31 mai 2009
Hugo Chavez, Vargas Llosa et le débat qui n'aura pas lieu
Hugo Chavez, Vargas Llosa et le débat qui n'aura pas lieu
LEMONDE.FR | 31.05.09 | 14h32 • Mis à jour le 31.05.09 | 14h35
Après de nombreuses propositions et discussions, quelquefois très houleuses, par médias interposés, le débat prévu entre le président vénézuélien, Hugo Chavez, et l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa n'aura pas lieu. Qui plus est, M. Chavez a suspendu à la dernière minute la diffusion de son émission hebdomadaire Alo Presidente, samedi 30 mai, interrompant le marathon de quatre jours qu'il avait promis pour le dixième anniversaire de celle-ci.
Officiellement, le marathon d'Alo Presidente n'a pas été suspendu en raison de l'annulation du débat. Mais il est difficile de croire que l'épilogue de ce feuilleton médiatique, qui a commencé en début de semaine, n'ait pas eu un quelconque effet sur la programmation d'une émission qui n'est que très rarement annulée.
"MONOLOGUE AUTISTIQUE"
Tout commence quand Hugo Chavez propose à l'auteur péruvien et à des intellectuels critiques de son régime de venir débattre avec d'autres intellectuels, plus proches de ses idées. Mario Vargas Llosa, auteur mondialement reconnu, a toujours été critique de la révolution bolivarienne de Chavez, qu'il accuse d'avoir réduit "tout ce qui fonde la culture démocratique".
En déplacement à Caracas pour participer à un forum sur la démocratie et la liberté en Amérique Latine, M. Vargas Llosa accepte l'invitation, mais "à condition qu'une certaine équité soit respectée". Il énumère les questions qu'il souhaiterait poser à Hugo Chavez, comme : "Croyez-vous que Cuba soit une démocratie ?" ou "Croyez-vous qu'une démocratie soit compatible avec le régime du parti unique et une présidence à vie ?"
Hugo Chavez croit alors bon de rappeler qu'il ne participera pas au débat, souhaitant uniquement jouer un rôle de modérateur entre les intellectuels des deux camps. S'en suivent une multitude d'attaques entre les deux hommes, qui s'accusent mutuellement de ne pas avoir respecté l'accord initial. "Je ne débat qu'avec des présidents", lance le leader vénézuélien. "Chavez n'a pas de parole, je crois que sa proposition de débat n'était pas sérieuse (...) il ne veut que préserver ce monologue autistique", rétorque l'écrivain.
Hugo Chavez, qui a déjà passé près de 18 heures à l'antenne jeudi et vendredi, n'a pas commenté publiquement l'incident. La présidence vénézuélienne a annoncé qu'Alo Presidente sera de retour sur les ondes, dimanche.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/05/31/hugo-chavez-vargas-llosa-et-le-debat-qui-n-aura-pas-lieu_1200473_3222.html
29 mai 2009
Castro, une fiction criminelle
26 mai 2009, 3:10
Par: Jean-Claude Bourbonnais
En réaction à l'article: Zoé Valdés · La dynastie Castro
Castro, une fiction criminelle
Un jour, il faudra bien qu'un de nos grands intellectuels en rupture avec les sectes universitaires vienne nous expliquer le silence assourdissant de nos penseurs de gauche devant la dictature de Fidel Castro, le fossoyeur maximo d'un peuple admirable, qui semble vouloir se perpétuer à travers sa progéniture, des fous furieux, s'il faut en croire Zoé Valdés.
Nous somme sans doute en présence, ici, d'un négationisme élémentaire, primordial , qui remonte loin dans l'Histoire du peuple québécois, chez une élite qui ne s'est jamais remise de l'entrée du Québec dans la modernité. Le véritable refus global de nos intellos des années cinquante et soixante, de Vadeboncoeur à Falardeau, ce n'est pas celui de Borduas, mais bien plutôt celui de toute une classe sociale qui n'a jamais accepté que les Québécois, des mécréants incultes,à leurs yeux, se définissent de plus en plus comme nord-américains, et non plus Européens originaires de la France des Lumières.
Castro n'a jamais donné quelque pouvoir réel que ce soit , dans ses gouvernements criminels, à des Noirs, qui composent 65% de sa population. En cela il affiche une fidélité sans faille avec ses ancêtres espagnols qui firent la traite des Noirs dans une Amérique jusque là assez innocente, et violée sans pitié par eux. La glorification à outrance de nos Patriotes, des notables et des bourgeois assez à l'aise, serait tout à fait justifiable s'il n'y avait pas derrière toute cette fiction, habilement trafiquotée par Falardeau dans son film "15 Février 1839", une volonté secrète de nous les imposer comme des guides infaillibles. Des leaders maximos, en quelque sorte,dont il est interdit de chercher à comprendre les motivations inavouées de leur révolte.
Pourtant, Louis-Joseph Papineau,en fuite aux USA, nous voyait déjà, dans l'avenir,comme nation française politiquement nommée dans une Amérique du Nord anglaise à la tête du monde civilisé. À l'instar de Zoé Valdés, Papineau était un exilé,ce que plusieurs de nos gauchistes ne lui pardonnent pas, encore aujourd'hui. Il aurait dû mourir au combat, c'aurait été conforme au mythe qu'on s'échine encore à répandre sur sa personne. Comme on l'a fait niaiseusement avec Le Che, qui se révèle à l'épreuve du temps, tel qu'il fut vraiment, un "gun slinger" délirant, lui le boucher de "La Cabana", cette prison des "traîtres", où furent assassinées des centaines de personnes,après des procès sommaires, parmi lesquelles se trouvaient des professeurs, des médecins,...
En réalité,le Québec de Papineau ressemble fort à celui du Cuba que Zoé Valdés voudrait voir advenir de son vivant.
Longtemps je me suis questionné sur les motivations profondes qui incitent tant de Québécois à aller à Cuba, depuis cinquante ans, en dépit de la dictature impitoyable qui y règne. Insouciance, méconnaissance de l'Histoire, lessivage de cerveau de notre gauche hypocrite? Un peu tout cela. Mais en même temps, je me demande si nous ne nous reconnaissons pas un peu beaucoup dans ce peuple de chanteurs , de danseurs, de poètes, de conteurs, de chantres de l'oralité, dans un territoire, sur un continent où nos deux peuples sont venus au monde par hasard, un de ces hasards de l'Histoire que nous n'arrivons pas à expliquer. Il y aurait une parenté organique, prodigieuse entre les poèmes de Zoé Valdés et ceux de Gaston Miron. L'Homme Rapaillé serait aussi cubain dans l'âme( et tout aussi incertain) et c'est sans doute pour cela que nos nationaleux ne cessent de prendre Miron en otage, à brandir ses poèmes comme une arme quand vient le temps de vomir sur l'Amérique, et sur les USA en particulier.
J'aime à rêver que la libération de Cuba coïncidera avec celle du Québec. Et je vous laisse deviner à votre guise quels seraient les derniers à s'y opposer avec acharnement, ici, au Québec ....
Castro, une fiction criminelle - Jean-Claude Bourbonnais
http://www.voir.ca/blogs/fort66/archive/2009/05/26/castro-une-fiction-criminelle.aspx
Chronologie de Cuba (1492-2009)
Chronologie de Cuba (1492-2009)
1492 : Christophe Colomb découvre Cuba.
1511 : l'île est conquise par Diego Velazquez. Les indiens Arawak habitant l'île sont décimés et seront remplacés par des esclaves importés d'Afrique, principalement pour la production de canne à sucre.
1868-1878 : insurrection indépendantiste. L'Espagne accorde une relative autonomie à Cuba.
1880-1886 : abolition progressive de l'esclavage.
1895-1895 : seconde guerre d'indépendance à l'instigation du poète José Marti.
1898 : Les Etats-Unis entrent en guerre contre l'Espagne. Par le traité de Paris, l'ancienne puissance coloniale cède Cuba et Puerto Rico aux Etats-Unis.
1901 : instauration d'une République, sous le contrôle étroit des Etat-Unis. L'amendement Platt accorde un droit d'intervention de Washington à Cuba et lui octroie la baie de Guantanamo.
1924-1933 : dictature de Gerardo Machado. Il est renversé par un coup d'Etat dirigé par Fulgencio Batista qui exerce la réalité du pouvoir jusqu'en 1944.
1952 : nouveau coup d'Etat de Batista qui suspend la constitution et installe un régime corrompu et dictatorial.
1953 : assaut de la caserne de la Moncada à Santiago par Fidel Castro et une centaine d'hommes. Fidel Castro est emprisonné. Il sera libéré en 1955 à l'occasion d'une amnistie générale.
1956 : en provenance du Mexique, Fidel Castro débarque du Granma avec 80 hommes, dont l'Argentin Ernesto «Che» Guevara. les survivants prennent le maquis dans la Sierra Maestra ou ils lancent un mouvement de guérilla.
1959 : les rebelles entrent dans la Havane. Batista fuit à l'étranger. Fidel Castro devient Premier ministre, et son frère Raul chef des armées. Il entame une politique de nationalisations. Toutes les possessions américaines - les entreprises américaines contrôlent une grande partie de l'économie cubaine - sont expropriées.
1960 : les Etats-Unis rompent leurs relations diplomatiques, interdisent les exportations américaines vers Cuba et accueillent les opposants anti-castristes. Cuba établit des relations diplomatiques et commerciales avec l'URSS.
1961 : Fidel Castro proclame le caractère «socialiste» de la révolution. Echec d'une tentative de débarquement d'opposants cubains soutenus par les Américains à la Baie des Cochons. Lancement de la campagne d'alphabétisation.
1962 : interdiction par les Etats-Unis des importations en provenance de Cuba et de biens manufacturés de tiers utilisant des composants cubains. «Crise des missiles» provoquée par l'installation de fusées soviétiques dans l'ïle.
1965 : le parti unique prend le nom de Parti communiste.
1972 : la planification dirigiste a provoqué une catastrophe économique. Cuba intègre le Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM), marché commun des pays de l'Est.
1975 : envoi de troupes en Angola, pour aider le gouvernement aux prises avec une guérilla soutenue par l'Afrique du Sud, et en Ethiopie.
1976 : nouvelle constitution socialiste; Fidel Castro devient président.
1980 : détente avec les Etats-Unis. 125 000 personnes sont autorisées à émigrer vers les Etats-Unis depuis le port de Mariel.
1988 : retrait des troupes d'Angola.
1989 : purges dans l'état-major de l'armée; le colonel Ochoa, héros de la révolution et de la guerre d'Angola, est exécuté.
1990 : l'implosion de l'Union soviétique, principal partenaire commercial de l'île, va peser lourdement sur l'économie cubaine.
1992 : durcissement des sanctions américaines (loi Torricelli).
1993 : le régime introduit quelques réformes économiques en faveur de l'initiative privée et légalise l'utilisation du dollar.
1994 : nouvelle vague d'émigration vers les Etats-Unis.
1995 : autorisation de la création d'entreprises aux capitaux à 50% étrangers.
1996 : aux Etats-Unis, la loi Helms-Burton prévoit des sanctions contre les sociétés étrangères investissant à Cuba.
1998 : visite du pape Jean-Paul II.
1999 : l?accession de Hugo Chavez au pouvoir à Caracas permet à Cuba de bénéficier d?approvisionnements en pétrole dans des conditions très favorables. En échange, Cuba enverra plus de 20 000 médecins pour des missions sociales au Venezuela.
Juin 2000 : fin de l?affaire Elian Gonzales, jeune rescapé cubain aux Etats-Unis. La Cour suprême des Etats-Unis rejette l'appel de la famille d'Elian qui l'avait recueilli à Miami après qu'il eut perdu sa mère dans un naufrage en tentant de gagner les Etats-Unis en novembre 1999. L'enfant rentre à Cuba avec son père.
Octobre 2000 : levée partielle de l'embargo américain concernant certains produits alimentaires et pharmaceutiques.
Avril 2003 : la justice cubaine condamne lourdement 78 dissidents. La majorité d'entre eux participaient au projet Varela, initiative réclamant des réformes démocratiques. Le mois suivant, l'Union européenne gèle ses relations diplomatiques avec Cuba.
Juin 2004 : renforcement de l'embargo américain; les Cubains américains ne peuvent plus se rendre à Cuba qu'une fois tous les trois ans et les dépenses autorisées sont réduites.
Novembre 2004 : le dollar est retiré de la circulation en réaction au durcissement des sanctions américaines.
Mai 2005 : congrès d'une centaine de dissidents à La Havane. Ils réclament la libération des 300 prisonniers politiques, l'abolition de la peine de mort et prônent le retour à la démocratie et au pluralisme.
Avril 2006 : Fidel Castro signe avec les présidents vénézuélien Hugo Chavez et bolivien Evo Morales un Traité commercial des peuples (TCP), en opposition à l'Alca (Zone de libre-échange des Amériques, ZLEA) que les Etats-Unis voudraient instaurer de l'Alaska à la Terre de Feu.
Juillet 2006 : Fidel Castro transfère provisoirement ses pouvoirs de chef d'Etat de Cuba à son frère Raul, pour des raisons de santé.
2008
18 février : Fidel Castro renonce à sa charge de Président du Conseil d'Etat et de Commandant en chef. Le 24 février, son frère Raul Castro est désigné par l'Assemblée nationale comme nouveau Président.
1er avril : les Cubains sont autorisés à acquérir des ordinateurs, des téléphones portables et autres appareils sur le marché libre.
10 juin : le gouvernement décrète la fin de l'égalitarisme salarial. Les rémunérations seront désormais fixées en fonction de la tâche et du rendement des employés.
19 juin : levée des sanctions imposées par l'Union européenne contre Cuba en juin 2003.
18 juillet : pour favoriser l'augmentation de la production agricole, Raul Castro autorise la distribution aux agriculteurs privés de terres d'État en friche qu'ils auront en usufruit dans la limite de 13 hectares. Les terres en friche représentent 51 % des surfaces cultivables du pays.
Septembre-novembre : trois cyclones ravagent l'île, aggravant la pénurie alimentaire. Les dégâts s'élèvent à 10 milliards de dollars.
23 octobre : La Havane et Bruxelles reprennent officiellement leur coopération.
28 novembre : visite officielle du président russe Dimitri Medvedev destinée à relancer le partenariat économique et militaire avec son ancien allié de la guerre froide.
2009
2 mars : le vice-président Carlos Lage et le ministre des relations extérieures Felipe Pérez Roque sont limogés de leurs fonctions au sein du gouvernement et du Parti communiste.
13 avril : allègement des sanctions économiques américaines concernant les voyages et les transferts d'argent.
Chronologie de Cuba (1492-2009)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/chronologie-de-cuba-1492-2009_481042.html
Huit athlètes américains à Cuba pour la première fois depuis 1992
Atlhétisme
Huit athlètes américains à Cuba pour la première fois depuis 1992
29.05.2009, 09h19
Huit athlètes américains se rendront pour la première fois depuis 1992 à Cuba pour participer ce week-end au Memorial Barrientos de La Havane. "Il est important pour nous de montrer que nous voulons nous confronter avec nos frères des Caraïbes, et particulièrement avec ceux de Cuba", a dit le président de la Fédération américaine Douglas Logan, né à Cuba et installé aux Etats-Unis depuis 1959.
Douze pays participent au Memorial Barrientos, sorte de Coupe d'Amérique d'athlétisme.
Huit athlètes américains à Cuba pour la première fois depuis 1992 - Athlétisme - 29/05/2009 - leParisien.fr
http://www.leparisien.fr/sports/athletisme/huit-athletes-americains-a-cuba-pour-la-premiere-fois-depuis-1992-29-05-2009-530464.php
28 mai 2009
L'écrivain Vargas Llosa défie Hugo Chavez
Publié le 28 mai 2009 à 14h18 | Mis à jour le 28 mai 2009 à 14h23
L'écrivain Vargas Llosa défie Hugo Chavez
Agence France-Presse
Caracas
L'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, auteur phare de la littérature latino-américaine, a défié jeudi à Caracas le président Hugo Chavez, lui reprochant d'engager le Venezuela sur le chemin d'une «dictature communiste».
«Il n'y a aucun doute sur le fait que ce pays ce rapproche d'une dictature communiste», a déclaré l'écrivain de 73 ans, qui participait à un colloque international, organisé par des politiques et des intellectuels hostiles au gouvernement.
Récompensé à plusieurs reprises pour son oeuvre littéraire, Vargas Llosa, ancien candidat malheureux de la droite à la présidentielle de 1990 au Pérou, prend régulièrement pour cible M. Chavez, un allié proche du régime communiste de Cuba.
Lors de son intervention, il a accusé le dirigeant vénézuélien d'avoir réduit les «libertés publiques, la liberté de la presse, du marché et de tout ce qui fonde la culture démocratique».
Élu depuis 1998 à la tête de ce grand État pétrolier, où il a impulsé un plan de nationalisations, M. Chavez a récemment remporté un référendum l'autorisant à se présenter indéfiniment à la présidentielle.
«Si ce chemin ne s'interrompt pas, le Venezuela se convertira en second Cuba d'Amérique latine. Nous ne devons pas le permettre. C'est pour cela que nous sommes ici», a affirmé l'écrivain, lui-même un ancien admirateur de la «révolution» cubaine avant d'en devenir un féroce opposant.
Le déplacement au Venezuela de Vargas Llosa, dont le passeport a été retenu plusieurs heures par les autorités à l'aéroport, a suscité une polémique au Pérou.
Le président péruvien Alan Garcia, dont les relations avec son homologue vénézuélien sont souvent orageuses, s'est publiquement indigné jeudi des tracas occasionnés à l'écrivain.
«Je ne peux croire qu'on ose essayer de bâillonner un homme d'un tel prestige, qui essentiellement défend la liberté et la démocratie», a réagi M. Garcia.
L'écrivain Vargas Llosa défie Hugo Chavez
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200905/28/01-860790-lecrivain-vargas-llosa-defie-hugo-chavez.php
L'économie cubaine au plus bas
Cuba
L'économie cubaine au plus bas
28.05.2009
La crise économique n'épargne pas Cuba. La situation est telle que le directeur de Granma, le quotidien officiel, affirme dans son éditorial du 22 mai que "le revenu en devises le plus immédiat dont peut disposer notre pays est l'épargne". Lázaro Barredo Medina ajoute que "la gravité du problème présenté est d'une telle nature que, si nous pouvons dire politiquement "La patrie ou la mort", on pourrait, sans exagération, dans le champ économique affirmer "L'épargne ou la mort"". Selon Granma, "il n'est plus possible de soutenir le déséquilibre de la balance du commerce extérieur enregistré au cours des trois premiers mois de 2009".
"La chute du prix du nickel et d'autres produits exportés par Cuba, l'augmentation des prix alimentaires et d'autres marchandises d'importation ont fragilisé l'économie cubaine, qui, à l'heure actuelle, est très dépendante des accords avec le Venezuela", explique pour sa part le correspondant d'El País à La Havane. Selon le quotidien espagnol, la croissance de l'économie cubaine ne devrait pas atteindre 2,4 % (contre 6 % prévu), et "les Cubains doivent s'attendre à des restrictions".
Cuba • L'économie cubaine au plus bas | Courrier international
http://www.courrierinternational.com/breve/2009/05/28/l-economie-cubaine-au-plus-bas
La tentation du tourisme médical
Jeudi 28 Mai 2009
La tentation du tourisme médical
Par Mathieu DESLANDES
Le Journal du Dimanche
Qu'avez-vous choisi pour vos dernières vacances: ski ou bistouri? Les Français disposent, selon l'OMS, du "meilleur système de santé au monde". Mais cela ne les empêche pas de lui être infidèles: d'ici à la fin de l'année, ils devraient être plus de 670 000 à se faire soigner à l'étranger.Chacun a une bonne raison de succomber. Il y a ceux qui se déplacent pour contourner des règles éthiques ou juridiques: on peut avorter plus tard en Espagne? Les dons d'ovocytes sont plus aisés en République tchèque ou à Chypre? En route!
Et puis il y a tous ceux qui cherchent d'abord à faire des économies. En particulier sur les opérations dites de confort. Les dents: environ 1 100 euros l'implant dentaire en Hongrie, contre 2 500 euros ici. Les yeux: 2 000 euros pour corriger la myopie au laser en Tunisie, deux fois plus en France. La chirurgie esthétique: 2 000 euros l'augmentation mammaire au Maroc ou en Tunisie, environ 4 500 euros à Paris.
Même en y ajoutant le prix d'un séjour au soleil, la facture reste moins élevée que le coût de la seule intervention médicale pratiquée près de chez soi. Le filon est désormais exploité par des sociétés spécialisées qui jouent les intermédiaires, fournissent les devis des opérations, organisent des consultations médicales par Webcam, négocient les tarifs de chambres dans des hôtels de luxe et mettent sur pied des visites touristiques.
"Six mois pour se faire opérer, c'est trop"
Depuis quelques mois, leurs personnels voient aussi débarquer des Français désireux de se rendre à l'étranger pour des opérations lourdes, normalement remboursées par la Sécurité sociale. La motivation de ces globe-trotters du scalpel n'est pas financière ; ils en ont juste assez d'attendre. "Dans certains départements, la relative pénurie de spécialistes impose des délais très longs: six mois pour se faire opérer de la hanche quand on souffre, c'est trop", estime Sébastien Valverde, le fondateur d'Ypsée, une de ces sociétés. Quelques patients optent ainsi pour une opération de la cataracte à Cuba ou une intervention cardiaque en Inde.
Pour de nombreux pays, le tourisme médical est devenu stratégique. La Thaïlande accueille ainsi plus de 1,5 million de patients étrangers par an, Singapour 410 000, la Malaisie 340 000... Avec 100 000 patients reçus l'an dernier, la Tunisie a gagné 175 millions d'euros. Le pays vient de lancer un programme pour multiplier ces recettes par dix en huit ans.
Le stade ultime de la mondialisation
Les entrepreneurs qui investissent dans le business de la santé imaginent volontiers un "hôpital-monde" dans lequel les pays se répartiraient les disciplines les plus pointues. Le stade ultime de la mondialisation.
Les autorités sanitaires des pays occidentaux parient pourtant sur un développement limité du phénomène. Tôt ou tard, les écarts financiers des prestations vont diminuer entre les pays. Et surtout, note un haut fonctionnaire européen chargé du dossier, "l'idéal pour l'immense majorité des patients reste de se faire soigner près de chez soi par un professionnel qui parle la même langue. La santé ne sera jamais un service tout à fait comme les autres".
La tentation du tourisme médical - tourisme médical - Toute l'actu sur Lejdd.fr
http://www.lejdd.fr/cmc//societe/200922/la-tentation-du-tourisme-medical_211187.html
27 mai 2009
Cuba: vaste campagne pour tenter de réduire les dépenses d'énergie
Cuba: vaste campagne pour tenter de réduire les dépenses d'énergie
LA HAVANE - Les autorités cubaines ont lancé une vaste campagne pour tenter de réduire les dépenses d'énergie en raison de la crise économique qui frappe durement le pays et fait craindre aux Cubains le retour des pénuries.
Dans les médias cubains, le mot d'ordre donné à la population est qu'il faut en finir avec le gaspillage des ressources énergétiques, sous peine d'être confrontée à des pannes de courant.
Les autorités veulent faire baisser de 12% la consommation électrique de certains commerces et sociétés.
"Dans le contexte de la grave crise économique et financière mondiale, la politique (d'épargne) est devenue une chose vitale", a écrit récemment Lazaro Barredo, député et directeur de l'organe du Parti communiste cubain, Granma.
"Selon les mots du président de la Banque centrale Francisco Soberon, la gravité du problème est telle que si politiquement nous disons +la patrie ou la mort+, nous pouvons dire sans exagération dans un tel contexte, +l'épargne ou la mort+", a-t-il ajouté en référence au célèbre slogan du Père de la révolution cubaine Fidel Castro.
La crise, qui "affecte les exportations du pays et les entrées des touristes", a obligé les autorités à diviser par trois leurs prévisions de croissance pour 2009 qui sont passées de 6% à 2%, selon le ministre de l'Economie, Marino Murillo, qui a mis en garde contre des "restrictions de consommation".
Mais d'après l'économiste Pavel Vidal de l'Université de La Havane, la croissance ne pourrait être cette année que de 1%, voire même négative pour la première fois depuis 16 ans à Cuba.
Cette situation inquiète d'autant plus les Cubains que le secteur des transports en commun, en voie de rétablissement après une vingtaine d'années de pénuries, est aussi touché par les restrictions de consommation de carburant, provoquant une diminution d'un service déjà insuffisant.
"Les gens ne parlent de rien d'autre. Ils sont tous sur le qui-vive en raison de l'ampleur de la campagne (médiatique) et pensent que le retour des pannes de courant n'est pas loin", affirme Ricardo Perez, un charpentier de 44 ans interrogé à La Havane.
La fin des subsides soviétiques -ainsi que le renforcement de l'embargo américain- avait entraîné dans les années 1990 de graves pénuries et pannes de courant sur l'île.
Mais le pays s'est trouvé depuis un nouvel allié, le Venezuela de Hugo Chavez qui lui fournit près de 100.000 barils de pétrole par jour. "Mais le Venezuela pourrait devenir un allié incertain en raison de ses propres difficultés économiques causées par la chute des prix du pétrole", estime un économiste cubain sous couvert de l'anonymat.
A Cuba, sont en partie responsables de la crise la hausse des importations de denrées alimentaires -l'île importe déjà 84% de ses besoins en la matière- en raison de trois ouragans destructeurs en 2008, et la chute des cours du nickel, principal produit d'exportation cubain, sur les marchés mondiaux.
La production agricole a également reculé de 7,3% au premier trimestre de cette année par rapport à la même période de 2008, selon des chiffres officiels.
Les autorités rapportent enfin un important déséquilibre commercial alors que les importations ont représenté 78% des échanges et les exportations 22% sur cette période.
La crise mondiale fait en outre peser la menace sur l'industrie du tourisme, une des principales sources de devises au pays. Même si le nombre de visiteurs a augmenté de 2% au premier trimestre (809.000 personnes), ceux-ci dépensent beaucoup moins, faisant chuter de 14% (509 M USD) les recettes dans ce secteur, selon des chiffres officiels.
Cette situation a entraîné sur cette île de 11,2 millions d'habitants une crise de liquidités qui, craignent des diplomates étrangers, risque de se transformer en crise de solvabilité.
(©AFP / 27 mai 2009 08h51)
Cuba: vaste campagne pour tenter de réduire les dépenses d'énergie
http://www.romandie.com/infos/news2/090527065124.bqeg6vni.asp
Cuba a commencé les opérations de changement de sexe
Cuba a commencé les opérations de changement de sexe
LA HAVANE - Cuba a commencé à pratiquer les opérations de changement de sexe après un premier et unique essai il y a vingt ans qui avait suscité la controverse sur cette île communiste, a annoncé la sexologue Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro.
"Nous avons commencé à pratiquer des chirurgies pour les femmes et les hommes en vue d'une réattribution sexuelle complète pour les personnes qui remplissent les critères de santé", a déclaré la directrice du Centre national d'éducation sexuelle (Cenesex) à la télévision nationale.
La première opération de changement de sexe à Cuba avait eu lieu en 1988 sur un homme - qui vit aujourd'hui en femme -, selon Mariela Castro qui milite contre l'homophobie.
Mais la controverse suscitée par cette affaire avait alors conduit à la suspension de ce genre de pratiques dans un pays connu pour son machisme et au sein d'un régime qui a longtemps réprimé l'homosexualité.
En juin 2008, le ministère de la Santé avait approuvé une résolution initiée par Cenesex pour autoriser les chirurgies de changement de sexe dont pourraient bénéficier 19 personnes transsexuelles sur les 28 que compte officiellement le pays.
Ces opérations, totalement gratuites dans le cadre du système de santé cubain, sont effectuées par une équipe médicale qui a reçu une formation auprès de spécialistes européens.
L'Eglise catholique cubaine, qui s'est rapprochée ces derniers temps des autorités, a déjà exprimé sa vive opposition à ces opérations, estimant que Cuba "avait touché le fond" en les autorisant.
(©AFP / 27 mai 2009 17h04)
Cuba a commencé les opérations de changement de sexe
http://www.romandie.com/infos/news2/090527150427.mlrkok3t.asp
26 mai 2009
Cuba n'échappe pas à la crise
Cuba n'échappe pas à la crise
Gerardo Arreola *
Le produit intérieur brut de Cuba, cette année, se situera «un peu au-dessus de 2 %» et non pas des 6 % prévus, a informé le vice-président du gouvernement et ministre de l'Economie, Marino Alberto Murillo. «La récession mondiale se répercute sur les secteurs d'exportation du pays et provoque une diminution des entrées liées au tourisme», a affirmé le fonctionnaire, citant le quotidien Juventud Rebelde.
Selon le Bureau national des statistiques (ONE), l'importation de biens, avant tout le pétrole et les aliments, a atteint l'année passée la somme de 14,24 milliards de dollars (une augmentation de 41 %). Par contre, les exportations ont atteint le chiffre de 3,67 milliards de dollars; parmi elles, le nickel a une place centrale. Le recul a été de 0,6 %. Le déficit de la balance commerciale s'élève à 10,57 milliards de dollars.
Ce déséquilibre n'a pas pu être compensé par les revenus des services qui comptent pour un montant de 8,6 milliards de dollars. Pour ce qui est des services, l'ONE n'a pas précisé les montants respectifs des importations et exportations. Mais il est connu que dans les revenus liés aux services, la place principale est occupée par la vente de services médicaux, puis par le tourisme. Selon des estimations officielles, les trois ouragans de l'année 2008 ont provoqué des dégâts estimés à 10 milliards de dollars. La production agricole, à cause de l'impact de ces ouragans, a chuté de 7,3 % au cours du dernier trimestre. En outre, plus d'un demi-million de maisons doivent être réparées.
La déclaration de Murillo confirme la tendance déclinante de l'économie cubaine au cours des trois dernières années, après la croissance de 2005 et 2006; croissance stimulée par l'augmentation des prix du nickel et la vente des services médicaux au Venezuela.
De façon générale, la crise économique mondiale a provoqué un recul de la demande des produits et des services, a mis en question des projets d'investissement, a durci les conditions de financement; ce sont des aspects qui touchent l'île en plus de l'embargo nord-américain. Le vice-président cubain, José Ramon Machado Ventura, a prévu des «difficultés» issues de la crise; mais il considère que «si un pays est préparé à affronter la crise c'est bien Cuba». Et cela n'aboutira pas à des licenciements massifs comme dans les pays capitalistes.
Eduardo Bencomo, président de Cimex, une des principales firmes étatiques cubaines, a reconnu qu'il y avait des retards dans le paiement de certains produits. Toutefois il a précisé: «Le pays va continuer à payer. Sans doute, quelques paiements vont prendre du retard.»
Cuba n'a pas connu un développement aussi faible depuis 2002 (1,2 %) selon la nouvelle série statistique du PIB à prix constants (inflation déduite) établie en 1997. Cette série inclut le calcul de la valeur des services qui sont subventionnés comme la santé, l'aide sociale, l'éducation, la culture et les sports. Selon l'ONE, ces services constituent environ 28 % du PIB. Sans eux, la croissance de l'économie réelle pourrait être encore inférieure. La presse indique que Murillo a présidé une réunion le vendredi 22 mai, réunion portant sur la réduction de la consommation électrique qui commencera en juin. Cuba a plus de capacités de production d'électricité que sa dépense en électricité; mais Cuba manque de pétrole pour faire marcher ses centrales thermiques et les groupes électrogènes mobiles. L'île produit quelque 75'000 barils de pétrole brut par jour et en importe presque 100'000 quotidiennement du Venezuela. De janvier à avril, la production électrique a nécessité la consommation supplémentaire, par rapport aux prévisions, de 2400 barils de brut par jour, selon un rapport officiel. En mai, il y a «des chiffres alarmants», a indiqué le quotidien officiel Granma, qui citait Murillo. (Traduction A l'encontre)
* Journaliste du quotidien mexicain La Jornada et du quotidien argentin Pagina / 12.
(26 mai 2009)
A l'encontre
http://www.alencontre.org/Cuba/CubaCriseEco05_09.html