homme de 26 ans arrivé sur l'île un jour plus tard en provenance d'Espagne, selon les mêmes sources.
Les neuf autres cas de grippe porcine, tous non mortels, rapportés sur cette île très touristique concernent également des étrangers, trois Mexicains et trois Canadiens, et trois Cubains qui arrivaient des Etats-Unis, pays le plus touché par le virus A (H1N1) avec le Mexique et le Canada.
L'Espagne est le premier pays européen où est apparu la grippe porcine et actuellement le second le plus touché d'Europe après la Grande-Bretagne.
Première pandémie déclarée du 21ème siècle, le virus A (H1N1) a contaminé quelque 36.000 personnes dans 76 pays et fait 163 morts, selon un bilan publié lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
(©AFP / 17 juin 2009 15h30)
Grippe porcine à Cuba: quatre nouveaux cas, 13 au total
http://www.romandie.com/infos/news2/090617133047.lp1ra1j7.asp
16 juin 2009
Le gouvernement cubain veut rompre avec le dogme de l'égalité salariale
International
Le gouvernement cubain veut rompre avec le dogme de l'égalité salariale
Multipliant les signes d'ouverture, le président cubain Raul Castro tente d'introduire quelques réformes managériales, dont la fin de l'égalité salariale.
Il souffle sur Cuba, depuis quelques mois, un timide vent de libéralisme. Peu après sa nomination, le frère cadet (77 ans) de Fidel Castro, Raul, a multiplié les signes d'ouverture : possibilité pour les Cubains d'acheter un téléphone mobile ou d'entrer dans les hôtels pour étrangers. Des luxes hors de portée de l'immense majorité de la population. Mais Raul Castro a aussi fissuré un des piliers du droit du travail cubain : en juin 2008, le nouveau président a rompu avec le dogme de l'égalité salariale.
Le vice-ministre du travail et de la sécurité sociale, Carlos Mateu, a, ainsi, déclaré dans Granma, l'organe de presse du parti communiste cubain : « Il a longtemps existé une tendance au cours de laquelle tout le monde a reçu le même salaire, et cela n'est pas convenable… Il y a une tendance au paternalisme… S'il est mauvais de payer un travailleur moins qu'il ne mérite, c'est aussi mauvais de lui donner ce qu'il ne mérite pas. »
"Travailler plus pour gagner plus"
Le ministre a osé ajouter que ces nouvelles mesures correspondaient à des principes socialistes de distribution. Il y a trois ans, ces paroles auraient conduit Carlos Mateu dans une geôle. Raul Castro a opté pour un "travailler plus pour gagner plus" mâtiné de socialisme tropical.
Exemple dans cette manufacture de textile de Cienfuegos, à 250 km de La Havane, où les travailleuses étaient payées de la même façon, qu'elles atteignent ou pas l'objectif du comité de planification. Tout au plus, les meilleures travailleuses, la vanguardia, étaient-elles gratifiées de vacances gratuites dans des hôtels de stations balnéaires avec parfois, en prime, l'une des 26 médailles du travail du pays. Désormais, elles toucheront un bonus de 5 % si elles atteignent leurs objectifs, et des bonus dont le montant n'est pas limité si elles dépassent ces derniers. Les cadres obtiendront un montant fixe de 30 % en cas de dépassement.
Si ces réformes devaient entrer en vigueur à la fin 2008, elles tardent à se mettre en place dans un pays où 90 % des entreprises sont des sociétés d'Etat. « Il n'y a pas de différence. Je ne gagne toujours que 10 dollars par mois », regrette Yirina, ouvrière dans cette entreprise de textile de Cienfuegos. A Cuba, un médecin gagne 20 dollars par mois, l'un des salaires les plus élevés avec celui de policier.
Idolidia dirige l'équipe de 16 personnes d'un laboratoire médical de La Havane : « Nous allons appliquer progressivement ces mesures. C'est bien que nous puissions gagner plus », confie-t-elle, tout de même dubitative. Mais le plan d'austérité que vient d'imposer le gouvernement aux entreprises, les obligeant à réduire de 12 % leur consommation d'électricité, risque de contrarier les dépassements d'objectifs.
"Chasse" aux pourboires
En attendant, c'est dans le secteur du tourisme que l'égalité salariale, de fait, n'existe déjà plus. Mais c'est grâce aux pourboires. Dans un hôtel-club des plages de l'est de la Havane, Jorge, un barman, confie : « Je peux gagner 25 à 30 dollars de pourboires par jour, soit deux fois plus que mon salaire mensuel. Plus je travaille, plus je gagne. »
Ramon, ingénieur et jardinier en chef du même complexe hôtelier, avoue que la fin de l'égalité salariale ne signifiera, pour lui, que 50 cents de plus par mois. Alors, pour gagner plus, le soir, après son travail, l'ingénieur jardinier remplace un barman pour empocher ces pourboires si convoités.
Hector Lemieux, à La Havane
International - Le gouvernement cubain veut rompre avec le dogme de l’égalité salariale (16 Juin 2009)
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/12779/le-gouvernement-cubain-veut-rompre-avec-le-dogme-de-l-egalite-salariale.html
Les Cubains ressemblent à "des esclaves du XVIIIe siècle"
Les Cubains ressemblent à "des esclaves du XVIIIe siècle"
16.06.09 - 08:19 La dissidente cubaine Hilda Molina a comparé lundi la vie des 11 millions de Cubains à celle "des esclaves du 18e siècle devant demander à leur maître la permission pour entrer et sortir du pays".
C'est lors d'une interview à la chaîne de télévision argentine Todo Noticias que Hilda Molina a faite cette déclaration.
"C'est comme si les 11 millions de Cubains étaient des esclaves du 18e siècle devant demander au maître la permission pour entrer et sortir du pays", a déclaré Hilda Molina à la chaîne TN, rappelant que "la population cubaine a beaucoup de parents à l'étranger".
Hilda Molina a retrouvé dimanche sa famille en Argentine, après s'être battue pendant quinze ans avec le régime communiste de Cuba pour obtenir l'autorisation de quitter l'île.
"Je ne pense pas qu'il y ait eu de changements à ce jour à Cuba", a dit Hilda Molina, ajoutant : "J'aimerais que les changements se produisent sans que mon peuple ne souffre".
Cette femme médecin âgée de 66 ans, qui bénéficie d'une autorisation de séjour de trois mois pouvant être prolongée jusqu'à 11 mois, a réaffirmé qu'elle "ne prévoyait pas de rester" en Argentine. "Mais il est clair que tant que ma mère aura besoin de moi je resterai à ses côtés", a-t-elle dit.
Célèbre mondialement pour ses travaux en neurochirurgie, elle a été officiellement destituée en 1994 de son poste de directrice du Centre de restauration neurologique (Ciren).
Ancienne militante du Parti communiste cubain, Hilda Molina affirme avoir en réalité démissionné en raison d'un conflit entre les pratiques médicales de l'établissement et sa foi catholique.
Des dissidents cubains ont appelé lundi l'Union Européenne à ouvrir comme promis un dialogue avec la société civile et l'opposition cubaine, estimant que les discussions avec le gouvernement de Raul Castro n'avaient donné lieu à une aucune avancée sur les droits de l'Homme.
(M.S. avec Belga)
Les Cubains ressemblent à "des esclaves du XVIIIe siècle" | RTBF INFO (16 Juin 2009)
http://www.rtbf.be/info/belganight-cubains-ressemblent-a-des-esclaves-du-18e-siecle-hilda-molina-117429
15 juin 2009
Le fils de Fidel Castro piégé par un internaute qui se faisait passer pour une femme
Lundi 15 juin 2009 à 8H34
Le fils de Fidel Castro piégé par un internaute qui se faisait passer pour une femme
Un individu qui se faisait passer pour une femme a réussi à entretenir une relation de huit mois sur Internet avec le fils de Fidel Castro.
Publié par :Olivier Caron
Comme le rapportent plusieurs médias, Antonio Castro Soto del Valle, l'un des fils de l'ancien leader cubain, a en effet été piégé par un internaute de Floride, Luis Domínguez, ce qui révèle qu'il est possible de passer outre les services de sécurité cubains.
Utilisant une adresse de courriel canadienne, soit tonycsport@yahoo.ca, le fils du célèbre leader a donné lors de ces entretiens son numéro de téléphone et son adresse à La Havane, tout en mentionnant qu'il n'avait pas de gardes du corps et avertissant à l'avance son interlocuteur d'un voyage au Mexique. Toutes ces révélations contiennent des informations qui sont habituellement gardées secrètes en ce qui concerne la vie des membres de la famille de Fidel Castro.
Antonio Castro a aussi fourni à sa correspondante des photos de lui où il est facilement reconnaissable. Certaines discussions n'ont duré que quelques minutes, mais la plus longue s'est étendue sur cinq heures.
Cependant, le fils de Fidel Castro n'a jamais fait de révélations sur des secrets d'État lors de ces conversations. Il n'a d'ailleurs fait aucune mention de son célèbre père lors de la vingtaine de discussions en ligne avec sa «correspondante».
Le fils de Fidel Castro piégé par un internaute qui se faisait passer pour une femme - Matin - Monde (15 June 2009)
http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2009/06/le_fils_de_fidel_castro_piege.html

