(Pas le) Centre Ernesto Che Guevara

La vérite sur Cuba que le centre n'ose pas mettre sur son site internet.

21 octobre 2007

Cuba : un long dimanche électoral

Cuba : un long dimanche électoral

Les Cubains votent ce dimanche. C'est la première étape d'un cycle électoral qui s'achèvera par la désignation de leur président et pourrait mettre fin au suspens autour du maintien de Fidel Castro à la tête de l'Etat.
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Source:Belga - 20 oct 2007 10:25

Éloigné du pouvoir depuis le 31 juillet 2006 à la suite d'une opération intestinale, Fidel Castro, le vieux leader cubain, n'a, en principe, cédé la présidence à son frère Raul que de manière provisoire, même si les autorités n'ont depuis jamais garanti son retour aux affaires.

En vigueur depuis 1976, le système électoral dit du "pouvoir populaire", mis en place par le parti communiste cubain qui ne présente officiellement aucun candidat, prévoit d'abord l'élection au vote direct et à bulletin secret de près de 15.000 délégués aux 169 Assemblées municipales du pays. Plus de 8,3 millions d'électeurs, âgés de plus de 16 ans, sont appelés aux urnes à cette occasion.

Le scrutin, prévu sur deux tours les 21 et 28 octobre prochains, devrait être suivi en avril 2008 de la désignation des délégués des 14 Assemblées provinciales ainsi que des 600 députés du Parlement national. L'ensemble de ces élus nommera à son tour les trente et un membres du Conseil d'Etat, c'est-à-dire le gouvernement cubain, présidé depuis son instauration par Fidel Castro.

Selon les observateurs, Fidel Castro ne reviendra sans doute pas au pouvoir, se retranchant désormais dans un rôle de "gardien" de la révolution, tandis que son frère continuera d'impulser progressivement des changements économiques dans l'île.

Mais au-delà du cas de Fidel Castro, les Cubains attendent surtout du gouvernement qu'il améliore leurs conditions de vie en s'attaquant aux bas salaires, au manque de transport ou de logements…

http://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_126594

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Des étudiants vénézuéliens dénoncent la réforme constitutionnelle du président Hugo Chavez

Des étudiants vénézuéliens dénoncent la réforme constitutionnelle du président Hugo Chavez
LE MONDE | 19.10.07 | 15h22  •  Mis à jour le 19.10.07 | 15h22

Des étudiants vénézuéliens ont pris la tête de la mobilisation contre la réforme constitutionnelle proposée par le président Hugo Chavez. "La réforme ouvre la voie à une présidence à vie de Chavez et ne garantit plus l'alternance politique, affirme Alexis Cabrera, 21 ans, étudiant à l'université publique Simon-Bolivar, à Caracas. Les modifications proposées réduisent nos droits constitutionnels."

Lorsque Radio Caracas Television (RCTV) a été retirée des ondes hertziennes, fin mai, le mouvement étudiant a pris son essor et manifesté dans tout le pays. "Dans une université aussi peu politisée que la mienne, nous avons fait des assemblées de deux à trois mille personnes", raconte Gustavo Gandica, 23 ans, étudiant en économie à l'université privée Santa Maria, à Tachira.

"Alors que la jeunesse était plutôt apathique et absentéiste lors de la réélection de Chavez, le 3 décembre 2006, les récentes élections aux centres d'étudiants des universités publiques et privées ont enregistré un taux de participation supérieur à 80 %, souligne Alexis Cabrera. Les chavistes ont obtenu de 5 à 10 % des votes."

En vue de la rentrée, les centres d'étudiants de quarante-deux universités publiques et privées et huit instituts technologiques ont élu un "Parlement étudiant", constitué de 167 représentants des 300 000 étudiants du pays. Leur "commission internationale", dont font partie Alexis et Gustavo, a fait le voyage en France et en Espagne, pour tirer la sonnette d'alarme à propos de la réforme constitutionnelle.

"AGENTS DE LA CIA"

Mardi 16 octobre, le Congrès vénézuélien a entamé la dernière étape de l'approbation de la réforme, qui sera soumise à un référendum le 2 décembre. Outre les 33 articles de la Constitution que le chef de l'Etat entend changer, les députés "chavistes" proposent des modifications portant sur 25 autres articles. Cette surenchère a provoqué les protestations des trois principaux alliés de M. Chavez : les partis Podemos et Patrie pour tous (sociaux-démocrates), et le Parti communiste vénézuélien.

Les droits de la défense et la liberté de la presse seraient suspendus pendant l'état d'urgence, qui n'aurait plus de limite dans le temps. "Chavez pourrait invoquer l'état d'urgence pour suspendre des droits fondamentaux", estime l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch. Reporters sans frontières a également exprimé son inquiétude.

Les "chavistes" crient "No volveran" (ils ne reviendront pas) à l'adresse des opposants, à la manière du "No pasaran" des antifascistes espagnols. "J'ai 19 ans, je ne suis nullement responsable du passé, ni des erreurs de l'opposition", plaide Patricia Quiñones, élue du "Parlement étudiant", inscrite en administration à l'université publique d'Orient, dans l'île de Margarita. "Le gouvernement Chavez traite les étudiants d'agents de la CIA, alors que nous nous battons pour le pluralisme et la réconciliation nationale", ajoute-t-elle, exaspérée par la polarisation croissante.

A en croire le "Parlement étudiant", la réforme constitutionnelle entraîne une militarisation du pays et l'imposition d'un socialisme autoritaire, inspiré du modèle castriste.

Dimanche, au cours de son émission "Allô, président !", M. Chavez a déclaré que Cuba et le Venezuela ont "au fond un seul gouvernement".
Paulo A. Paranagua
Article paru dans l'édition du 20.10.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-968823,0.html?xtor=RSS-3210

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Fidel Castro se moque des élections américaines à la veille des municipales cubaines

Fidel Castro se moque des élections américaines à la veille des municipales cubaines

Il y a 11 heures

LA HAVANE - Le système électoral américain est corrompu par l'argent des entreprises, qui sert au "lavage de cerveau" des rares Américains qui votent encore, affirme Fidel Castro dans un petit texte accusateur publié samedi, à la veille des élections municipales à Cuba.

Les élections municipales cubaine, auxquelles se présentent environ 37.000 candidats pour 15.000 sièges, marquent le début d'un processus électoral complexe qui va se poursuivre jusqu'aux législatives du printemps. Ce système compliqué, avec des scrutins multiples, "est l'antithèse de celui en vigueur aux Etats-Unis", affirme le Lider Maximo dans un texte publié dans le journal du Parti communiste Granma.

"Là-bas, ce qui compte, c'est d'être riche ou de pouvoir compter sur beaucoup d'argent", écrit-il, ajoutant que cet argent est utilisé pour "un lavage de cerveau et la création de réflexes conditionnés".

"De moins en moins de citoyens se rendent aux urnes", ajoute-t-il, "il y a des fraudes, des coups bas, de la discrimination à l'encontre des minorités ethniques et même des violences".

A Cuba, les règles électorales interdisent de faire campagne et seuls une photo et une présentation écrite des candidats aident les électeurs à faire leur choix. Chaque citoyen de plus de 16 ans peut voter. Le vote n'est pas obligatoire, s'abstention signifie souvent attirer l'attention, dans un pays où les comités de défense de la révolution conservent des fichiers sur les habitants.

Des petits groupes de dissidents prévoient de boycotter le scrutin qu'ils jugent antidémocratique.

Le processus électoral en cours pourrait aboutir au remplacement de Fidel Castro, très malade depuis plus d'un an, par son frère Raul, qui assure l'intérim.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gdFufkVFlcWCsuw_3NPlhnmF9h-A

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Raul Rivero raconte ses conditions de détention

Raul Rivero raconte ses conditions de détention

J'avais droit à vingt-cinq minutes de téléphone par semaine, et Blanca Reyes, ma femme, me faisait des synthèses de ce qui se passait. Et, tous les trois mois, pendant les deux heures de visite auxquelles nous avions droit, elle m'informait aussi, me disait que telle personne avait écrit tel article. Tout cela m'aidait à garder ma sérénité mentale. Car la première année a été très dure en prison : j'étais dans une cellule d'isolement, dans des conditions humiliantes. Je passais quatre heures à écrire, et autant à lire : comme une journée de travail. C'est ce que je m'étais fixé. Mais parfois, vu les conditions difficiles, ce rythme était bouleversé. Par exemple, il n'y avait de l'eau que quinze minutes par jour. Il fallait alors vite remplir les bouteilles, se laver rapidement. On nous sortait aussi quarante-cinq minutes au soleil, menottés, dans une cellule de mêmes dimensions (6 m2) mais sans toit. L'insomnie aussi pouvait influer sur ce programme : il y avait dans la cellule des grenouilles qui me sautaient dessus au milieu de la nuit et me réveillaient en sursaut, des grillons qui s'installaient dans un coin et m'empêchaient de dormir.

Il faut se constituer une sorte de forteresse spirituelle pour s'en sortir. Ces nouvelles que me transmettait Blanca étaient très importantes. Savoir qu'un ami en Espagne avait écrit un article, que Gallimard avait publié un de mes livres (je mourais d'envie de voir la couverture ! C'est le genre de choses importantes pour un écrivain…). Savoir qu'il y avait des personnes que j'aime beaucoup, et qui ont été très impliquées, comme Zoé Valdés, et d'autres que j'admire sans les connaître. Je ne m'attendais pas à une telle réaction, de la même façon que le gouvernement cubain ne s'y attendait pas.

Aviez-vous accès à des livres, à des journaux ?

Ma femme pouvait m'apporter des livres, et j'avais aussi un petit poste de radio, qui transmettait les informations cubaines. Mais pas de télévision, et, seulement de façon sporadique, Granma (quotidien officiel du Parti communiste cubain, ndlr), rien de plus. Mais j'ai pu recevoir des livres de poésie, des romans, un dictionnaire de la langue espagnole, qui m'a aidé pour écrire mes poésies. La poésie a été un refuge ; j'ai même écrit un livre de poèmes en prison.

C'était plus compliqué pour sortir les textes de la prison. La police avait fixé un thème : ce ne devait être que des poèmes d'amour. Alors je les donnais à un officier de la police politique et les poèmes «approuvés» étaient transmis à mon épouse. Ce livre, qui est donc passé par les yeux attentifs de la police, va bientôt sortir en Espagne. Ceux qui n'étaient pas approuvés m'étaient rendus, et il y en avait d'autres que je ne soumettais pas à la lecture, parce qu'ils touchaient à d'autres thèmes : l'expérience en prison, les histoires de détenus, des petits événements. Par exemple, un jour, un papillon est passé devant la fenêtre grillagée de la cellule, et j'ai passé toute la journée à attendre qu'il repasse. Il n'est pas revenu, alors je l'ai imaginé et j'ai écrit un texte.

Dans une cellule d'isolement, la vie s'arrête, on reste seul avec ses souvenirs. ça a été une étape très sombre, j'avais une condamnation très lourde (vingt ans de prison, ndlr), j'avais déjà 57 ans au moment de mon arrestation, je ne savais pas quand j'allais sortir de là… parfois je me sentais étouffé, par l'éloignement de ma famille, de ma mère, très âgée, de mes filles.

extrait d'une ITV de Jean Baret pour Libération

http://blog.ouketi.com/2004/12/24/17/raul-rivero-raconte-ses-conditions-de-detention/

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