(Pas le) Centre Ernesto Che Guevara

La vérite sur Cuba que le centre n'ose pas mettre sur son site internet.

30 septembre 2007

Cuba prépare une nouvelle phase d'ouverture aux investissements étrangers

Cuba prépare une nouvelle phase d'ouverture aux investissements étrangers

30 sept. 07

LA HAVANE (AFP) — Cuba, prépare actuellement une nouvelle phase d'ouverture à des investissements étrangers, mais "sans commettre les erreurs du passé", a confirmé samedi à la presse la ministre de l'Investissement étranger, Marta Lomas.

Le 26 juillet, le président cubain intérimaire, Raul Castro - aux commandes du pays depuis l'accident de santé de son frère Fidel en juillet 2006 - avait déjà annoncé que des "changements structurels" dans l'économie cubaine étaient "à l'étude", dont des investissements étrangers.

Il avait à cette occasion indiqué que le pays envisageait un nouveau recours à des investissements étrangers tout en prévenant qu'il s'agissait de ne pas "répéter les erreurs du passé".

Ces erreurs, selon Mme Lomas, ont été de réaliser de "petits investissements", de n'avoir pas mieux sélectionner les associations, les propositions qui génèrent du capital-travail comme en demande le pays - et non de la technologie et du marché.

"Aujourd'hui, nous nous trouvons dans des conditions qui nous permettent d'augmenter l'investissement", a déclaré la ministre, se félicitant des bons résultats des entreprises du pays en 2006 et soulignant que "ce premier semestre (2007), avait été très bon".

"Nous étudions ce que nous pouvons faire avec de l'investissement", a-t-elle indiqué, "la ligne étant que soit réalisé ce qui fait défaut au pays, comme complément au développement".

Le ministère de l'Investissement étranger étudie avec le reste des organismes d'Etat les besoins avant de présenter des propositions aux entrepreneurs, début de 2008.

Pour l'heure, des associations sont recherchées dans le secteur du tourisme pour des investissements extra-hôteliers, a ajouté la ministre.

"Nous voulons développer aussi une partie de l'infrastructure hôtelière avec de l'investissement étranger: (pour) des parcours de golf, des parcs thématiques", a-t-elle précisé.

Raul Castro avait bien souligné que Cuba choisirait "des entrepreneurs sérieux" à l'étranger et "sur des bases juridiques bien définies qui préservent le rôle de l'Etat et la prédominance de la propriété socialiste".

"On ne doit pas s'attendre à des changements spectaculaires", avait toutefois prévenu le cadet de Fidel.

http://afp.google.com/article/ALeqM5hWI7y9o3PTJP4YXSvUvvoNVB9nCQ

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29 septembre 2007

Interpellation de dissidents à Cuba, dont l'économiste Martha Beatriz Roque

Interpellation de dissidents à Cuba, dont l'économiste Martha Beatriz Roque
Le 29 septembre 2007 - 06:05  |  Presse Canadienne

La police a brièvement interpellé au moins sept dissidents cubains, dont l'économiste Martha Beatriz Roque, qui étaient venus réclamer jeudi devant le ministère de la Justice la libération des prisonniers politiques, selon l'opposante.

Dans leur lettre de protestation, le petit groupe dénonçait le fait que ces détenus aient été frappés, torturés, privés de nourriture et d'hygiène.

Une vingtaine de personnes ont par ailleurs été empêchées de participer à la manifestation, précisent les organisations de défense des droits de l'homme. Ce genre de démonstration est rarissime dans la Cuba castriste. Selon Reporters sans Frontières (RSF), "environ 30 personnes ont été arrêtées", dont quatre journalistes indépendants.

Selon Mme Roque, un responsable du ministère est sorti pour lire une déclaration promettant que ces réclamations seraient entendues. Mais lorsque le petit groupe de manifestants n'est pas parti, des manifestants pro-gouvernementaux ont commencé à les couvrir d'injures, et la police a embarqué les opposants sans ménagements.

Selon Marcelo Lopez, de la Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale, 35 à 40 dissidents ont été arrêtés jeudi et relâchés le lendemain matin.

Martha Beatriz Roque a expliqué que de nombreux dissidents envisageaient de venir à La Havane pour cette manifestation, mais qu'ils en avaient été empêchés par la surveillance policière.

Depuis que Fidel Castro, malade, a cédé les commandes à son frère Raul en juillet 2006, le nombre de prisonniers politiques a diminué de 20 pour cent à Cuba, mais ils seraient toujours plus de 200, parmi lesquels 13 sont en liberté conditionnelle pour raisons médicales et peuvent être réarrêtés à tout moment.

Selon Martha Beatriz Roque, "les choses empirent". La dissident dit attendre que "les Cubains se réveillent", car "le changement doit venir de l'intérieur du pays, pas de l'extérieur. Mais le niveau de peur est terrible", ajoute-t-elle.

http://www.matin.qc.ca/articles/20070929060555/interpellation_dissidents_cuba_dont_leconomiste_martha_beatriz_roque.html

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Cuba libère 47 dissidents, selon une organisation

Cuba libère 47 dissidents, selon une organisation
AFP - Samedi 29 septembre, 08h03

LA HAVANE (AFP) - Le gouvernement cubain a libéré dans la nuit de jeudi à vendredi 47 personnes détenues pour avoir envisagé de participer à une manifestation appelée par un chef de la dissidence, a annoncé vendredi une organisation illégale de défense des droits de l'Homme.
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Ces opposants avaient été interpellés jeudi à Cuba. Parmi eux, Marta Beatriz Roque, figure de proue de l'opposition, remise en liberté peu après, avait-on appris de source dissidente.

L'opposante avait organisé un rassemblement devant le ministère de la Justice à la Havane pour réclamer une amélioration du sort des prisonniers politiques.

"Nous continuons à protester contre ces 40 détentions arbitraires", a déclaré à l'AFP Elizardo Sanchez, président de la Commission cubaine pour les droits de l'Homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, illégale mais tolérée).

http://fr.news.yahoo.com/afp/20070929/twl-cuba-politique-lead-2fbcb6e.html

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La censure sur internet

La censure sur internet

Internet s'est imposé comme un outil essentiel dans tous les «compartiments» de notre vie, autant dans le travail, que les loisirs ou que dans notre exercice de la démocratie. A cet outil, nous ne connaissons pas de limitation ou de censure. Ce n'est pas le cas dans tous les pays!

Cet article a pour but de faire un petit état des lieux des méthodes de censure et des pays qui la pratique. A défaut d'avoir un impact sur les pays en question, au moins, cela nous rappelle la « chance » que nous avons de vivre dans un espace de totale liberté numérique.

Quels sont les moyens d'exercer une censure sur internet ?

Les moyens sont multiples et varient du plus global au plus local :

- Filtrage des adresses IP
Quand on veut visiter un site, on envoi une requête à son fournisseur d'accès (FAI) qui lui-même fait une demande auprès de « serveurs racines » basés aux Etats-Unis (dont le rôle est d'associer à chaque site à une adresse IP).
La censure peut être réalisée par le fournisseur d'accès, qui vous refuse l'accès au site.
Elle peut se faire aussi au niveau du serveur racine, qui rejette l'adresse.

- Suppression du site dans l'index des moteurs de recherche
Il nous est impossible de connaître l'ensemble des adresses des sites que nous voulons visiter. D'où le rôle des moteurs de recherche, qui nous proposent des sites en fonction de critères de recherche. Les moteurs de recherche ont des index, qui recensent les sites.
La censure peut être réalisée par des versions locales des moteurs de recherche qui suppriment des sites de leur index.

- Modification des logiciels
Il nous paraîtrait impensable que notre traitement de texte se ferme automatiquement quand nous tapons le nom « sarkozy ». C'est pourtant à peu près ce qui se passe à Cuba, où la version locale commercialisée du traitement de texte se ferme automatique quand on tape le nom « Fidel », ainsi que d'autres mots jugés « subversifs ».

- Censure dans les blogs
Certains blogs n'acceptent pas les textes qui contiennent certains mots-clés jugés dangereux.

- Censure dans les messageries e-mail
Certaines messageries bloquent les messages qui contiennent certains mots-clés. Ces e-mails n'arrivent jamais au destinataire.

Quels sont les pays qui pratiquent la censure ?

Ils sont près de vingt-six pays à pratiquer différentes formes de censure selon le recensement d'OpenNet. Au premier rang desquels on cite toujours l'Empire du Milieu.

- La Chine, où les hébergeurs de blogs reçoivent des circulaires avec les sujets à ne pas aborder. Une police d'internet riche de 30 à 40 000 policiers sont chargés de contrôler les internautes chinois. Les hébergeurs chinois ainsi que Yahoo et Microsoft ont signé le 24 août 2007 un pacte « d'auto discipline » (des articles sur Agoravox ont relayé cette nouvelle).

- Le Vietnam, où la législation exige « des fournisseurs d'accès et des cybercafés qu'ils installent des logiciels de surveillance, qu'ils conservent les informations sur les utilisateurs et dénoncent ceux qui enfreignent la loi » * (les citations suivies d'un astérisque sont tirées d'un article du Monde intitulé La Censure sur internet : Etats contre cyberdissidents). En 2007 une vague de procès s'est abattue sur des cyberdissidents.

- La Tunisie, où les « fournisseurs d'accès doivent transmettre leurs listes d'abonnés aux autorités. Les exploitants de cybercafés sont considérés comme responsables de ce que regardent et utilisent leurs clients et doivent veiller à ce que les sites visités ne "troublent pas l'ordre public" ». *

- Cuba, où « certains mots-clés considérés comme potentiellement subversifs (comme "Fidel"), affichés sur un moteur de recherche, écrits sur un traitement de texte ou sur un message électronique déclenchent invariablement l'ouverture d'une fenêtre indiquant : "Ce programme fermera dans quelques secondes pour raisons liées à la sécurité de l'Etat" ». *

D'autres pays sont régulièrement cités, comme (par ordre alphabétique) l'Arabie saoudite, la Biélorussie, la Birmanie, la Corée du Nord, l'Egypte, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, le Turkménistan.
Le site http://opennet.net/ présente une carte interactive des pays incriminés.

Sans entrer dans des considérations philosophiques, il faut quand même souligner que la censure est un jugement de valeur. Ainsi, en France l'accès à des sites néonazis est censuré. Or, il ne nous viendrait pas à l'esprit (en tout cas pas à moi) de nous en plaindre, mais cela est pourtant de la « censure » selon la définition du Larousse : « examen qu'un gouvernement fait faire des livres, journaux, pièces de théâtre, etc., avant d'en permettre la publication ». Il existe donc une censure « utile », ou du moins avalisée par consensus.

Que pouvons-nous faire face à cette privation de liberté dans de nombreux pays ?

Il semble important d'inciter à la vigilance et de donner des pistes pour qu'internet s'étende comme un média de liberté. Il n'est pas pertinent de traiter ici des moyens qu'ont les internautes des pays cités plus haut pour dépasser la censure qu'ils subissent. Revenons plutôt à notre quotidien pour réfléchir à nos moyens d'actions.

- Être vigilant vis-à-vis du comportement d'entreprises complices
Certaines de ces censures ne seraient pas possibles sans la complicité d'entreprises occidentales. Je reprends un extrait de l'article de Yves Eudes « Aux Etats-Unis, pression accrue contre les entreprises complices » ** :

« Microsoft est accusé d'avoir fermé des blogs de dissidents sur ordre des autorités chinoises. Google et Yahoo ont créé des moteurs de recherche en chinois qui se plient aux exigences des organes de censure. Yahoo a livré à la justice chinoise des informations personnelles sur M. Shi Tao, un dissident qui avait publié anonymement des textes politiques sur un forum. M. Shi Tao a ainsi été identifié, arrêté et condamné à 10 ans de prison. »

Le site français d'Amnesty s'est fait aussi l'écho de cet emprisonnement et a lancé une campagne en juin 2007. Sur leur site ***, on peut lire un élément de la ligne de défense du Yahoo : « Yahoo indique que sa priorité est de se maintenir dans le pays, même si cela implique de respecter des lois nationales qui bafouent les droits humains. Yahoo estime que l'obligation de se conformer à des lois qui sont contraires à ses propres valeurs est compensée par le fait qu'une présence active en Chine contribue à la modernisation du pays ».

- Être vigilant vis-à-vis de nos sources d'informations
Le b.a.-ba du professionnel de l'information (qu'il soit journaliste ou professionnel de l'intelligence économique) est de varier ses sources d'information... et (ce qui est moins souvent dit) de les entretenir ! Si on n'entretient pas une source, quelle qu'elle soit, elle se tarit.

Cela pose la question de la viabilité du modèle de la gratuité des informations. En lisant des blogs bien renseignés, en lisant des médias citoyens comme Agoravox, en lisant les versions gratuites en lignes des quotidiens, on ne « rétribue » pas ceux qui ont fourni l'information. Bien sûr, il y a la publicité en ligne. Mais va-t-elle suffire pour maintenir ces outils ? On peut s'interroger, car (sans tirer de conclusion d'une démarche individuelle) personnellement, je n'ai jamais cliqué sur aucune publicité en ligne.

On peut se demander si on n'est pas en train de tuer la presse papier (qui se vend de moins en moins) au profit de l'information internet, qui ne pourra pas vivre longtemps sans des rentrées d'argent ! Si ce n'est pas les lecteurs qui rétribuent, ce sera forcément autre chose ...

L'information a de la valeur. Il faut la lui rendre.

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Sources :
* La Censure sur internet : Etats contre cyberdissidents, écrit par Sylvie Kaufmann. Article paru dans Le Monde du 29 août.

** Aux Etats-Unis, pression accrue contre les entreprises complices, écrit par Yves Eudes. Article paru dans Le Monde du 29 août.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28741

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Cuba, six journalistes détenus pendant 24 heures

Cuba, six journalistes détenus pendant 24 heures      
29/09/2007 04:26
Parmi la trentaine de personnes arrêtées et libérées de matin figurent six journalistes indépendants cubains .

L'organisation non gouvernementale basée à Paris Reporters sans frontières condamne la vague d'arrestations qui a frappé la dissidence, le 27 septembre 2007, jour où une manifestation pacifique en faveur des prisonniers politiques devait avoir lieu devant le siège du ministère de la Justice à La Havane.

Parmi la trentaine de personnes arrêtées et toujours détenues figurent six journalistes : Idania Yanes Contreras, indépendante, Roberto de Jesús Guerra Pérez, correspondant des sites Payolibre et Nueva Prensa Cubana et de la station Radio Martí, Alvaro Yero Felipe et Belinda Salas Tapanes, de la Agencia Libre Asociada (ALAS), Yoel Espinosa Medrano et Félix Reyes Gutiérrez, de l'agence indépendante Cubanacán Press. Les six journalistes ont été libérés vingt-quatre heures après leur arrestation.

"Bien que certains dissidents arrêtés aient été immédiatement relâchés, cette vague de répression rappelle pour une part le 'printemps noir' de mars 2003. Alors que le début de la guerre en Irak mobilisait l'opinion mondiale, le gouvernement avait à l'époque ordonné l'interpellation arbitraire de 90 dissidents, dont 75 sont toujours incarcérés parmi lesquels vingt journalistes. Le régime de La Havane essaie-t-il, cette fois, de rivaliser avec celui de Rangoon, où la répression militaire fait rage depuis quelques jours et retient l'attention de la communauté internationale ? En rappelant que 250 personnes croupissent dans les prisons cubaines pour des raisons politiques, les dissidents interpellés n'ont fait que rappeler une vérité criante", a déclaré Reporters sans frontières, qui se félicite néanmoins de savoir que les journalistes arrêtés ont rapidement recouvré la liberté.

Le 27 septembre 2007, dans le quartier du Vedado de La Havane, Marta Beatriz Roque, présidente de l'Assemblée pour la promotion de la société civile (l'un des groupes de la dissidence), accompagnée de six autres personnes, a tenté de remettre une lettre à la ministre de la Justice, Maria Esther Reus, relative au sort des prisonniers politiques de l'île. La leader dissidente a fait savoir que les protestataires resteraient devant le siège du ministère jusqu'à l'obtention d'une réponse. La Sécurité de l'État (police politique) a aussitôt arrêté Marta Beatriz Roque et les dissidents qui l'accompagnaient et les a fait monter de force dans un bus pour les reconduire à leur domicile. Laura Pollán Toledo, épouse d'Hector Maseda Gutiérrez, cofondateur de l'agence Grupo de Trabajo Decoro emprisonné depuis mars 2003, faisait partie des interpellés.

Les estimations sur le nombre de dissidents arrêtés sont très variables, allant d'une vingtaine à une trentaine. Selon l'Agence France-Presse, d'autres interpellations de personnes décidées à se joindre à la manifestation devant le ministère de la Justice ont eu lieu à La Havane et dans la province de Santa Clara (Centre), où est basée l'agence Cubanacán Press.

Roberto de Jesús Guerra Pérez, 29 ans, avait été arrêté, le 13 juillet 2005, dans des conditions similaires, peu avant une manifestation de la dissidence. Incarcéré pendant dix-neuf mois sans jugement, régulièrement passé à tabac par ses gardiens et hospitalisé à plusieurs reprises, il avait été condamné, le 27 février 2007 (cf. communiqué), à vingt-deux mois de prison pour "trouble à l'ordre public" et libéré le 9 mai dernier (cf. communiqué).

source:

Benoît Hervieu
Despacho Américas / Americas desk
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne 75002 Paris - France

http://www.cubantrip.com/pagenews/29/09/2007/421/cuba_six_journalistes_detenus_pendant_24_heures.php

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28 septembre 2007

Cuba, pas de trève pour les dissidents

Cuba, pas de trève pour les dissidents      
28/09/2007 06:42
La police cubaine a procédé à un nouveau coup de filet contre un vingtaine d'opposants.

Les 21 interpellations ont eu lieu dans plusieurs provinces, visant des opposants qui devaient se joindre à un rassemblement de protestation à la Havane. Martha Beatriz Roque, accompagnée de six autres opposants, a remis jeudi une lettre pour la ministre cubaine de la Justice Maria Esther Reus, déclarant qu'elle entendait manifester devant le ministère jusqu'à ce qu'elle reçoive une réponse. En soirée, elle a été emmenée de force par des policiers à bord d'un véhicule et reconduite chez elle.

Le sort des autres opposants qui l'accompagnaient, également embarqués à bord de véhicules de la police, et parmi lesquels deux "Dames en blanc", les épouses ou proches de prisonniers politiques n'était pas connu jeudi soir.

Selon la dissidence, 250 prisonniers politiques sont actuellement en détention à Cuba, un nombre en diminution depuis que Fidel Castro a cédé le pouvoir l'an dernier à son frère Raul après une grave opération intestinale.


Président de la Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, interdite), Elizardo Sanchez Santa Cruz, lui-même ancien prisonnier politique, a déjà à plusieurs reprises souligné "l'hypertrophie du système carcéral" cubain, passé de 14 prisons en 1958 à plus de 200 aujourd'hui.

Les affirmations de M.Sanchez n'ont jamais été publiquement démenties par le gouvernement cubain. L'unique visite de la Croix-rouge internationale dans les prisons cubaines remonte à 1988. Elle a donné lieu à un rapport qui a mécontenté les autorités et est resté "très confidentiel", selon M. Sanchez.

"La torture physique n'est pas la règle à Cuba", selon lui, mais "la torture psychologique est régulièrement pratiquée", sous forme d'isolement du prisonnier dans des cellules minuscules, surchauffées, mal aérées, sans eau courante, et accompagnée parfois de privation de sommeil pour l'obtention d'aveux.

De très nombreux témoignages ont permis d'établir que la torture a été pratiquée massivement à Cuba, et continue de l'être. Selon l'organisation CubaArchive.org, le castrisme aurait fait 9.240 victimes à Cuba.

María C. Werlau et le directeur de recherches de cette organisation, Armando Lago, économiste, estiment que jusqu'à 77.000 Cubains peuvent avoir perdu la vie en tentant de s'échapper de l'île.

María C. Werlau, qui a vécu au Chili pendant la dictature de Pinochet, a personnellement vu comment la conscience internationale des atrocités en matière de droits de l'homme a aidé le Chili à reconstituer sa démocratie. "Le régime de Castro a exécuté davantage de gens durant seulement ses trois premières années, que le régime de Pinochet a fait de tués ou "disparus" durant toutes ses 17 années de pouvoir" précise Werlau.

"Mais les victimes de Castro qui sont souvent plus nombreuses-- et qu'incluent non seulement des adversaires politiques mais aussi des familles complètes assassinées pour avoir essayé de s'enfuir -- sont encore inconnues, ignorées ou oubliées."

http://www.cubantrip.com/pagenews/28/09/2007/420/cuba_pas_de_treve_pour_les_dissidents.php

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26 septembre 2007

Le règne de Castro, "dictateur cruel, touche à sa fin", selon Bush

Le règne de Castro, "dictateur cruel, touche à sa fin", selon Bush
AFP - Mercredi 26 septembre, 07h14

NEW YORK (AFP) - Le président américain George W. Bush a déclaré mardi que le règne de Fidel Castro, "dictateur cruel", touchait à sa fin, provoquant la sortie indignée de la délégation cubaine à l'Assemblée générale de l'ONU à Cuba.

"A Cuba, le long règne d'un dictateur cruel touche à sa fin", a déclaré M. Bush sans nommer Fidel Castro, mais en faisant clairement référence à la dégradation de l'état de santé du président cubain, grand pourfendeur des Etats-Unis.

"Le peuple cubain est prêt pour la liberté, et alors que le pays entre dans une période de transition, les Nations unies doivent insister sur la liberté d'expression, de rassemblement et sur l'organisation à terme d'élections libres et ouvertes à tous", a-t-il dit dans un discours consacré aux libertés.

Comme il prononçait ces mots, la délégation cubaine conduite par le ministre des Affaires étrangères Felipe Perez Roque a quitté la salle en guise de protestation, début d'un échange de propos acrimonieux entre les deux gouvernements.

M. Bush "est un criminel qui n'a pas l'autorité morale ou la crédibilité pour juger un quelconque pays. Cuba condamne et rejette chacun des termes de sa scandaleuse diatribe", a déclaré le ministère cubain des Affaires étrangères dans un communiqué publié à La Havane.

Selon le gouvernement cubain, M. Bush est coupable, entre autres méfaits, d'avoir "autorisé que l'on torture les prisonniers à la base navale de Guantanamo", qui occupe une enclave à la pointe sud de l'île de Cuba et où sont détenus les prisonniers de la "guerre" américaine contre le terrorisme.

Cuba a aussi dénoncé l'existence à l'étranger de prisons secrètes dans lesquelles les Américains détiennent et interrogent les suspects de terrorisme.

Un haut responsable américain a répondu par le sarcasme. "J'ai dirigé notre section d'intérêts à La Havane et, au risque de paraître personnaliser les choses, je dirais que les Cubains savent donner les coups, mais ne savent pas les encaisser", a déclaré Mike Kozak, un directeur à la Maison Blanche pour les droits de l'Homme et la démocratie.

"Nous n'avons rien dit de particulièrement insultant", a-t-il déclaré.

Depuis la convalescence de Fidel Castro, bête noire des Etats-Unis éloignée du pouvoir il y a plus d'un an après une opération chirurgicale, son frère Raul, président par intérim, a proposé à plusieurs reprises un "dialogue" au gouvernement américain.

La Maison Blanche se prépare à un éventuel changement politique à Cuba, mais elle a écarté l'idée de tendre la main à Raul Castro, qui ne fait, selon elle, que prolonger la dictature en place.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20070926/twl-onu-diplomatie-usa-cuba-lead-36d2a39.html

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Quelle transition à Cuba ?

Quelle transition à Cuba ?
Pierre BEAUDET – 26 septembre 2007

Depuis le retrait de Fidel Castro des affaires courantes en juillet 2006, Cuba est entrée dans une nouvelle ère. Certes, le régime présentement mené par Raul Castro est solide. Également, l'économie connaît une embellie, notamment grâce aux nouveaux liens avec le Venezuela. Enfin, les changements en Amérique du Sud avec l'arrivée au pouvoir de gouvernements de gauche donnent une bouffée d'oxygène à un pays depuis si longtemps menacé par les États-Unis.

Tout semble donc, en apparence en tout cas, rouler sur des roulettes. Mais pour les Cubains et les Cubaines, la réalité quotidienne faite de pénuries et de blocages divers n'est pas facile. À long terme, il n'est pas évident que la majorité de la population, qui a connu durant l'essentiel de sa vie adulte cette « période spéciale » qui s'éternise depuis plus de 15 ans soit attachée au projet fidélista. À travers tout cela, se développent des débats intenses, mais discrets qui traversent les différentes sphères de la société.

Dans les rues de La Havane, même dans le quartier historique pourtant revampé depuis quelques années, il y a sur le visage des gens beaucoup de lassitude. Chaque jour, le commun des mortels doit combattre sans répit pour rejoindre les deux bouts. Le salaire mensuel, en moyenne 15 dollars par mois, ne suffit pas. Certes, le carnet de rationnement permet à tout le monde de ne pas souffrir (trop), mais il rend accessible (à des prix très bas) à peu près la moitié de ce qu'une famille consomme. Une blague qu'on entend souvent reflète le cynisme ambiant : « L'État fait semblant de nous payer et nous faisons semblant de travailler. » Aussi, ce qui se passe est une désertion croissante des employés de l'État, notamment les professionnels, vers de lucratives activités parallèles, principalement dans le tourisme.

La contradiction est que l'économie se porte mieux, surtout par rapport à l'effondrement que Cuba a vécu au moment de la disparition de l'Union soviétique. Le tourisme, l'extraction du nickel et, de plus en plus, l'exportation de services (20 000 enseignants et médecins cubains sont au Venezuela) expliquent un taux de croissance de 12,5 % en 2006. À cela il convient d'ajouter les transferts très importants en provenance des Cubains de l'étranger et les très généreux subsides (100 000 barils de pétrole par jour) du Venezuela de Hugo Chavès.

Mais il en faudrait davantage pour faire vivre 12 millions de Cubains. Le plus choquant pour une partie importante de la population, c'est le fait que les écarts se creusent entre une minorité qui s'en tire parce qu'elle a accès aux précieux dollars et les autres qui doivent se contenter de vivoter.

Le « modèle » chinois

Au sein de la direction cubaine, il y a un vif sentiment à l'effet qu'on doive amorcer des changements pour faire face aux défis immenses sur le plan social et économique. On sait qu'il faut préparer le choc gigantesque qui surviendra lors de la disparition de Fidel Castro. Ce dernier n'est pas seulement la figure emblématique de la révolution, mais encore celui qui a toujours su manœuvrer entre les écueils. Le fait que le Commandante ne soit plus, depuis sa maladie, aux commandes de l'État, est important mais pas encore fondamental, tant est grand son pouvoir d'influence.

« Personne, même pas Fidel n'est éternel », disent les Cubains. Quels sont ces choix qui s'offrent aux dirigeants actuels ? Ils apparaissent tous difficiles, la marge de manœuvre restant très étroite. Il y a d'abord ce qui semble se dégager de Raul Castro et qu'il faut deviner puisqu'il reste très discret sur ce que certains appellent le « modèle chinois ». Il s'agit en fait d'ouvrir de plus grands secteurs à l'entreprise privée, cubaine et internationale, tout en réservant au PCC la gouverne exclusive du pays et la lourde tâche de redistribuer, de manière centralisée, les profits de cette ouverture. Présentement, cette option est populaire au sein de l'armée, qui détient déjà plus de 30 % de l'économie à travers près de 800 entreprises dans pratiquement tous les secteurs. Ce scénario aurait évidemment pour effet de reproduire, voire de consolider des structures hyper centralisées et relativement efficaces.

Sauver le bébé et jeter l'eau du bain

L'autre option qui s'offre au débat est celle d'une lutte pour rénover l'expérience socialiste cubaine, notamment en élargissant les espaces de démocratie et de participation populaire. Cette perspective s'exprime par exemple par une certaine décentralisation en cours au bénéfice des instances municipales et locales. Les résultats de ces nouvelles pratiques commencent à se faire connaître, non seulement sur le plan de l'efficacité économique et de la diminution des obstacles bureaucratiques, mais aussi dans l'élaboration de mécanismes où les gens ont le pouvoir d'influer davantage les décisions qui les concernent.

Aurelio Alonso, un intellectuel bien connu à La Havane et présentement responsable de la célèbre revue La Casa de Las Americas, espère que ce débat puisse avancer plus vite et plus loin. Mais, en même temps, il nous rappelle que sauver le bébé (les acquis de la révolution) tout en jetant l'eau du bain (la bureaucratie) ne sera pas facile : « Nos problèmes, notamment le pouvoir très personnalisé, nous ont été imposés par le blocus implacable des États-Unis. Le régime a été obligé de réaliser des zigzags stratégiques pour garantir sa survie, de résister dans des conditions d'une austérité imposée à la population. » Le danger n'est pas léger au moment où les néoconservateurs états-uniens ont le dos au mur et agissent comme un gros ours blessé, plein de colère et de délire.

Après Fidel

Mais, estime Alonso, le modèle mis en place par Fidel Castro ne durera pas, du moins pas comme tel, après la disparition du Commandante. Et donc, il faudra bien changer : « Fidel estime que si la révolution ne peut être détruite de l'extérieur, elle peut se saborder elle-même. Et il indique la corruption comme étant au centre du mal pouvant provoquer cette destruction. Je pense qu'il a raison, mais qu'il n'a pas tout dit. Je me demande d'ailleurs si l'écroulement du système soviétique était, essentiellement, un effet de la corruption, même si la corruption était certainement présente. Je crois que le socialisme peut être agressé aussi bien par la corruption que par le bureaucratisme et le manque de démocratie. Et je ne parle pas là de systèmes électoralistes ni d'alternances dans l'exercice du pouvoir. Je parle de la démocratie, que nous n'avons pas été capables de créer sur Terre, bien que nous croyons tous savoir de quoi il s'agit. »

Le chercheur cubain reste malgré tout optimiste, car, affirme-t-il, « la société cubaine, socialiste, même si ce terme exprime surtout encore ce qu'elle aspire à être et non ce qu'elle est, dispose d'une intelligence, d'un "capital humain" comme c'est à la mode de le formuler, qui est exceptionnel et décisif pour les changements qui sont à l'ordre du jour sur le continent. Aussi pour penser l'avenir à partir d'une perspective politique, économique, sociologique et éthique. »
L'auteur est fondateur d'Alternatives. Il enseigne à l'Université d'Ottawa.

http://www.alternatives.ca/article3024.html

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25 septembre 2007

M6 enquête exclusive sur Cuba

M6 enquête exclusive sur Cuba      
25/09/2007 05:52

Le magazine « Enquête Exclusive » diffusé le dimanche 7 octobre sera consacré à Cuba avec comme titre Cuba, « paradis ou cauchemar ? ».

Le soleil des Caraïbes, les plages de sable fin, une architecture coloniale étonnante, Cuba est de plus en plus appréciée des touristes occidentaux. Mais derrière la carte postale qui fait le bonheur des vacanciers, se cache une réalité beaucoup plus difficile pour les Cubains. C'est ce que vous pourrez voir dimanche 7 octobre à 23h00 sur M6 dans le magazine « Enquête Exclusive ».

D'abord un état policier omniprésent sous la férule du plus ancien Président en fonction : Fidel Castro, lider maximo depuis 1959. Le parti unique a placé sous haute surveillance toute la population : écoutes téléphoniques, mouchards dans chaque quartier pour repérer les dissidents et surtout ceux qui font le projet de s'enfuir vers les Etats Unis.

Comment malgré tout certains parviennent à quitter au péril de leur vie la dictature Castriste ?

Ensuite, une économie en faillite. Logements en piteux état, rationnement alimentaire, transports d'un autre âge. Economie souterraine, marché noir, avec quels moyens les Cubains se débrouillent-ils pour vivre ? Les services de santé et les écoles sont-ils vraiment aussi développés que l'affirme la propagande du gouvernement ?

http://www.cubantrip.com/pagenews/25/09/2007/419/

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24 septembre 2007

Cuba : lancement d'une nouvelle agence de presse indépendante

Cuba : lancement d'une nouvelle agence de presse indépendante

L'Agence libre associée (Agencia Libre Asociada - ALAS), basée à la Havane, a été inaugurée, le 19 septembre 2006, en présence de Guillermo Fariñas Hernández, prix cyberlibertés 2007 de Reporters sans frontières. La rédaction, dirigée par Belinda Salas Tápanes, se compose de six jeunes journalistes et entend notamment se consacrer à la question des libertés publiques. Reporters

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=23734

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